Juan Campoverde (1964)

Altares (2000)

pour ensemble

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 2000
    • Durée : 16 mn
    • Éditeur : Inédit
    • Commande: Ircam-Centre Pompidou et Ensemble intercontemporain

Information sur la création

  • Date : 20 December 2000
    Lieu :

    Grande salle, Centre Georges-Pompidou, Paris


    Interprètes :

    Ensemble Intercontemporain, direction: Pierre-André Valade

Note de programme

Les concepts de délimitation et de restriction prennent toute leur importance dans mon approche compositionnelle, car ils me permettent de canaliser, en les concentrant, le flux des énergies musicales. La symétrie, par exemple, constitue le lien entre divers principes structurants d'Altares, tels les rapports de proportions entre les sections, la projection sur un axe des données sonores — qui leur confère ainsi une valeur quasiment iconique —, également l'écart ou la déviation de ces ordonnancements symétriques. D'un point de vue plus métaphorique, des restrictions similaires ont aussi conditionné mon approche des aspects subjectifs de la créativité à l'œuvre dans cette pièce, à savoir la quête d'équilibres précaires et de symétries imparfaites et le désir de créer des projections, des résonances ou des réflexions infinies.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

Juan Campoverde, Programme du concert de l'EIC, 20 décembre 2000, Centre Georges-Pompidou