Philippe Schœller (1957)

Prelude/postlude Sternklang (2007)

pour violoncelle solo

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 08 mn
    • Éditeur : Inédit
Effectif détaillé
  • violoncelle

Information sur la création

  • Date : December 2007
    Lieu :

    Espagne, Madrid


    Interprètes :

    Eric-Maria Couturier.

Note de programme

Sternklang.
Etoile sonore.

Par-delà la note.

Vent scintillant où le violoncelle parle plusieurs  langues, dessine plusieurs personnages, très vite, dans la brisure et le contraste de la  miniature.
L'air et le feu plus que la terre et l'eau. Rapide Arlequin.

Vite notre œil sonore vise et tisse des fils entre ces soleils brûlants lointains et précis.
Le musicien qui joue en solo détient ce privilège, contrairement à l'inertie du groupe, de l'ensemble, de l'orchestre : privilège de la vitesse instantanée, fulgurante et ayant à chaque milliseconde la totale conduite du miracle, surprise de l'instant: l'énigme de la liberté et de l'incertitude.

Alors, aussi, le royaume de solitude, logique stellaire  de sa folie,
Trônant seul dans son chateau, unique, comme une île.
Une île de lumière.

Une étoile dans la jungle de milliards d'étoiles.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Philippe Schœller.