Matteo Franceschini (1979)

Iconae (2007)

pour soprano et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 09 mn
    • Éditeur : Suvini Zerboni, Milan, nº 13047 P
    • Dédicace : à Emmanuel Jourdan, Jean Lochard, Mikhail Malt et Yan Maresz
    • Livret (détail, auteur) :

      Andrea Franceschini, dessins de Luca Franceschini

  • Genre
    • Musique vocale a cappella [Soprano]
Effectif détaillé
  • 1 soprano solo

Information sur la création

  • 2 October 2007, Paris, Ircam, concert Cursus, par Armelle Orieux : soprano.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam, Cursus I de composition et informatique musicale
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Jean Lochard (encadrement pédagogique)
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

Ce projet s’inspire des différentes superstitions, habitudes, coutumes et croyances italiennes, en particulier du Trentin, ma région d'origine. Il vise à construire et à représenter le caractère surréaliste de quatre situations et des histoires qui s’y rapportent. Ces récits, tous hors du temps, définissent les différents gestes musicaux.

La pièce est constituée essentiellement de quatre poésies en italien (comprenant des termes dans le dialecte de ma région), très différentes les unes des autres et caractérisées musicalement par des gestes musicaux forts et contrastés. Un élément revient cependant régulièrement et fait office de fil conducteur de la pièce : la notion de peur (suscitée par des concepts comme l'obscurité, l'ombre ou la folie).

L’intérêt de l’œuvre est donc très théâtral, son sujet et sa représentation exigeant de la chanteuse une personnification et non une simple narration ou imitation.
Matteo Franceschini.

La signora che ha tonda la testa
apre spesso l’armadio dei teschi.
Io che invece ho i capelli rigati
mi accontento di un osso da cani.
Brut, te sei brut!
E se credi non abbia ragione...

guardami.

Appendimi, Re!
Cosicché se dormi
potrò dirla baciata,
all’oscuro del “macia”.
Gh’é ‘na zesta che vanza,
un che leze e l’aspeta
che la faga ‘l disnar.

Nella testa piange la bocca — vecchia
macchia storta,
via dalla treccia — sfata
la gatta morde la zeza — spudet?
Ma me vardet? Sofiete ‘l nass!!!

Il cuore mi fascia la testa,
mi scende dal naso, per ora incantato.
E’ bianco, e zitto e stanco.
Lo vedo di notte.
Se è cieco e non dorme.

Andrea Franceschini.