Maurice Ohana (1913-1992)

Anneau du Tamarit (1976)

pour violoncelle et orchestre

  • Informations générales
    • Date de composition : 1976
    • Durée : 22 mn
    • Éditeur : Jobert, 1977 (+ réduction violoncelle/piano par le compositeur, 1980)
    • Dédicace : à Alain Meunier
Effectif détaillé
  • soliste : violoncelle
  • 2 flûte, 2 hautbois, 2 clarinette, 2 basson, 2 cor, 2 trompette, trombone, 3 percussionniste, piano [avec 3e pédale] , 10 violon, 8 violon II, 6 alto, 6 violoncelle, 4 contrebasse [dont 1 à 5 cordes]

Information sur la création

  • 10 December 1977, 1re version, France, Orléans, Semaines Musicales, par Alain Meunier : violoncelle, l'Orchestre des Concerts Colonne, direction : Marius Constant.
  • 3 octobre 1978, 2e version, France, Paris, Maison de la Radio, par Alain Meunier et le Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio France, direction : Alexandre Myrat.

Observations

Effectif de la première version : violoncelle solo / 2 flûtes, 1 hautbois, 1 clarinette, 1 basson / 2 cors, 1 trompette, 1 trombone / 2 percussionnistes / piano / cordes.

Note de programme

Cet ouvrage est un hommage à Lorca dont le dernier recueil de poèmes (Divan du Tamarit) peut apparaître, a posteriori, comme une prémonition de sa propre mort. Les neuf Casidas, qui en composent la seconde partie, sont autant de visions désespérées ou amères que Maurice Ohana imagine peuplant la mémoire du poète tout au long de la route de la Fontaine aux larmes qui fut son chemin de croix. Mots et images tournent autour du condamné, anneau qui l'encercle, l'emprisonne, mais aussi le protège à l'heure ultime. L'ouvrage est d'un seul tenant, les séquences s'enchaînant comme autant de visions tour à tour sombres, violentes, déchirantes, dépouillées ou tragiques, en un poème de la mort qui rejoint, après vingt-cinq années, cet autre poème de mort qu'était le Llanto por Ignacio Sánchez Mejías.

Christine Prost, catalogue raisonné de l'œuvre de Maurice Ohana, Revue Musicale, Editions Richard-Masse.