Georg Friedrich Haas (1953)

Natures mortes (2003)

pour grand orchestre

  • Informations générales
    • Date de composition : 2003
    • Durée : 24 mn
    • Éditeur : Universal Edition, nº UE 32619
    • Commande: SWR pour le festival de Donaueschingen Musiktage 2003
Effectif détaillé
  • 3 flûtes (aussi 3 flûtes piccolos, 1 flûte alto), 3 hautbois (aussi 1 cor anglais), 4 clarinettes (aussi 2 clarinettes basses, 1 clarinette en mib, 1 clarinette contrebasse), 2 saxophones soprano (aussi 2 saxophones baryton), 3 bassons (aussi 1 contrebasson), 4 cors, 3 trompettes, 4 trombones, 1 tuba contrebasse, 4 percussionnistes, 1 harpe, 1 accordéon, 10 violons, 8 violons II, 8 altos, 8 violoncelles, 6 contrebasses

Information sur la création

  • Date : 19 October 2003
    Lieu : Allemagne, Donaueschingen
    Interprètes : orchestre symphonique de la SWR de Baden-Baden/Fribourg direction : Sylvain Cambreling.

Note de programme
    <p><em>Natures mortes</em> was created in 2003 for the SWR Sinfonieorchester and for Sylvain Cambreling, in response to a commission of the Donaueschingen Festival; the piece lasts approximately 24 minutes.</p><p>The pieces is divided into three sections: a quasi-melodic, homophonic initial situation, in which the melodies each begin high and move continually into the depths, gives way to an opposite process featuring a 12-tone motif, which seems to spiral endlessly upward in overtone chords moving parallel to one another.</p><p>In the middle section, the orchestra pulses evenly in sixteenth notes, and the musical action dissolves into points on a grid; excerpts from overtone chords rub against tempered and percussive sounds.</p><p>The final section of the piece consists of long, sustained overtone chords. A phase of two overlapping overtone chords (producing clearly audible beats) is followed by phases in which each individual chord can unfold free of obstruction. This sequence of sounds gives rise to the illusion of a continuous ascent.</p><p>Common to all three sections is the treatment of conditions that repeat themselves in a spiral-like manner: the return of material is not intended as a reprise, but rather as the expression of an almost compulsive, practically unavoidable return to conditions thought to be long past.</p><p><em>Georg Friedrich Haas</em>.<br /></p>

  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  7. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  8. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  9. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  10. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16.