Fabien Lévy (1968)

Les deux ampoules d'un sablier peu a peu se comprennent (1996)

pour harpe solo amplifiée

œuvre électronique

  • Informations générales
    • Date de composition : 1996
    • Durée : 08 mn
    • Éditeur : Billaudot, Paris
  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Harpe]
Effectif détaillé
  • harpe

Information sur la création

  • 28 February 1998, Paris, Cité des Arts, concert de l'Ensemble Itinéraire, par Virginie Tarrete.

Information sur l'électronique
Dispositif électronique : amplification

Note de programme

Composée en 1996 pendant ma première année au Conservatoire de Paris, cette pièce a représenté une nouvelle étape, un « degré zéro » de ma nouvelle écriture. Alors à la recherche de mécanismes fonctionnels detension/détente, j'y développe de façon radicale et peut-être naïve une technique liant tous les paramètres sonores : à l'intérieur d'un « grouillement » inerte de notes, une très légère déviation en hauteur de quelques notes provoque un changement de vitesse dans des proportions similaires. Chacun de ces changements reste imperceptible en tant que tel, mais est perçu comme une « inflexion musicale ». Même la forme de la pièce est ici liée à la technique utilisée. La pièce est en effet, pour simplifier, un lent glissando sans fin (superposé à une forme ternaire) : lorsque le nuage pointilliste de notes atteint l'extrême grave de l'instrument, il se transforme naturellement en un rythme répété de notes aiguës, la boucle étant ainsi bouclée.

Bien-entendu(es), ces recettes de cuisine ont pour but de m'ouvrir de nouveaux univers sonores et non de valider telle ou telle théorie.
L'explication ci-dessus est une piste parmi d'autres. En voici une autre :

Tu te transportes, tu te diriges ; ton esprit n'est pas du tout séparé de ton corps. Pourquoi soudain t'es tu arrêtée ?
- Les deux ampoules d'un sablier peu à peu se comprennent

On jouit à la gorge des femmes de la rondeur et fermeté d'un fruit ;
plus bas, de la saveur et jutosité du même.

Extrait de l'adolescente de Francis Ponge (Pièces, 1962)

Fabien Levy.