Frédéric Pattar (1969)

Exil (2000)

pour violoncelle et dispositif électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2000
    • Durée : 08 mn
    • Éditeur : Inédit
Effectif détaillé
  • 1 violoncelle

Information sur la création

  • Date : 16 March 2000
    Lieu :

    France, Lyon, musée d’art contemporain, festival Musiques en scène


    Interprètes :

    Benjamin Carat.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Mon intention réside dans l'opposition de deux aspects du violoncelle : entre instrument « réel » — porteur d'une histoire —, et son « double intérieur », disséminé dans l'espace de la salle. C'est sur ce deuxième aspect que le dispositif sera appliqué. Une étendue de sonorités infimes et propres au violoncelle seront captées, amplifiées, puis projetées sur l'ensemble des hauts-parleurs après de légères transformations en temps réel.

Avant de commencer une œuvre, un principe poétique m'apparaît nécessaire afin de canaliser mes idées ; ici, il s'agit de « l'attente », en référence à l'Erwartung de Arnold Schoenberg, mais également à plusieurs œuvres littéraires, notamment L'ardente patience de R. Munier sur Rimbaud.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Frédéric Pattar