Sebastian Rivas (1975)

Orbis Tertius (2008)

pour quatuor à cordes et dispositif électroacoustique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2008
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Inédit
    • Commande: Cirm
    • Dédicace : à Ivan Fedele
Effectif détaillé
  • violon, violon II, alto, violoncelle

Information sur la création

  • Date : 13 November 2008
    Lieu :

    France, Paris, Ircam, Espace de projection


    Interprètes :

    le Quatuor Danel

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Cirm
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Benjamin Thigpen
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Observations

Enregistrement audio de la création, https://medias.ircam.fr/xb7bd93_orbis-tertius-sebastian-rivas


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Note de programme
_Orbis Tertius_ est la troisième et dernière pièce du cycle pour cordes et électronique initié par Tlön pour alto et électronique, puis Uqbar pour violoncelle augmenté et électronique et qui s'achève par _Orbis Tertius_ avec le quatuor et l'électronique. Leurs noms réunis forment l'énoncé « Tlön, Uqbar, Orbis Tertius », titre d'une nouvelle de Jorge Luis Borges. Ce mystérieux récit de contrées lointaines et fictives prend la forme et les codes de la fiction policière, mais révèle dans ses subtiles références une mise en abîme de la pensée idéaliste de Berkeley, et peux se lire comme une nouvelle philosophique. Un des principaux thèmes de _Tlön, Uqbar, Orbis Tertius_ est que les idées se manifestent elles-mêmes dans le monde réel. Dans le monde imaginaire de Tlön, un idéalisme berkeleyen excessif et sans Dieu semble aller de soi. L'approche tlönienne considère les perceptions comme essentielles et refuse l'existence d'une réalité sous-jacente. À la fin de la partie principale de la nouvelle, immédiatement avant le post-scriptum, Borges pousse ce raisonnement jusqu'à son point de rupture logique en imaginant que « Parfois, des oiseaux, un cheval, ont sauvé les ruines d'un amphithéâtre » en continuant à les percevoir.
Ce contexte poétique traverse tout le cycle qui se caractérisent par une écriture intégrant le geste instrumental comme paramètre structurant d'une complexité musicale perceptible. Cet « idéalisme » du contenu sémantique du geste instrumental m'a poussé à l'interaction avec le dispositif électronique en temps réel, par le biais du mouvement d'un capteur sur l'archet dans Uqbar. Dans _Orbis Tertius_, c'est l'écriture du quatuor tout entier qui porte la trace, la mémoire de ce travail sur le geste instrumental, mais par contre, il n'y a pas de capteurs sur les archets. L'électronique dialogue avec le quatuor grâce à ses seules « oreilles », mais tente d'en extraire le geste, sans le voir. C'est cette « dramaturgie » qui structure poétiquement la forme de la pièce, faite de tentatives et d'accomplissements de gestes musicaux et électroniques qui s'articulent finalement dans une confluence énergique.

  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  7. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  8. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Sebastian Rivas.