Peter Ablinger (1959)

Voices and piano (1998)

pour piano et Cd
[voix et piano]

  • Informations générales
    • Date de composition : 1998
    • Durée : 2 h 05 mn
    • Éditeur : Zeitvertrieb, sauf la pièce Mao Tse-Tung, téléchargeable sur le site du compositeur.
Effectif détaillé
  • 1 piano

Information sur la création

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : sons fixés sur support (sons fixés, montés par le compositeur)

Observations

Assistance informatique : Thomas Musil

Titres des parties

"Work in progress", jusqu'ici 30 pièces, avec les voix de Guillaume Apollinaire, Carmen Baliero, Bonnie Barnett, Jorge Luis Borges, Bertolt Brecht, Rolf Dieter Brinkmann, Angela Davis, Heimito von Doderer, Marcel Duchamp, Hans Eisler, Morton Feldman, Alberto Giacometti, Mila Haugová, Martin Heidegger, Billie Holiday, Mao Tse-tung, Agnes Martin, Humberto Maturana, Agnes Gonxha Bojaxiu (Mother Theresa), Pier Paolo Pasolini, Ezra Pound, Ilya Prigogine, Jean-Paul Sartre, Arnold Schoenberg, Libgart Schwarz, Hanna Schygulla, Gertrude Stein, Valentina Tereshkova, Lech Walesa, Orson Welles.

Documentation sur le site du compositeur http://ablinger.mur.at/ (lien vérifié en juillet 2009).

Note de programme

Voices and Piano, destiné originellement à Nicolas Hodges, est un vaste cycle de pièces, chacune composée pour une voix unique enregistrée, pour l’essentiel des voix de célébrités, et piano. Le cycle est encore en cours, et devrait au final inclure environ 80 pièces/voix (environ 4 heures de musique). L’œuvre doit toujours être interprétée sous forme d’une sélection parmi le tout. J’aime aujourd’hui composer des œuvres dont le tout ne doit jamais être présenté d’un coup. Le tout doit rester le tout, et ce que nous en entendons ne doit en être qu’une partie.

J’aime considérer Voices and Piano comme mon recueil de chansons, même si personne n’y chante : les voix sont toutes des affirmations parlées, extraites de discours, d’interviews ou de lectures. Et le piano n’a pas réellement un rôle d’accompagnateur de ces voix : la relation entre les deux est plus de l’ordre de la compétition ou de la comparaison. Le parler et la musique sont comparés. On peut aussi dire : la réalité et la perception. La réalité/discours est continue, la perception/musique est une grille qui tente de l’approximer. Dans les faits, la partie de piano est une dissection temporelle et spectrale de chaque voix, et s’apparente davantage à une photographie quadrillée. Le piano est une analyse de la voix.

La musique analyse la réalité.

 

Peter Ablinger, note de programme du concert du 5 septembre 2020 dans la Grande salle du Centre Pompidou.