Stefano Gervasoni (1962)

Whisper not (2007)

trois études pour alto et électronique en temps réel

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 13 mn
    • Éditeur : Suvini Zerboni, Milan
    • Commande: SO.GE.DA. pour le Printemps des Arts de Monte-Carlo.
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Alto]
Effectif détaillé
  • alto

Information sur la création

  • 15 April 2007, Principauté de Monaco, Printemps des Arts de Monte-Carlo, par Geneniève Strosser, alto.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Thomas Goepfer
Dispositif électronique : temps réel

Observations

Écouter l'enregistrement du concert Agora du 14 juin 2007 au Centre Pompidou : https://medias.ircam.fr/x1dc221_whisper-not-stefano-gervasoni

Titres des parties
  1. Étude d'altitude
  2. Étude de solitude
  3. Étude de similitude

Note de programme

Composer des études pour alto et électronique signifiait d’emblée, pour Stefano Gervasoni, s’affronter à la quintessence de l’instrument – son « altitude » (titre de la 1ère étude). Chacune des trois études composant Whisper Not interroge différemment l’identité de l’instrument : Étude d’altitude à travers un jeu sur les harmoniques (mobilisant uniquement la corde la plus grave et la corde plus aigue) ; Étude de solitude à travers le devenir-solitaire de l’instrumentiste face à une spatialisation électronique de plus en plus lointaine et dialectique ; enfin Étude de Similitude à travers le partage des sons d’alto (et notamment des courbes mélodiques) entre l’instrument lui-même et la partie électronique. L’ensemble consiste à la fois en études d’exécution, de composition, et de traitement électroaoustique (réalisée par Thomas Goepfer à l’Ircam).

Cette série est présentée aujourd’hui dans une variante (intitulée Whisper Not – bis) qui condense les deux dernières études en une sorte de coda de la première. Le geste conclusif de l’Étude d’altitude est différé pour laisser la place à un passage d’électronique solo, en crescendo pendant une quinzaine de secondes ; l’alto l’interrompt alors, d’un sol aigu qui est l’un des sons de référence présent dans toute l’œuvre, et un dialogue improvisatoire s’engage entre l’instrumentiste et des transformations sonores exogènes (gouttes d’eau, voix parlée). C’est l’alto qui aura le dernier mot, par un motif de deux notes dans le registre le plus grave de l’instrument — sur cette même corde de do par laquelle s’était définie l’« altitude ».

Nicolas Donin, concert du Festival Agora, 14 juin 2007.