Kaija Saariaho (1952)

NoaNoa (1992)

pour flûte et électronique

œuvre électronique, Ircam

  • Informations générales
    • Date de composition : 1992
    • Durée : 10 minutes
    • Éditeur : Chester Music, Londres
    • Dédicace : à Camilla Hoitenga
    • Livret (détail, auteur) :

      Paul Gauguin, Journal de voyage à Tahiti

  • Genre
    • Musique soliste (sauf voix) [Flûte]
Effectif détaillé
  • flûte

Information sur la création

  • 23 July 1992, Allemagne, Darmstadt, par Camilla Hoitenga : flûte.

Information sur l'électronique
RIM (réalisateur(s) en informatique musicale) : Xavier Chabot
Dispositif électronique : dispositif électronique non spécifié

Note de programme

NoaNoa est une pièce pour flûte et la Station d'informatique musicale de l'lrcam (SIM, basée sur l'ordinateur Next).

Différents types de sons de flûte ont été échantillonnés et stockés dans la mémoire de la SIM, et sont déclenchés et transformés électroniquement à des endroits précis de la partition, soit avec l'aide d'un suiveur automatique de partition (suivi des hauteurs et de l'enveloppe de la flûte), soit par une pédale contrôlée par l'interprète. Cette pédale contrôle également des outils de traitement en temps réel, incluant harmoniseur, réverbération, délai et enfin des « modèles de résonance » (banc de filtres dont les paramètres sont dérivés d'une technique d'analyse spécifique développée à I'Ircam par Jean-Baptiste Barrière, Y. Potard, P.-F. Baisnée), qui ont été portés sur la Station d'informatique musicale de l'Ircam spécialement pour cette œuvre.

D'une façon générale, la partie électronique développe les idées musicales de l'écriture pour l'instrument soliste. Le titre se réfère à une gravure sur bois de Paul Gauguin, NoaNoa. Il fait également référence à un journal de voyage du même nom, écrit par Paul Gauguin durant son séjour à Tahiti entre 1891 et 1893. Les fragments de textes utilisés pour la voix sont extraits de cet ouvrage.

NoaNoa est aussi un travail d'équipe. Beaucoup de constituants de la partie de flûte ont été travaillés avec l'aide de Camilla Hoitenga, à qui la pièce est dédiée. La partie électronique a été développée par Xavier Chabot sur l'environnement de la SIM, sous la supervision de Jean-Baptiste Barrière.

Kaija Saariaho.