Lorenzo Pagliei (1972)

Fuochi (2005)

pour euphonium et trois groupes instrumentaux

  • Informations générales
    • Date de composition : 2005
    • Durée : 15 minutes
    • Éditeur : Suvini Zerboni, Milan, nº ESZ.12571
Effectif détaillé
  • soliste : euphonium
  • flûte, hautbois, clarinette, basson, cor, trompette, percussionniste, piano, violon, violon II, alto, violoncelle, contrebasse

Information sur la création

  • 11 March 2005, Italie, Milan, Palazzina Liberty, par Corrado Colliard : euphonium et le Divertimento Ensemble, direction : Sandro Gorli.

Note de programme
L’idée de départ de Fuochi n’est pas de réaliser un concerto mais une gradation de la fonction de soliste à partir de l'instrument solo jusqu'au grand ensemble. Cette évolution est obtenue grâce à un regroupement particulier des instruments. L’euphonium solo est le point de départ et le prétexte de la trame musicale, mais il n’est pas seul au centre, il est entouré de groupes instrumentaux : un duo, un quatuor et un octet, le nombre des instruments dans chaque groupe est redoublé. Il n’existe plus un seul centre mais des feux, multipliés en nœuds d’un réseau de relations.

Plus en détail, à côté de l’euphonium est placé un duo d’instruments « alter ego » (groupe A : cor et basson) choisis pour leur registre similaire à celui de l'euphonium. Ce duo constitue une première couche de fond pour le soliste, une sorte de chambre à écho privilégiée. De l’autre côté est placé un quatuor d’instruments (groupe B) qui élargit les relations du type soliste au type « de chambre » et crée un deuxième fond sonore. Derrière ces groupes, un octet (groupe C) forme un rideau ultérieur de dimension double par rapport au précédent et géré de façon plus orchestrale.

Au-delà de ces relations privilégiées, ont été créées des relations « transversales » pour étendre les combinaisons instrumentales et les mouvements possibles dans l’espace. Les deux percussions placées derrière des deux côtés et le piano derrière au centre forment un trio percussif ; les cuivres au première rang au centre et des deux côtés constituent un autre trio ; les cordes sont placées toutes plus ou moins au centre et le quatuor des bois forme un carré à l’intérieur de l’ensemble.

Cet espace instrumental devient un lieu d’exploration des différentes relations instrumentales et spatiales. On y met à réagir des couches musicales qui voyagent à différentes vitesses et temps indépendants ; elles constituent une trame à plusieurs niveaux, explicites ou sous-entendues où à chaque objet correspond un ou plusieurs rideaux à découvrir.

Lorenzo Pagliei.