Jean-Claude Risset (1938)

Octant (2004)

pour sons fixés sur support deux ou quatre pistes

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 2004
    • Durée : 12 mn
    • Éditeur : Inédit
    • Commande: MIM (Musique et Informatique de Marseille)
    • Dédicace : à Marcel Frémiot

Information sur la création

  • 10 December 2004, France, Marseille, MIM, Cité de la musique, concert-lecture « La preuve par quatre ».

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : sons fixés sur support (sons fixés sur support 2 ou 4 pistes)

Titres des parties

quatre parties

Note de programme

La notion d'Unité Sémiotique Temporelle (UST) nous rappelle que la musique habite le temps. Pour ce concert La preuve par quatre autour de la notion d'UST, j'ai réalisé une œuvre électroacoustique en quatre volets – musique sur support, où l'enregistrement applique le temps sur l'espace. Le titre Octant ne se réfère pas directement à l'instrument de navigation éponyme, mais plutôt au fait que l'œuvre a été réalisée sur huit voies de mixage – lesquelles donnent lieu à une version stéréo deux pistes, mais aussi à des spatialisations en quatre ou huit pistes. Le matériau est issu de la synthèse par ordinateur ou de l'enregistrement de sons acoustiques – ces sons ont subi ensuite divers traitements numériques. J'ai utilisé les programmes MusicV, MaxMSP, Peak et ProTools.

Octant, qui sera présenté avec trois œuvres pour duo, trio et quatuor, conserve dans le domaine électroacoustique certaines caractéristiques instrumentales. Le discours musical fait référence aux UST, soit en relief – certains passages se prêtent très clairement à l'analyse en termes d'UST – soit en creux — ici ou là, j'ai tenté de brouiller les pistes d'analyse.

Le premier volet développe un bref passage de ma pièce Avel (le vent) autour de sons éoliens – flûte et sons venteux. Le second, plus paisible, évoque la facture sonore à l'aide d'un plectre. Le troisième présente des figures rythmiques animées et par moment paradoxales, avec un coup de chapeau aux formes stochastiques de Xenakis et aux machines délirantes (ou désirantes) de Ligeti. Dans le quatrième, des volutes et des filtrages électroniques brouillentla voix (au départ, celle d'Irène Jarsky) qui monte et descend.

Octant est dédié à Marcel Frémiot, en hommage à son action musicale et à l'inspiration qu'il a apportée à nombre de musiciens.

Jean-Claude Risset.