Henry Fourès (1948)

L’espace des songes (2007)

pour orchestre, un ensemble de musique traditionnelle et sons enregistrés sur support

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 30 mn
    • Éditeur : Symétrie
Effectif détaillé
  • soliste : 1 voix soliste non spécifiée [chanteur traditionnel improvisateur]
  • 2 flûtes, 1 hautbois, 1 cor anglais, 1 clarinette, 1 clarinette basse, 1 saxophone baryton [ou tuba en mib] , 2 cors, 2 trompettes, 1 trombone, 2 percussionnistes, 4 violons, 2 violons II, 2 altos, 1 violoncelle, 1 contrebasse

Information sur la création

  • Date : 2008

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : sons fixés sur support

Observations

Nomenclature : avec ensemble d'instruments traditionnels non précisés.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  7. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  8. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Note de programme

Trois madrigaux

Initialement commandée par l’assemblée territoriale de l’Ile de la Réunion, cette pièce en trois mouvements, intégrait à l’écriture d’orchestre dans sa première version un groupe de musique traditionnelle Maloya. Dans la deuxième version, cette idée fondatrice est restée, qui amène à situer dans l’orchestre un chanteur ou une chanteuse dépositaire d’une culture traditionnelle du chant improvisé.

C’est lui ou elle qui traduit cet espace des songes dans la relation qu’il entretiendra avec le champ de l’écrit dont il peut, sans jamais être perçu comme un soliste, être un commentateur.
Structuré en trois mouvements, cette pièce fait intervenir des éléments enregistrés qui les relient, conçus comme des paysages acoustiques imaginaires où pourtant l’on perçoit ce qui appartient au monde figuratif de la nature – grillons de nuit, oiseaux, orages légèrement transformés et « accordés », mais aussi rumeurs des hommes – mixés ensemble, alors qu’ils ont été recueillis sur des aires géographiques, des pays, des continents différents.
Ces paysages participent de cet espace des songes qu’ils colorent et habitent avec l’orchestre et la voix.
Chaque mouvement, un madrigal, traite selon la nature même de cette forme musicale, d’un matériau contrapuntique différent où chaque espace acoustique : écrit, improvisé, fixé sur support par l’enregistrement, a sa part.

Henry Fourès


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  7. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  8. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16.