Jérôme Combier (1971)

Stèles d'air (2007)

pour ensemble et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2007
    • Durée : 20 mn
    • Éditeur : Lemoine, Paris, 2007
    • Commande: Ircam
Effectif détaillé
  • flûte (aussi flûte piccolo, flûte alto, flûte basse [ad lib.] ), hautbois (aussi cor anglais), clarinette (aussi clarinette basse), basson, cor, trompette, trombone, 2 percussionnistes, guitare, harpe, piano [préparé] , violon, violon II, 2 altos, 2 violoncelles, contrebasse

Information sur la création

  • Date : 26 October 2007
    Lieu :

    Paris, Centre Georges Pompidou, Festival d'Automne


    Interprètes :

    l'Ensemble intercontemporain, Suzanna Mälkki : direction.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Benoît Meudic
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Observations

Voir le film documentaire de la série Images d'une œuvre sur le processus d'élaboration de l'œuvre : http://medias.ircam.fr/x7d126a_images-dune-uvre-n-1-steles-dair-de

Écouter l’enregistrement du concert du 23 février 2014 à la Maison de Radio France : https://medias.ircam.fr/x88f77d 

 


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  7. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  8. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Note de programme

Stèles d'air sera le prolongement de Vies silencieuses à plusieurs égards. Dans la mesure où elle empruntera semblables matières (les harmonies, les échelles de hauteurs, les tempi, les proportions...) et où elle en sera l'extension orchestrale autant que l'érosion. Le titre de « stèles d'air » vient d'un texte que Philippe Jaccottet a écrit sur l'œuvre de Giorgio Morandi et plus précisément sur ses dernières aquarelles qui datent des années 1963-1964. A propos de ces peintures qui ne sont plus, semble-t-il, que l'ébauche du visible – là, une tâche qui rappelle une bouteille, là un seul trait qui dessine, dans le vide qui l'entoure une forme par omission – l'écrivain parle « d'assomption des choses qui culminerait dans leur presque disparition (...), des stèles d'air qu'un roi sans royaume aurait fait dresser à des confins sans nom, à l'ultime bord du monde visible... ».

L'électronique aura cette fonction là : elle érodera le sonore porté par les instruments, diluera harmonies et échelles dans des saturations douces, des sons chargés de bruit — elle aura avant tout fonction orchestrale.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  6. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  7. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  8. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Jérôme Combier