Denis Cohen (1952)

Rivage (2007)

pour piano et orchestre

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 20 mn
    • Éditeur : Nodus
    • Commande: Orchestre d'Ile-de-France
Effectif détaillé
  • soliste : 1 piano
  • 2 flûtes (aussi 1 flûte piccolo), 2 hautbois (aussi 1 cor anglais), 2 clarinettes (aussi 1 clarinette en mib), 1 clarinette basse, 2 bassons, 2 cors, 2 trompettes, 2 trombones, 3 percussionnistes, 10 violons, 8 violons II, 8 altos, 6 violoncelles, 4 contrebasses

Information sur la création

  • Date : 25 May 2008
    Lieu :

    Créteil, Maison des arts et de la culture


    Interprètes :

    Jay Gottlieb : piano et l'Orchestre d'Ile-de-France.

Note de programme

Rivage est le nom générique d'un bord, de ce qui sépare deux univers. En ces termes réside la trace de la forme concerto dans cette pièce. Rivage désigne un lieu de promenade, ou bien un lieu où l'on accoste, éventuellement où l'on échoue.

La forme concertante se décline, dans les œuvres de répertoire, selon deux protocoles, d'une part l'opposition ou la fusion (entre piano et orchestre), d'autre part l'indépendance et la virtuosité. C'est sans doute plutôt ce versant qui est présent dans la pièce. On pourrait y ajouter la forme temporelle, qui a une histoire à la fois gelée par les conventions et variée dans ses propositions singulières, effleurées ici parfois en hommage à certains compositeurs instrumentistes, inventeurs de tournure pianistiques.

Les 4 concertos qui dans ma production précèdent Rivage (Flexus, Plexus, Nexus, Waves, dont les parties virtuoses sont incarnées respectivement par la flûte, le hautbois, la clarinette, et l'alto) font appel à des formations plus restreintes. Rivage traite donc un ensemble plus large, susceptible de nombreuses divisions et actions.

Le piano, s'il ne commence pas exactement comme leader, incarne pourtant les configurations de chaque nouvelle partie, au nombre de 4, subdivisées en 4, 3, 3, 2 sections. Cette division, réglée par des tempi récurrents, également au nombre de 4 (hommage lointain aux mouvements traditionnellement contrastés) organise un épuisement partiellement programmé d'un matériau qui souhaite adopter une enveloppe purement gestuelle, avant de conclure, dans ce cas d'accoster au bord de sa fin.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Denis Cohen