Javier Alvarez (1956)

Shekeré (2001)

pour shekeré et dispositif électronique

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2001
      Dates de révision : 1995
    • Durée : 08 mn
    • Éditeur : Inédit
Effectif détaillé
  • 1 autre accessoire [shekeré]

Information sur la création

  • Date : August 1995

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : temps réel

Note de programme

Le shekeré — ou agbé — est un instrument de percussion afro-cubain d'origine yoruba, constitué d’une calebasse recouverte d’un filet de perles en céramique. Dans la version originale de l’œuvre, un grand shekeré est relié à un système sonore afin de lui transmettre des signaux audios et à un échantilloneur digital pour lui communiquer des données MIDI. L’échantillonneur contient lui-même des sons pré-enregistrés de l’instrument, que le percussioniste déclenche et contrôle pendant le concert.

L’organisation tient compte d’une manipulation très précise des sons en terme de durée, de volume et de diffusion vers les différentes paires de haut-parleurs situés dans la salle.

Une version Max/MSP du système, décuplant ces capacités, a été développé en collaboration avec mon ami le percussioniste Florent Jodelet.

Structurellement, la pièce exploite plusieurs motifs rythmiques, à la fois joués live et pré-enregistrés, reliés les uns aux autres par des rapports irrationnels de tempo. Le percussioniste combine tout ces éléments pendant le concert pour construire progressivement un réseau polyrythmique complexe.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  5. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  6. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Javier Alvarez