Wolfgang Rihm (1952)

9. Streichquartett (1992-1993)

Quartettsatz

  • Informations générales
    • Date de composition : 1992 - 1993
    • Durée : 25 mn
    • Éditeur : Universal Edition, nº UE 30152
    • Commande: vingtième anniversaire du festival Römerbad de Badenweiler
Effectif détaillé
  • violon, violon II, alto, violoncelle

Information sur la création

  • Date : 13 November 1993
    Lieu :

    Allemagne, Badenweiler


    Interprètes :

    le Quatuor Emerson.

Note de programme

L’œuvre, en un seul mouvement et d’une durée d’une demi-heure, concilie un caractère anguleux, acerbe et des élans vers une nouvelle fluidité. Par cette opposition – présentée parfois simultanément –, le quatuor exerce une grande part de sa fascination. Le climat prédominant dans le Neuvième quatuor à cordes est celui de « l’impetuoso ». Des passages lyriques intercalés occasionnellement passent comme des ombres blanches, éphémères et furtives. Elles se transforment presque imperceptiblement en tensions expressives ou se confrontent, en césures brusques, à des conglomérats de notes menaçants. L’énergie sonore et rythmique, ainsi que sa puissance, peuvent temporairement évoquer une tonalité où affleurent les réminiscences d’un travail motivique. Cependant, ce ne sont pas les éléments cruciaux de la pièce, même s’ils sont liés au désir du compositeur d’accéder à une nouvelle fluidité du langage ; depuis longtemps déjà les alternatives comme tonalité/atonalité ou tradition/avant-garde ne constituent plus pour Wolfgang Rihm de véritables points de divergence. Ce qui est déterminant dans le Neuvième quatuor à cordes, c’est l’élan continu des idées où les énergies jaillissent comme des gerbes d’éclairs et conduisent à des formulations éclatantes.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

Josef Häusler, concert du 13 novembre 2008, Ircam, espace de projection.