Sebastian Rivas (1975)

Breath (2006)

musique pour ballet, électronique et traitements en temps réel

œuvre électronique, Ircam
œuvre scénique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2006
    • Vidéo, installation (détail, auteur) : chorégraphie d’Amandine Bajou
    • Durée : 13 mn
    • Éditeur : Inédit

Information sur la création

  • Date : 24 June 2006
    Lieu :

    France, Marly-le–Roi, parc de l’INJEP, Festival « Park in Progress »


Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
Dispositif électronique : sons fixés sur support

Note de programme

BREATH (from dust to dust…) est un projet de création multimédia associant danse, vidéo et électronique live. Des mouvements poétiques au corps écartelé, le parcours de cette chorégraphie musicale invite à découvrir une danse de proximité où le spectateur pourra saisir de très près les flux de la respiration et les mouvements parfois saccadés et violents d’un corps seul, résistant à l’épreuve de son amplification.

La composition musicale électronique contribuera à capter, transformer le son et les résonances du corps en mouvement pour un résultat live expérimental et envoûtant. Les traitements programmés par le compositeur Sebastian Rivas sont proches d’une esthétique expressionniste, faisant jouer tantôt l’intimité des exhalations tantôt la saturation et la répétition frénétique de matériaux résiduels (clicks, bruits blancs et sons électriques). La place du geste et du corps dans la musique, le dialogue avec d’autres disciplines et les rapports entre structure et liberté sont au centre de la démarche artistique de Sebastian Rivas. Ces nouveaux projets sont donc conçus en association avec des danseurs, en captant et retraitant en temps réel les sons produits par les mouvements dansés, afin de créer un réseau sonore et visuel interactif entièrement alimenté et contrôlé par le geste et le son concrets des danseurs.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué.