Luis-Fernando Rizo-Salom (1971-2013)

[K]nock [O]ut (2010)

pour ensemble

  • Informations générales
    • Date de composition : 2010
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Inédit
    • Commande: État français, Ministère de la culture et de la communication
Effectif détaillé
  • flûte, clarinette, cor, trombone basse, accordéon, 2 violons, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • Date : 18 March 2010
    Lieu :

    Paris, auditorium Marcel Landowski


    Interprètes :

    l'Ensemble 2e2m, direction : Pierre Roullier.

Titres des parties

  1. [K]nock [O]ut
  2. Una mujer histérica en estado de trance
  3. Interlude 1
  4. Phase / Out of phase
  5. Interlude 2
  6. Simbiosis caótica

  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Note de programme

[K]nock [O]ut est une œuvre qui aurait pu s’intituler « Description d’un combat » comme le premier livre de Kafka. Un combat qui n'admet ni victoire ni défaite, et qui cependant ne peut s'apaiser ni prendre fin. Peu importe les raisons qui le motivent, le combat se dévoile sous des formes telles que la confrontation verbale, le débat, l'affrontement sportif, les disputes conjugales ou encore des expressions plus extrêmes comme la guerre. Cette confrontation, violente ou non, très courante entre les différentes cultures et civilisations et à l'intérieur même de chaque culture, est aussi présente à l'intérieur de chaque être, car elle est au cœur de la problématique de l'identité. Le combat porte une énergie brute que j'ai voulu explorer en opposant différentes situations sonores. Ces différences sont traduites en musique par l'opposition de registres, par des polyrythmies entre les différents groupes d'instruments, par des oppositions de caractère musical parfois hystérique, parfois animal, parfois bipolaire ; un parcours sonore qui se développe à travers l'œuvre dans un rapport théâtral, en utilisant des combinaisons étranges, des modes de jeu instrumentaux, souvent en distorsion.

Dans [K]nock [O]ut, deux forces sont représentées par deux ensembles instrumentaux différents, séparés spatialement à gauche et à droite de la scène : le premier est composé exclusivement d'instruments à cordes en opposition au deuxième ensemble composé uniquement d'instruments à vent, y compris l'accordéon.

L'œuvre est divisée en six sections enchaînées sans pause :

  1. [K]nock [O]ut
  2. Una mujer histérica en estado de trance
  3. Interlude 1
  4. Phase / Out of phase
  5. Interlude 2
  6. Simbiosis caótica

Dans le titre de l'œuvre, [K]nock [O]ut, les lettres initiales ont été mises entre parenthèses ; on peut y entendre aussi le mot "chaos" car Knock Out débouche sur un conflit intérieur propre à chacune des forces qui s'affrontent : l'état chaotique et d'incertitude du vaincu, où la notion de réalité est effacée après un coup violent, et l'état de joie contradictoire du vainqueur qui réussit à dominer par la force, et non pas par la raison. L'identité se révèle ainsi dans la confrontation avec l'autre, qui crée finalement une dépendance, une symbiose nécessaire de survie.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Luis Rizo-Salom.