Gérard Pesson (1958)

Cinq chansons (1999)

pour mezzo-soprano et 5 instruments

  • Informations générales
    • Date de composition : 1999
    • Durée : 9 minutes
    • Éditeur : Lemoine
    • Commande: Théâtre du Châtelet
    • Dédicace : A Malik Prince, le fils de Marie Redonnet, né à Bethléem le 17 avril 1998.
    • Livret (détail, auteur) :

      Marie Redonnet

Effectif détaillé
  • soliste : 1 mezzo-soprano solo
  • 1 flûte, 1 clarinette, 1 alto, 1 violoncelle, 1 piano

Information sur la création

  • 2 January 2000, Paris, Théâtre du Châtelet, par Katarina Karnéus : mezzo-soprano et l?ensemble Fa.

Note de programme
    <p>Les <em>Cinq Chansons</em> ont été commandées par le Théâtre du Châtelet où Joëlle Astier, qui assure la programmation de musique de chambre, avait demandé à des compositeurs, non seulement d'écrire une œuvre, mais de concevoir une programmation qui y réponde ou la provoque.</p><p>L'instrumentation de ces chansons résulte de l'addition de l'effectif des <em>Chansons Madécasses</em> de Ravel et des<em> <i><a href="/works/work/12267/">Shakespeare's songs</a></i></em> de <a href="/igor-stravinsky">Stravinsky</a>, proposés lors de ce concert autour du thème d'un folklore imaginaire, intemporel, d'une tradition rêvée ou réinventée. J'avais réalisé, pour la même instrumentation, moins le piano, une transcription des <em>Mélodies hébraïques</em> de Ravel, à quoi s'ajoutait la dernière page malicieuse de Stravinsky, <i><a href="/works/work/12265/"><em>The Owl and the Pussycat</em></a></i>.</p><p>La chanson est, par excellence, rattachée à une tradition supposée commune qui fait de la ressouvenance ou de la célébration immémoriale une convention si appuyée qu'elle peut facilement mimer son propre théâtre et devenir épure distancée de sa propre mémoire. C'est ce qui est mis en jeu dans ces chansons enfantines. À travers différents climats géographiques et quelques « emplois » féminins, le recueil explore plusieurs formes du genre.</p><p>La première chanson est une complainte des rues. Dans la seconde, rhapsodique, qui évoque une Afrique sub-saharienne, le piano, clavier fermé, l'alto et le violoncelle sont utilisés comme des tambours de bois, le flûtiste ne jouant qu'avec la tête de l'instrument. La troisième chanson (avec piccolo) est une sorte d'épigramme où le strip-tease est la métaphore du dépouillement. La quatrième est une chanson épique où la musique et la mélodie sont dissociées. La dernière, pôle froid, est une chanson strophique traversée du courant d'air dont parle le poème.</p><p><em>Gérard Pesson.</em><br /></p>