Bernd Alois Zimmermann (1918-1970)

Metamorphosen (1954)

musique pour le film de Michael Wolgensinger, pour orchestre de chambre
[Métamorphoses]

  • Informations générales
    • Date de composition : 1954
    • Durée : 25 mn
    • Éditeur : Schott
    • Commande: Radio de Hambourg (NDR)
    • Dédicace : à Michael Wolgensinger

Information sur la création

  • Date : 13 March 1954
    Lieu :

    Allemagne, Hambourg


    Interprètes :

    l'Orchestre symphonique des Nord-Deutscher Rundfunk, direction : Winfried Zillig.

Titres des parties

  • Introduktion (Vision) ;
  • Invention (Reflexe);
  • Romanza (Kontakt) ;
  • Kanon (Largo) ;
  • Habanera (Paso) ;
  • Gigue (Burleske).

  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  7. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  8. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  9. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  10. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Note de programme

Les activités de Bernd Alois Zimmermann ont souvent dépassé le cadre de la musique dite « savante » : depuis la fin des années 40 et jusqu'à sa nomination en 1957 à la Musikhochschule de Cologne, il avait régulièrement écrit de la musique « légère », des arrangements, ou effectué divers travaux pour la radio. Rien d'étonnant, donc, dans le caractère parfois très direct de Metamorphose. Zimmermann connaissait le réalisateur (et photographe) suisse Wolgensinger depuis 1952 et fut stimulé par cette collaboration à un film plutôt expérimental (des images de scènes et de paysages espagnols sont juxtaposées sans autre forme de commentaire).

Metamorphose évolue stylistiquement « entre les genres sérieux et léger », comme l'indique Klaus Ebbeke dans sa préface de la partition. Cette particularité n'est pas uniquement liée au contexte précis de la musique de film ; elle appartient à ce stade du début des années 50, où diverses cultures populaires se croisent déjà dans l'univers de Zimmermann, en l'occurrence les danses et le jazz. L'instrumentation de cette œuvre pour grand orchestre de chambre, avec notamment son saxophone, sa guitare électrique, ses percussions, suggère d'elle-même une certaine ouverture stylistique qui se manifeste d'ailleurs dès la première partie, dominée par l'esprit du jazz, où apparaît un motif d'orgue (sur les notes si et ré) textuellement repris dans le concerto pour trompette et orchestre (de 1954 également). La danse imprègne aussi cette partition : de façon typée, dans la cinquième partie nommée Habanera par exemple, ou plus générale (l'indication Quasi alla danza revient plusieurs fois).


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  5. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  6. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  7. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  8. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  9. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  10. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Pierre Michel, programme « Allemagne 1946 », février 1996, Cité de la Musique, Ensemble intercontemporain.