Misato Mochizuki (1969)

Ecoute (2002)

pour cinq voix (avec quelques instruments de percussion) et lumière

  • Informations générales
    • Date de composition : 2002
    • Durée : 13 mn
    • Éditeur : Breitkopf & Härtel
    • Livret (détail, auteur) :

      Texte de Birago Diop

Effectif détaillé
  • ensemble de voix solistes(soprano solo, mezzo-soprano solo, contralto solo, ténor solo, basse solo)

Information sur la création

  • 19 October 2002, Donaueschingen

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : dispositif multimédia (vidéo, lumière)

Note de programme

Comme un puzzle imaginaire dont voici quelques pièces

Tout respire - les indiens Navajo savent - onomatopées - au-delà du sens - un pèlerinage aux sources - L’œuf ou la poule ? - obscure intuition - cherchez par vous-même !

Silence - le monde caché derrière - une nuit étoilée - "Hombre mirando al este" - L’Art Brut ou la transe ? - Le signe de l’esprit saint dans le vol d’un oiseau

Obscurité - Spinoza et Bouddha - les vagues du vent sur le sable - les chamanes de Sibérie - Dansez vos rêves - Chut, c’est un secret !

Misato Mochizuki (2002)

Écoute plus souvent
les choses que les êtres.
La voix du feu s’entend,
entends la voix de l’eau,
écoute dans le vent
le buisson en sanglots.
C’est le souffle des ancêtres...

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis,
ils sont dans l’ombre qui s’éclaire
et dans l’ombre qui s’épaissit,
les morts ne sont pas sous la terre:
ils sont dans l’arbre qui frémit,
ils sont dans le bois qui gémit,
ils sont dans l’eau qui coule,
ils sont dans l’eau qui dort,
ils sont dans la cave, ils sont dans la foule:
les morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
les choses que les êtres.
La voix du feu s’entend,
entends la voix de l’eau,
écoute dans le vent
le buisson en sanglots.
C’est le souffle des ancêtres,
le souffle des ancêtres morts,
qui ne sont pas partis,
qui ne sont pas sous terre,
qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis,
ils sont dans le sein de la femme,
ils sont dans l’enfant qui vagit
et dans le tison qui s’enflamme.
Les morts ne sont pas sous la terre,
ils sont dans le feu qui s’éteint,
ils sont dans les herbes qui pleurent,
ils sont dans le rocher qui geint,
ils sont dans la forêt, ils sont dans la demeure:
les morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
les choses que les êtres.
La voix du feu s’entend,
écoute la voix de l’eau,
écoute dans le vent
le buisson en sanglots.
C’est le souffle des ancêtres.

Birago Diop : Souffles
(A Ch. Cassagne)

Misato Mochizuki, 2002, éditions Breitkopf & Härtel