Yves-Marie Pasquet (1947)

Poème perdu (1988)

pour clarinette, alto et piano

  • Informations générales
    • Date de composition : 1988
    • Durée : 10 mn
    • Éditeur : Ed. Musicales Transatlantiques
    • Dédicace : à Patrick Marcland
Effectif détaillé
  • clarinette, alto, piano

Information sur la création

  • 13 March 1997, France, Paris, Goethe Institut, par Alain Damiens : clarinette, Christophe Desjardins : alto, Dimitri Vassilakis : piano.

Note de programme

Fruit d'une longue méditation sur la vie et l'œuvre d'Arthur Rimbaud (1854-1891), ce trio en quatre mouvements explore un quatrain du poète, tirant son matériau des analyses phonologique, acoustique, sémantique et poétique de chaque vers.

L'œuvre déploie un univers tour à tour nuancé, volubile, méditatif, ou heurté (deuxième mouvement : « Vif, crépitant »). L'ensemble de la partition développe ainsi un univers tout en nuances, qui affectionne à la fois les jeux pianissimi, les lignes sonores volubiles entremêlées et les amples résonances hiératiques (fin du premier mouvement, marqué « Lent et majestueux »). Le compositeur rappelle qu'après s'être enfoncé dans l'enfer du cœur humain, Rimbaud y découvrit un abîme qui l'amena au silence de la solitude.

Volontairement, l'auditeur ignorera tout de ces quatre vers, que la partition ne cite pas. « J'induirais l'auditeur en erreur, écrit Yves-Marie Pasquet, si je l'invitais à écouter Poème perdu avec le quatrain de Rimbaud devant les yeux. Le titre signifie déjà par lui-même que le poème doit se faire oublier, et doit être oublié, comme dissous en musique. »

Rappelons qu'au cours des années 1870, avant son départ pour l'Abyssinie, Rimbaud avait entrepris des études musicales, désireux de se mettre à la composition...