Luis-Fernando Rizo-Salom (1971-2013)

Trois manifestes (2009)

pour ensemble et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2009
    • Durée : 27 mn
    • Éditeur : Inédit
    • Commande: Ircam-Centre Pompidou et Radio France
Effectif détaillé
  • 2 flûtes (aussi 1 flûte piccolo), 2 hautbois, 2 clarinettes (aussi 1 clarinette en mib, 1 clarinette basse), 2 bassons (aussi 1 contrebasson), 2 cors, 2 trompettes [en ut] , trombone, trombone basse, tuba, 3 percussionnistes, harpe, piano (aussi célesta), 3 violons, 2 altos, 2 violoncelles, 2 contrebasses

Information sur la création

  • Date : 9 June 2009
    Lieu :

    Paris, Cité de la musique, festival Agora


    Interprètes :

    l'Ensemble intercontemporain, direction : Susanna Mälkki.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Robin Meier
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Fasciné par la confrontation, j’ai conçu une mise en scène fondée sur trois groupes instrumentaux disposés sur trois scènes différentes et défendant chacun ce qu’on pourrait appeler un « manifeste sonore ». Vous êtes invités à prendre parti ou tout simplement à être spectateurs. Conditionnée par la disposition des instruments dans la salle de concert, la forme de l’œuvre explore l’opposition extrême et l’exaltation dramatique entre les groupes, en passant de la gauche à la droite ou du centre vers l’extérieur, de l’agressivité à la douceur ou du son électronique au son acoustique.

Ces groupes sont reliés entre eux électroniquement par un système de petits haut-parleurs placés sous les fauteuils du public, ainsi que par l’exploration de différentes solutions purement instrumentales. Le son est ainsi ramené à proximité du public pour créer, entre autres, la sensation de flotter, comme si l’auditeur était suspendu sur la matière ou en apesanteur sur le son, l’énergie et les gestes instrumentaux des trois ensembles étant versés vers le public en cascades sonores.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

Luis Fernando Rizo-Salom, note de programme de la création.