Marco Stroppa (1959)

hist whist (2009)

pour violon et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2009
    • Durée : 18 mn
    • Éditeur : Ricordi, Milan, nº 140292
    • Commande: Printemps des Arts de Monte-Carlo
    • Dédicace : à Hae-Sun Kang
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Violon]
Effectif détaillé
  • violon

Information sur la création

  • Date : 12 April 2009
    Lieu :

    Principauté de Monaco, Monte-Carlo, festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo


    Interprètes :

    Hae-Sun Kang, violon.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Arshia Cont
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Observations

Voir le film documentaire Images d'un œuvrehttp://medias.ircam.fr/xcb37e7_images-dune-uvre-n-7-l-electronique 

Écouter un extrait, https://medias.ircam.fr/xd4c485_hist-whist-marco-stroppa


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  4. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  5. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

Note de programme

Cinquième œuvre du cycle pour instrument soliste et électronique de chambre inspiré par des poèmes de E.E. Cummings, le titre hist whist est extrait de Tulips and Chimneys, son premier recueil publié en 1923.

Ce poème (dont le titre, purement acoustique, pourrait se traduire par « pst pst ») évoque un monde sautillant de petits esprits, fées et follets, grenouilles et souris, jouant à cache-cache sur la pointe des pieds avec une vieille sorcière, un poireau sur le nez et connaissant le diable. La force acoustique, les choix typographiques et la dynamique engendrés par les vingt-neuf lignes qui composent ce poème possèdent un brio et une virtuosité d'écriture fort impressionnants chez un jeune poète de vingt-huit ans, et impossibles à traduire.

C'est ce brio qui me semble représenter le caractère principal du violon, l'instrument de Giuseppe Tartini, pour lequel il écrit un « trille du diable » !

Du point de vue technologique, comme toutes les œuvres pour électronique de chambre, hist whist interroge l'espace scénique d'une façon singulière et adaptée aux caractéristiques de l'instrument. Ici, point de sons autour du public, voire de la scène, mais une colonne de quatre haut-parleurs placée au milieu, en guise de « totem acoustique » autour duquel s'enroule toute la matière sonore, des sons électroniques à l'amplification et au traitement du violon.

Cette œuvre utilise le travail réalisé par Arshia Cont (représenté par l'environnement informatique Antescofo) et commencé lors de la composition de ... of silence, pour saxophone et électronique de chambre (2007). Ce travail recherche une véritable interaction musicale entre un instrument soliste et d'autres présences sonores autonomes, nouant avec cet instrument une relation de musique de chambre.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  4. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  5. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

Marco Stroppa