Karen Tanaka (1961)

Metallic Crystal (1992-1993)

pour percussion et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 1992 - 1993
      Dates de révision : 1995
    • Durée : 09 mn
    • Éditeur : Chester Music, Londres

Information sur la création

  • Date : 6 February 1993
    Lieu :

    Paris, Ircam, Espace de projection


    Interprètes :

    Jean Guillaume Cattin.

  • Date : 26 June 1995
    Lieu :

    Paris, Ircam, Espace de projection


    Interprètes :

    Roland Auzet.

Information sur l'électronique
Information sur le studio : Ircam, Cursus de composition et informatique musicale (pour la première version)
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Eric Daubresse (encadrement pédagogique (première version))

Note de programme

Le cursus annuel de composition et d'informatique musicale qu'il m'a été donné de suivre à l'Ircam en 1991-1992 m'a fourni l'occasion de réaliser la pièce Metallic Crystal.

La nouvelle version de Metallic Crystal (1994-1995) est un nouveau développement de cette première version. Depuis Crystalline pour piano solo, composée en 1988, je me suis attachée à projeter l'image des cristaux dans les sons et l'espace. Hommage en cristal (1991), Crystalline II (1995) et Metallic Crystal, les pièces qui ont suivi, entretiennent certaines relations avec cette œuvre. Elles sont construites à partir d'un son semblable à du verre, solide et transparent, qui doit donner l'effet d'une sculpture sonore froide et cristalline.

Metallic Crystal n'utilise que des percussions métalliques, que ce soit pour la partie instrumentale ou la partie électronique. Des échantillons de percussions ont été transformés en temps réel sur la Station d'informatique musicale de l'Ircam, par le biais de techniques telles que la synthèse croisée, la synthèse granulaire, les modèles de résonance, ainsi que l'harmoniseur et la réverbération. Ces sons ont ensuite été mixés avec ProTools sur ordinateur Macintosh. Pendant le concert, ProTools rejoue ces sons en synchronisation avec le jeu du percussionniste. La transformation progressive du timbre est analogue au changement graduel de réfraction de la lumière dans les cristaux. Un effet de spatialisation des sons dans la salle de concert vient encore renforcer cette analogie.

Je souhaite remercier chaleureusement Eric Daubresse, qui m'a aidée à réaliser la partie électronique de la pièce.


  1. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  2. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  3. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  4. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  5. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

Karen Tanaka.