Georg Friedrich Haas (1953)

Sextett (1992-1996)

pour flûte, clarinette, percussion, piano, violon et violoncelle

  • Informations générales
    • Date de composition : 1992 - 1996
    • Durée : 15 mn
    • Éditeur : Universal Edition, nº UE 30970
    • Commande: ORF et Erste Österreichische Sparcasse Bank
Effectif détaillé
  • 1 flûte, 1 clarinette, 1 percussionniste, 1 piano, 1 violon, 1 violoncelle

Information sur la création

  • Date : 6 February 1993
    Lieu : Autriche, Vienne
    Interprètes : Clemens Gadenstätter : flûte, Reinhold Brunner : clarinette, Andreas Lindenbaum : violoncelle, Annette Bik : violon, Florian Ernst Müller : piano, Lukas Schiske : percussion.| Création de la version révisée le 6 décembre 1996, Opéra National de Paris, Ensemble Recherche, direction : Kwamé Ryan.

Note de programme
    <p>Ausgangsmaterial des <em>Sextetts</em> für Flöte(n), Klarinette(n), Klavier, Schlagzeug, Violine und Violoncello sind zweistimmig gesetzte Intervalle, die sich in langsamen Glissandi jeweils um einen Vierteltonschritt bewegen (so kann z. B. auf diese Weise aus einer kleinen Terz in Gegenbewegung eine große Sekund entstehen).</p><p>Daraus werden zwei Typen musikalischer Gestaltung abgeleitet:</p><p><em>1.) imaginäre Schwebungen</em></p><p>Jene Schwebungen, die zwischen den (höheren) Partialtönen dieser sich in langsamen Glissandi bewegenden Töne entstehen könnten, werden errechnet und das Ergebnis anschließend instrumentiert, wobei die "Grundfrequenzen" fast immer weggelassen werden. (Ein vergleichbares Verfahren wurde später im Orchesterstück Descendiendo angewandt.)</p><p><em>2.) in Vierteltonfortschreitungen ineinander übergehende tonal deutbare Akkorde</em></p><p>Hier wird eine Verbindung zu einem in Vergessenheit geratenen Bereich der Musikgeschichte hergestellt: zu Richard Heinrich Stein (1882 - 1942) und seinem 1909 formulierten Versuch, eine Theorie von streng tonal gebundener Vierteltonmusik zu entwickeln. Ein wesentliches Element des <em>Sextetts</em> ist die Unterbrechung, das Zerschneiden, das Abbrechen sowie das Einfügen von Elementen, die "Vergangenes" zitieren. Zuletzt überwiegen die perkussiven Elemente, die als "Abwesenheit von Tönen", als "Verlust von Tönen", verstanden werden.</p><p>Das <em>Sextett</em> entstand 1992 als Auftragskomposition des ORF und der Ersten Österreichischen Spar-Casse-Bank für Clemens Gadenstätter und das von ihm gegründete "Ensemble neue Musik Wien". 1996 wurde es formal völlig neu gestaltet.</p><p><em>Georg Friedrich Haas.</em><br /></p>

  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  7. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  8. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16.