Luca Francesconi (1956)

Animus II (2007)

pour alto et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Ricordi, Milan
    • Commande: Françoise et Jean-Philippe Billarant
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Alto]
Effectif détaillé
  • alto

Information sur la création

  • 14 June 2007, Paris, Ircam, Festival Agora, par Garth Knox.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Benoît Meudic
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Observations

Écouter un extrait de la création : http://medias.ircam.fr/x4342e6_animus-ii-luca-francesconi

Note de programme

Animus II est les deuxième chapitre d'une série d'explorations sonores par des techniques digitales. Dans chaque pièce, un soliste se confronte à l'ordinateur : dans Animus I, c'était le trombone et ici l'alto – Animus I paraîtra sur un CD monographique de Luca Francesconi dans la collection « Sirène » de l'Ircam et de l'Ensemble intercontemporain édité chez Kairos (sortie prévue en novembre 2007). Ces deux pièces sont des commandes de l'Ircam.

C'est une nouvelle recherche de particules de lumière dans une matière usée, saturée, post-digitale.

Avec l'ordinateur, on explore d'abord ces lueurs puis les connexions musicales et vitales entre rythmes et couleurs. Mais cette tekmè n'est peut-être plus une alliée et démolit les limites de notre intimité, nous envahissant.

La pièce est née d'un projet avec Garth Knox il y a quinze ans : alors que nous écoutions le solo d'alto du Quatuor n° 3 que nous étions en train d'enregistrer à la Radio de Cologne, nous avons pensé qu'il serait intéressant de développer ce fragment en œuvre à part entière, presqu'un « concerto » pour alto et électronique. Le rôle de cet élément sert de moteur générateur de fonctions compositionnelles et articulatrices mais aussi de fonctions expressives, et investit toute la pièce d'une dimension rituelle, d'une « tension sémantique ». 

Luca Francesconi, Agora 2007