Alberto Posadas (1967)

Cuatro escenas negras (2009)

pour ensemble, vidéo et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2009
    • Vidéo, installation (détail, auteur) : vidéo de Carlos Franklin d’après Francisco de Goya
    • Durée : 40 mn about
    • Éditeur : Editions Musicales Européennes
    • Commande: Ircam-Centre Pompidou
    • Dédicace : à Peter Oswald
Effectif détaillé
  • flûte piccolo (aussi flûte alto), hautbois (aussi cor anglais), 2 clarinette (aussi 1 clarinette basse), saxophone soprano, saxophone ténor, saxophone baryton, cor, trombone, percussionniste, accordéon, violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • 19 June 2009, Paris, Ircam, festival Agora, par l'Itinéraire, direction : Mark Foster.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Olivier Pasquet
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié, dispositif multimédia (vidéo, lumière)

Note de programme

Un univers flou, déchirant et fantasmagorique imprègne les Peintures noires de Francisco de Goya (1746-1828). Leur magnétisme captive de manière étouffante. Leur force débordante, leurs violents contrastes, leur expression abrupte de la limite, ainsi que leur extrême irréalisme nous immergent dans un monde allusif et énigmatique.

Voici le point de départ de Cuatro escenas negras (Quatre scènes noires) : musique et image s’imbriquent avec les tableaux afin d’arriver conjointement à de nouveaux espaces. Diverses caractéristiques, que l’on peut lier aux Peintures noires choisies pour ce projet, parcourent la musique, articulent son développement temporel et alimentent la dramaturgie de l’œuvre : les va-et-vient entre la figuration et l’abstraction, entre la disproportion et le vide, dans une palette complexe de tons sombres et de contrastes lumineux constituent la vidéo et complète la composition musicale.

Le flottement, la suspension et le flou règnent dans les scènes d’Atropos (ou les parques). L’horreur, la laideur et la frénésie définissent Saturne dévorant l’un de ses enfants. L’incertitude, la désolation et l’immobilité caractérisent Le chien. La lutte, la destruction et la violence sont figurées dans Deux hommes luttant. Ces quatre scènes sont encadrées par un prélude et un postlude, et entrelacées par trois interludes.

Cuatro escenas negras
, quarante minutes de musique et de vidéo, tissées dans l’hermétisme énigmatique et l’onirisme des Peintures noires.

Alberto Posadas et Carlos Franklin, note de programme de la création, Agora 2009.