Maurice Ohana (1913-1992)

La Célestine (1982-1987)

tragi-comédie lyrique en 11 tableaux pour voix solistes, chœur, orchestre et électronique

œuvre électronique
œuvre scénique

  • Informations générales
    • Date de composition : oct 1982 - 17 apr 1987
    • Éditeur : Billaudot, 1993
    • Commande: Radio France (Charles Chaynes) et Opéra de Paris
    • Livret (détail, auteur) :

      Fernando de Rojas, La Célestine, adaptation et livret de Maurice Ohana, texte français d'Odile Marcel.

Effectif détaillé
  • solistes : soprano [colorature, la Sibylle] , mezzo-soprano [la Sibylle] , soprano [Mélibée] , soprano [dramatique, Lucrèce, suivante de Mélibée] , 2 soprano [Aréis & Elys, pensionnaires de Célestine] , baryton [Calyx] , ténor [ténorino, Tristan, page de Calyx] , ténor [Sosie, page de Calyx] , 2 voix chantée [Criton & Ruffian, amants des pensionnaires, respectivement comédien-chanteur et basse-bouffe] , baryton-basse solo [le père de Mélibée] , voix parlée [l’Illuminé, comédien-chanteur, incarnant Fernando de Rojas, auteur de l’œuvre] , clavecin
  • contralto [Célestine] , chœur de femmes [les Parques, 12 à 18 voix de femmes prises dans le choeur mixte] , chœur mixte [40 à 80 voix] , 2 flûte, flûte piccolo, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinette, clarinette basse, 2 basson, contrebasson, 2 cor, 2 trompette, 2 trombone, trombone basse, 3 percussionniste, piano, orgue [de chœur] , 12 violon [maximum] , 10 violon II [maximum] , 8 alto [maximum] , 6 violoncelle [maximum] , 4 contrebasse [maximum]

Information sur la création

  • 13 June 1988, France, Paris, Opéra, Palais Garnier, par Elisabeth Chojnacka : clavecin, Katherine Ciesinski (Célestine), les solistes de l'Opéra de Paris (Susan Belling, Sylvie Deguy, Liliane Mazeron, Roselyne Allouche, Marie-Christine Porta, Valérie Chouanière, Bruce Brewer, Ian Caley, Jean-Philippe Courtis, John Paul Bogart, Stephen Dickson, Jean-Marc Salzmann et Jean-Luc Boutté : récitant) le chœur et l'orchestre de l'Opéra de Paris, direction : Arturo Tamayo, mise en scène : Jorge Lavelli.

Titres des parties

  • 1er tableau : Prologue. Première prophétie de la Sibylle.
  • 2e tableau : Le Camp des Rois Catholiques à Santa-Fe.
  • 3e tableau : Le Jardin des Délices.
  • 4e tableau : Les Sorts (chez Calyx) ; portrait de Célestine ; Pandemonium (mimodrame).
  • 5e tableau : L’Antre des Sorts (chez Célestine) ; Interlude ; deuxie prophétie de la Sibylle.
  • 6e tableau : Le Jardin de Mélibée.
  • 7e tableau : Grande conjuration des Sorts.
  • 8e tableau : Nuit au Jardin des Délices.
  • 9e tableau : Les cris de rue ; chez Célestine – la Cène ; mort de Célestine ; éloge de Célestine ; Ruffian ; troisième prophétie de la Sibylle.
  • 10e tableau : Deuxième nuit au Jardin des Délices ; Alborada – mort de Calyx ; délire et mort de Mélibée ; déploration du père.
  • 11e tableau : Épilogue ; Triomphe de Christophe Colomb à Séville ; rituel de l’oubli.

Note de programme

La tragi-comédie de Calixte et Mélibée est l'une des œuvres maîtresses de la littérature espagole et universelle. Ecrite en 1492, sa parution coïncide avec la reddition de Grenade aux Rois Catholiques, qui assure le triomphe définitif de la reconquête, achevée par les souverains Fernand et Isabelle. L'œuvre lyrique qu'en a tiré Maurice Ohana simplifie considérablement les détours innombrables de l'intrigue et réduit le nombre des personnages aux figures essentielles. La pièce, telle que conçue par son auteur, durerait en effet près de cinq heures. En revanche, Maurice Ohana ajoute des épisodes étrangers à la pièce, destinés d'une part à en situer la place historique, et à en préciser les allusions au monde païen sous-jacent. Ces épisodes ajoutés donnent à l'ouvrage lyrique un caractère évoquant l'architecture des tragédies grecques, par les passages poétiques, (Stasimon ou Parodos), ou purement musicaux destinés à rendre aussi efficace que possible la théâtralité de l'ouvrage ainsi conçu. L'« Auteur », incarné par un comédien, apporte par son récit une clarification périodique aux scènes qui vont suivre ou qui viennent de se dérouler. Son texte dit peut-être ainsi traduit en n'importe quelle langue.

Christine Prost, catalogue raisonné de l'œuvre de Maurice Ohana, Revue Musicale, Editions Richard-Masse.