Henri Pousseur (1929-2009)

Madrigal I (1958)

pour clarinette

  • Informations générales
    • Date de composition : 1958
    • Durée : 04 mn
    • Éditeur : Universal Edition
    • Dédicace : pour la naissance de Denis
Effectif détaillé
  • clarinette

Information sur la création

Note de programme

Pousseur est un compositeur belge de la même génération que Boulez et Stockhausen ; il rencontre le premier en 1951 et le second en 1952. En 1954, il réalise Séismogrammes dans le studio de Stockhausen à Cologne, un peu à la manière dont Stockhausen avait réalisé l'année précédente ses Études électroniques, puis Symphonie, pour quinze instruments, qui sera créée pendant la deuxième saison du Domaine Musical.

En 1956, il rencontre Berio aux sessions d'été de Darmstadt ; son Madrigal I (contemporain de la Sequenza I pour flûte de Berio) est une œuvre virtuose qui exploite toutes les possibilités de l'instrument (registres, modes d'attaque du son, dynamique... ). La démarche est analogue à celle de Berio dans ses Sequenzas, mais la sensibilité est différente. L'œuvre rompt avec la notation traditionnelle. Seule obligation, le tempo doit rester fixe pendant toute l'exécution, mais peut varier du simple au double selon les possibilités de l'interprète.


  1. Il nous semble important de faire une distinction entre le Réalisateur en Informatique Musicale (RIM) qui contribue à la confection de la partie électronique d’une œuvre et le Musicien en charge de l’Électronique Live (MEL) qui n’a pas nécessairement participé à l’élaboration de cette partie électronique mais qui doit s’assurer de sa mise à jour et de son bon fonctionnement lors d’une performance (lire à ce sujet Plessas et Boutard, 2015). 

  2. Par convention, l’harmonique 1 (fréquence f0) correspond à la fondamentale du spectre. Pour un spectre harmonique, la fréquence de chaque composante spectrale vérifie la relation suivante: fn = n x f0. 

  3. Grisey a commis une erreur au niveau du premier intervalle: l’écart entre la fondamentale (mi0) et le second harmonique (mi1) est une octave, soit 24 quarts de ton et non 22 comme il est indiqué. 

  4. SAARIAHO, Kaija, « Timbre et harmonie », dans Le timbre, métaphore pour la composition, Jean-Baptiste Barrière, éd., Paris, Ircam - Christian Bourgois, 1991, p. 412-453. 

  5. GRABOCZ, Martha, « La musique contemporaine finlandaise : conception gestuelle de la macrostucture / Saariaho et Lindberg », Cahiers du CIREM, Musique et geste, n ° 26-27, décembre 1992-mars 1993, p. 158. 

  6. BATTIER, Marc, NOUNO, Gilbert, « L'électronique dans l'opéra de Kaija Saariaho, L'Amour de loin », in Carlos AGON, Gérard ASSAYAG, Jean BRESSON, The OM Composer's Book, coll. Musique et sciences, Ircam, Centre Georges-Pompidou, 2006, p. 21-30.  

  7. CAUSSÉ, Réné, SLUCHIN, Benny, Sourdines des cuivres, Paris : Editions de la Maison des sciences de l'homme, 1991. 

  8. Yan Maresz, cité par Bruno Heuzé, dans HEUZÉ, Bruno, « Yan Maresz, Portrait », Résonance, Ircam/Centre Georges Pompidou, n° 14, septembre 1998, page 16. 

  9. Whittall, Arnold, Jonathan Harvey, Londres, Faber and Faber, 1999. Traduction française sous le même titre par Eric de Visscher, L’Harmattan, Ircam-Centre Georges Pompidou, 2000, p. 44. 

  10. Harvey, Jonathan, « Le Miroir de l’ambiguïté », Le Timbre, métaphore pour la composition, recueil de textes réunis par Jean-Baptiste Barrière, Paris, Ircam, Christian Bourgois, 1991, p. 454-466.