György Kurtág (1926)

Az hit... (1998)

tiré des Dits de Péter Bornemisza, pour violoncelle seul
[La Foi...]

  • Informations générales
    • Date de composition : 1998
    • Durée : 03 mn
    • Éditeur : Editio Musica, Budapest, nº Z. 14224
Effectif détaillé
  • violoncelle

Information sur la création

Observations


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Note de programme

Az hit… (La foi…) est la transcription pour violoncelle seul (datée de 1998) d’un passage pour soprano solo des Dits de Péter Bornemisza op. 7 pour soprano et piano, œuvre fondatrice écrite dans les années 1960. Le début de la quatrième et dernière partie de l’œuvre, « Le printemps », fait entendre la voix de soprano chantant ce texte a cappella : « La foi n’est pas un rêve, mais un être vivant, bien réel et d’un grand secours, qui se saisit de Dieu, qui apporte la lumière à autrui comme le jour illumine le monde, et qui met au cœur un espoir tel qu’il n’est jusqu’aux plus coupables qui ne croient en leur pardon. » Dans la transcription pour violoncelle, Kurtág laisse sous les notes, même s’ils ne sont pas prononcés, les mots de Bornemisza, prédicateur hongrois de la Renaissance. Ceci explique le style parlando, cher à Kurtág, qui fait alterner vocalises et syllabisme.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Grégoire Tosser, programme du festival Musique sur Ciel (Cordes-sur-Ciel), 2005.