Brice Pauset (1965)

Eleusis (An Hölderlin) (1997)

pour soprano, clarinette et piano

  • Informations générales
    • Date de composition : 1997
    • Durée : 18 mn
    • Éditeur : Lemoine, Paris, nº 26730
    • Commande: Dresdner Tage der zeitgenössischen Musik et festival Musica de Strasbourg
    • Dédicace : à Peter Szendy
    • Livret (détail, auteur) :

      Eleusis, poème de G.W.F. Hegel dédié à Hölderlin


      1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

      2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

      3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Effectif détaillé
  • 1 soprano solo, 1 clarinette, 1 piano

Information sur la création

  • Date : 20 September 1997
    Lieu :

    Dresdner Tage der zeitgenössischen Musik, Kleine Szene, Dresde, Allemagne


    Interprètes :

    Ensemble Accroche Note : Françoise Kubler : soprano, Armand Angster : clarinette, Michel Renoul : piano

Note de programme

A l'image de la contrafacture médiévale, cette œuvre s'ouvre à de multiples résonances : la présence de Hegel, auteur du texte, ici traité sous forme de fragments subjectivement sélectionnés ; celle de Hölderlin, dédicataire du texte hégélien.

Par ailleurs, l'ombre schubertienne irrigue, au-delà de la nomenclature de la pièce, les nombreuses allusions figurelles, notamment liées au discours pianistique, lequel requiert probablement un instrument plus proche des pianoforte des premières années du XIXème siècle, riche d'infinies couleurs, que des solides mais froids pianos actuels.

Si la pièce devait avoir un thème, ce serait celui de l'écho, ce « Widerhall » commun aux textes de Hegel et Wilhelm Müller. L'écho, la reprise, le souvenir, la résonance, et surtout la citation sont d'ailleurs utiles dans les périodes d'ignorance ou de croyances obscurantistes.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Brice Pauset