Georg Friedrich Haas (1953)

Les Temps tiraillés (2008)

pour deux altos, basson et informatique avec une chorégraphie Myriam Gourfink

œuvre électronique, Ircam
œuvre scénique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2008
    • Vidéo, installation (détail, auteur) : chorégraphie : Myriam Gourfink.
    • Durée : 1 h
    • Éditeur : Universal Edition
    • Commande: Ircam-Centre Pompidou ; Coproduction Ircam/Les spectacles vivants-Centre Pompidou, Centre national de la danse-Pantin (création en résidence), MC2 Grenoble, Association LOL
Effectif détaillé
  • 2 alto, basson

Information sur la création

  • 21 January 2009, France, Paris, Centre Pompidou, par Garth Knox et Geneviève Strosser : altos, Pascal Gallois : basson, costumes : Kova ; vidéaste : Anne Delrieu ; danseuses : Clémence Coconnier, Céline Debyser, Carole Garriga, Déborah Lary, Julie Salgues, Cindy Van Acker, Véronique Weil.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Robin Meier
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Observations

Voir le film documentaire de la série Images d'une œuvre sur le processus d'élaboration de l'œuvre : http://medias.ircam.fr/xd4a32d_images-dune-uvre-n-6-les-temps-tirail

Note de programme
Par son titre même, cette création décrit le rapport complexe entre l'écriture musicale et l'écriture chorégraphique : temps tiraillés. Deux créateurs travaillent ici sur la lenteur, l’étirement, la profondeur : celle du corps et celle du son.

Une forme d'adéquation surgit entre les processus de Myriam Gourfink, qui frôlent l'immobilité du yoga, et les infimes mouvements de la musique spectrale de Georg-Friedrich Haas ; la musique s’inspire de la figure du glissando – prolongé à l’extrême – et la danse, d’un ralentissement infini du mouvement. Développant la concentration des danseurs sur le souffle, Myriam Gourfink utilise des codes de la danse tels des opérateurs d'action, de qualité, de relation. Les musiciens interagissent avec des événements électroniques en direct, les danseuses réagissent à des signes projetés sur des écrans, qui forment comme une coupole au-dessus d’elles.