Denis Cohen (1952)

Eleistà (2001)

pour 6 violoncelles et électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2001
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Nodus
    • Cycle : cycle avec Ombre 1, Nodus 1, et Nodus 2
Effectif détaillé
  • 6 violoncelles

Information sur la création

  • Date : 1 July 2002
    Lieu :

    États-Unis, Los Angeles


    Interprètes :

    l'Orchestre philharmonique de Los Angeles dirigé par Esa-Pekka Salonen.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Le geste initial (note répétée à différentes vitesses et jouée avec un seul archet avec des dynamiques différentes) est à la fois une figure acoustique et une figure d’engendrement. Les sept sections divisées en quatre sous-sections en sont l’expression projetée dans le temps.

La continuité formelle de la pièce rend plus ou moins perceptible cette figure ostinato renouvelée, notamment par l’utilisation sélective de la réverbération.

Deux interpolations interrompent ce processus, présenté par une sorte de violoncelle unique, polyphonique, susceptible de se diviser en deux, trois, quatre, cinq ou six voix, la toute fin n’étant autre chose que l’épuisement par entropie dirigée des possibles d’un geste unique.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  4. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  5. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  6. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  7. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  8. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  9. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  10. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Denis Cohen