Alberto Posadas (1967)

Glossopoeia (2009)

musique pour une chorégraphie de Richard Siegal, pour quatre instrumentistes, trois danseuses et électronique

œuvre électronique, Ircam
œuvre scénique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2009
    • Vidéo, installation (détail, auteur) : Artefactory Lab : création d'images
    • Durée : 1 h
    • Éditeur : Editions Musicales Européennes, Paris
    • Commande: Ircam–Centre Pompidou, Kairos Music et Operadhoy-Madrid, avec le soutien de Fonds Musique de Scène-SACD .
Effectif détaillé
  • soliste : 3 danseuses
  • clarinette, percussionniste, alto, violoncelle

Information sur la création

  • Date : 18 December 2009
    Lieu :

    Paris, Centre Pompidou


    Interprètes :

    Alexandra Bertaut : costumes, Gilles Gentner : lumière, Artefactory Lab : création d’images, Raphaëlle Delaunay, Julie Guibert et Asha Thomas : danseuses, solistes de l’Ensemble intercontemporain : Alain Billard : clarinette basse, Odile Auboin : alto, Éric-Maria Couturier : violoncelle, Samuel Favre : percussion.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Lorenzo Bianchi
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié, dispositif multimédia (vidéo, lumière)

Observations

Véronique Brindeau, « La fabrique d’un langage », entretien avec Alberto Posadas dans Accent, le Webmag de l'Ensemble intercontemporain (lien vérifié en février 2013).


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  4. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  5. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Note de programme

Glossopoeia, signifiant fabrique d’un langage, s’intéresse à cette notion et à des idées s’y rapportant en transposant en sons et en gestes des procédés formels du domaine de la linguistique. Une grammaire générative, appelée système de Lindenmayer, est employée pour la partie musique (ainsi que pour constituer le vocabulaire de la danse) et un système stochastique et dialogique, appelé If/Then, est utilisé pour la danse.

Une technologie interactive développée par l’Ircam sert d’intermédiaire aux réflexions parallèles de Richard Siegal et d’Alberto Posadas et fait interagir le flux de connaissances entre les deux disciplines.

Une série de questions a découlé de la rencontre de ces méthodes particulières d’écritures musicales et chorégraphiques et de cette technologie spécifique :

  • Comment et quand fait-on du monde un langage ? Cela arrive-t-il dans un moment d’inspiration divine ? Et si le langage est métaphore, n’est-ce pas une ironie divine de reconstituer artistiquement le monde pour représenter métaphoriquement le langage ?
  • Une illustration peut-elle être créée à partir d’idées insufflées par des disciplines non artistiques ?
  • Est-il possible de créer une structure artistique organique à partir d’un système génératif prédéterminé ?
  • Quelles sont les implications de la (dis)connexion entre procédés et disciplines ?
  • À quoi ressemble de la danse prédéterminée et non-linéaire ? Est-elle propice à l’intégration de l’analyse informatique dumouvement ? Une fois combinée avec la musique et la vidéo, cette intermédialité peut-elle donner de nouveaux résultats ?
  • Qu’émerge-t-il quand les relations de cause à effet entre les différentes actions sont perceptibles tout en demeurant énigmatiques ?
  • La technologie crée-t-elle un système de communication entre les pratiques artistiques ou brouille-t-elle leurs définitions ?
  • Où sont les limites entre autonomie, forme en mouvement et représentation ?

Richard Siegal tient à remercier les danseurs Éric Burtschy et Camille Revol pour leur aide précieuse au moment de l’élaboration du projet.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  4. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  5. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Alberto Posadas et Richard Siegal.