Karlheinz Stockhausen (1928-2007)

Der Kleine Harlekin (1975)

pour clarinette

  • Informations générales
    • Date de composition : 1975
    • Durée : 09 mn
    • Éditeur : Stockhausen Verlag
    • Opus : 42 1/2
    • Dédicace : à Suzan Stephens
Effectif détaillé
  • clarinette

Information sur la création

  • Date : 3 August 1977
    Lieu :

    France, Aix-en-Provence, Centre Sirius


    Interprètes :

    Suzan Stephens.

Note de programme

La danse d'Arlequin qui, à l'origine, faisait partie de Arlequin, est devenue un morceau à part entière : Le petit Arlequin. Le 3 août 1977, au Centre Sirius à Aix-en-Provence, la création mondiale fut dansée et jouée par Suzan Stephens, à qui ce morceau est dédié également.

Dans la partie du Petit Arlequin, plus encore que dans celle de Arlequin, les rythmes de danse et les rythmes de la clarinette sont inséparablement liés en une unité polyphonique, et ont la même importance. Il est donc souhaitable que I'auditeur prête la même attention aux pas.Cette composition peut, elle aussi, être exécutée par un clarinettiste et une danseuse (ou un danseur). Elle a été également arrangée pour la flûte. Alors que Arlequin réunit en lui une gamme étendue de caractères dont sept sont prépondérants, Le petit Arlequin est un musicien de bal espiègle et folâtre et un fantaisiste à l'esprit pétillant, qui pourrait inspirer à l'avenir un genre de musicien plus mobile.


  1. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  2. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466. 

  3. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  4. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  5. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  6. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  7. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  8. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  9. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  10. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Karlheinz Stockhausen, 15 décembre 1984