Edgard Varèse (1883-1965)

Octandre (1923)

pour 8 instruments

  • Informations générales
    • Date de composition : 1923
    • Durée : 07 minutes 30 s.
    • Éditeur : Ricordi, révision et édition par Chou Wen-chung, 1980
    • Dédicace : à Robert Schmitz
Effectif détaillé
  • 1 flûte piccolo, 1 flûte, 1 hautbois, 1 clarinette, 1 clarinette en mib, 1 basson, 1 cor, 1 trompette [en ut] , 1 trombone, 1 contrebasse

Information sur la création

  • 13 January 1924, New York, théâtre Vanderbilt, concerts de l'international Composers'Guild., par Robert Schmitz, direction.

Observations

Voir note sur le site de Chou Wen-choung http://www.chouwenchung.org/works/varese_1923_octandre.php (lien vérifié en février 2009).

Titres des parties
  • Assez lent
  • Très vif et nerveux
  • Grave - Animé et jubilatoire

Note de programme

Écrit pour huit instruments (sept instruments à vent et une contrebasse), Octandre est contemporain de l’Octuor de Stravinsky. Il s’agit, avec Densité 21,5, de la seule œuvre de Varèse qui ne fasse pas appel à la percussion. C’est également la seule qui soit divisée en mouvements enchaînés les uns aux autres. Elle n’en est pourtant pas moins typique du style et de la technique du compositeur, délibérément en marge de la tradition, ennemi farouche du développement et pour qui le timbre, paramètre primordial de la composition, s’affirme comme élément structurel. « Ce qui frappe dès l’abord », écrit Arthur Hoérée, « c’est l’instrumentation d’exception qui est à la base de l’écriture. La flûte monte au contre-ut dièse, le basson au , le trombone se promène dans les notes moyennes de la trompette. Le flatterzunge (roulement de la langue produisant un son vibré) est d’un usage régulier. » Chacun des mouvements d’Octandre s’ouvre par un solo instrumental qui prouve que la ligne mélodique n’est cependant pas dénuée d’importance. Le premier mouvement, Assez lent, débute et s’achève par un solo de hautbois, soutenu dans l’introduction par la clarinette et la contrebasse. Le deuxième mouvement, Très vif et nerveux, est introduit par un solo de piccolo. Il s’enchaîne au troisième mouvement, Grave, par la tenue de la contrebasse sur laquelle se greffe un solo inaugural du basson, précédant un passage « animé et jubilatoire » en fugato, avec les entrées successives en imitation du hautbois, du basson et de la clarinette.

Myriam Chimènes, programme du concert du 20 novembre 2009, Ircam.