Michael Jarrell (1958)

Droben Schmettert ein greller stein (2001)

pour contrebasse, ensemble et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2001
    • Durée : 18 mn
    • Éditeur : Lemoine, Paris
    • Commande: Ircam-Centre Pompidou, Musikmonat Basel, Ensemble Modern
Effectif détaillé
  • soliste : contrebasse
  • flûte (aussi flûte alto, flûte piccolo), hautbois (aussi cor anglais), 2 clarinette (aussi clarinette basse), basson (aussi contrebasson), cor, trompette (aussi trompette piccolo), trombone (aussi trombone basse), tuba, 2 percussionniste, harpe, piano, cordes

Information sur la création

  • 15 November 2001, Suisse, Bâle, par Enno Senft : contrebasse, Ensemble Modern, Dominique My : direction.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Gilbert Nouno
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

J'ai toujours eu une attirance particulière pour les instruments graves et, plus récemment, pour les instruments à cordes : d'abord, pour le violoncelle dans Chaque jour n'est qu'une trêve entre deux nuits... Chaque nuit n'est qu'une trêve entre deux jours... (1990), puis l'alto dans From the leaves of shadow (1991), le violon dans ...prisme / incidences... (1998) et aujourd'hui la contrebasse. Dans Bebung (1995), je partais d'un balancement oscillatoire autour d'une note. Ici, le point de départ est un phénomène sonore particulier, le pizzicato harmonique. J'ai déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans certains passages de Formes-Fragments IIb (1999) où ce mode de jeu était transformé par le dispositif électronique au moyen de filtres MSP.

Auparavant, je m'étais intéressé de près au travail sur les harmoniques, notamment dans l'écriture pour violon. La contrebasse permet quant à elle d'accroître encore cette recherche puisque, du fait de la longueur des cordes, l'éventail des harmoniques partiels est extrêmement large. L'instrument autorise également des effets d'harmonies complexes, sous forme de balayages ou de halos sonores, un peu à la manière du travail sur les sons multiphoniques mis en œuvre dans Assonance (1983), ma pièce pour clarinette seule. C'est souvent à partir de tels phénomènes sonores que je parviens à établir des agencements « rhizomatiques », me déplaçant dans l'écriture d'un élément à l'autre, sans jamais perdre le fil de ce qui précède et de ce qui est à prévoir.

Michaël Jarrell, éditions Lemoine.