Sir Harrison Birtwistle (1934)

Cortege (2007)

a ceremony, pour quatorze musiciens

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Universal Edition
    • Commande: Southbank Centre pour la réouverture du Royal Festival Hall, 11 juin 2007.
Effectif détaillé
  • flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, trompette basse, grosse-caisse, piano, violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • Date : 11 June 2007
    Lieu :

    Royaume-Uni, Londres, Royal Festival Hall


    Interprètes :

    le London Sinfonietta.

Observations

Écouter l'enregistrement du concert Agora du 18 juin 2011 au Centre Georges Pompidou : https://medias.ircam.fr/x244d21


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  5. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  6. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Note de programme

Harrison Birtwistle use dans sa musique de gestes dramaturgiques et scéniques – même dans des domaines qui ne relèvent pas du théâtre musical. Loin de vouloir suggérer quelque personnage ou illustrer quelque action, il veut ainsi mettre en avant le caractère semi-théâtral du concert et de l’interprétation musicale. C’est certainement le cas dans Cortege, nouvelle version de Ritual Fragment qui, sous-titrée « cérémonie pour 14 musiciens à la mémoire de Michael Vyner » est un hommage à cet ancien directeur artistique du London Sinfonietta, créateur de l’œuvre. Dans Cortege, il y a d’une part l’ensemble, qui joue son rôle disposé en demi-cercle et, d’autre part, les différents solistes qui tour à tour sortent du cercle, s’avancent vers le centre pour jouer leur solo, et retournent ensuite, le solo terminé, reprendre leur place dans le rang. De tous ces mouvements prédéterminés naît une performance musicale saisissante, une cérémonie rituelle qui unit l’individu et le collectif, l’ensemble ne semblant jamais accompagner le soliste, mais bien plutôt l’enlacer de ses gestes et de ses mouvements.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  5. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  6. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

source : musikFabrik