Maurice Ohana (1913-1992)

Llanto por Ignacio Sánchez Mejías (1950)

oratorio pour récitant, baryton, chœur féminin et petit orchestre
[Plainte pour Ignacio Sánchez Mejías]

  • Informations générales
    • Date de composition : 30 mar 1950 - 08 may 1950
      Dates de révision : 1978
    • Durée : 42 mn
    • Éditeur : Billaudot, œuvre éditée par Pierre Noël, 1996
    • Commande: Jean-Etienne Marie pour le Centre Culturel du Conservatoire
    • Dédicace : à Alain Bermat
    • Livret (détail, auteur) :

      Federico Garcia Lorca, Llanto por Ignacio Sánchez Mejías.

Effectif détaillé
  • solistes : baryton solo, récitant
  • flûte (aussi flûte piccolo), hautbois, 2 clarinette, basson, 2 cor, trompette, timbales, 3 percussionniste, clavecin, 6 violon, 6 violon II, 4 alto, 4 violoncelle, 2 contrebasse, chœur de femmes [8 à 12 contraltos et mezzos]

Information sur la création

  • 22 May 1950, France, Paris, Sorbonne, amphithéâtre Richelieu, par Bernard Cottret : baryton, Maurice Molho : récitant, l'Orchestre des Cadets du Conservatoire, direction : Georges Delerue.

Titres des parties

I. La cogida y la muerte (la blessure et la mort) ; II. La sangre derramada (le sang répandu) ; III. Cuerpo presente (corps gisant) ; IV. Alma ausente (âme absente).

Note de programme

Cette œuvre qui donna le coup d'envoi décisif à la carrière du compositeur, est, en quelque sorte, la réponse aux « signes » que lui envoyait le destin, depuis sa rencontre avec Argentinita, dédicataire du poème de Lorca. Dans cette oeuvre très ibérique, tout en puisant franchement aux sources populaires, comme en payant sa dette envers Manuel de Falla, il trouvait, à travers la forme du texte de Lorca, qui commandait impérieusement sa musique, le principe d'organisation qui allait régir toutes ses oeuvres futures, conçues davantage comme un poème dont les strophes se succèdent librement, que comme des structures faisant appel au développement thématique ou à quelque combinaison d'ordre purement spéculatif.

Le Llanto que Pierre Barthélémy sous-titre « Liturgie du Taureau », est un poème tragique, un rituel de la mort, « frère moderne du Plantis médiéval » (Roger Laccassagne), mené de bout en bout par le récitant et le chanteur (dédoublement du même personnage) auquel fait écho le chœur des voix féminines à l'unisson.

Christine Prost, catalogue raisonné de l'œuvre de Maurice Ohana, Revue Musicale, Editions Richard Masse.