Magnus Lindberg (1958)

Corrente II (1992)

pour grand orchestre

  • Informations générales
    • Date de composition : 1992
    • Durée : 18 mn
    • Éditeur : Chester Music
    • Commande: British Broadcasting Corporation (BBC)
Effectif détaillé
  • 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinette (aussi 1 clarinette en mib), clarinette basse, 2 basson, contrebasson, 4 cor, 2 trompette, 3 trombone, percussionniste, timbales, harpe, piano, 14 violon, 12 violon II, 10 alto, 8 violoncelle, 6 contrebasse

Information sur la création

  • Date : 27 November 1992
    Lieu :

    Royaume-Uni, Londres, Barbican Centre


    Interprètes :

    l'Orchestre symphonique de la BBC, direction : Andrew Davies.

Note de programme

Commandée par la BBC pour le festival de la musique scandinave, Tender is the North, Corrente II fut créée au Barbican Centre à Londres, en novembre 1992.

Corrente II n'est pas seulement une version pour grand orchestre de Corrente pour seize musiciens : elle est plus longue d'un tiers et comporte des matériaux absents dans Corrente. Lindberg décrit lui-même la différence entre les deux pièces dans la notice de programme de la BBC : « On peut penser à un paysage vu à des distances variables. De nouveaux détails sont perceptibles de près et, quand on s'éloigne, on le voit comme partie d'une entité plus large. » Dans le même contexte, Lindberg donne une attestation sur sa nouvelle orientation stylistique : « En 1991, après avoir écrit le Concerto pour piano, précédé par trois œuvres pour des orchestres de différentes formations (Kinetics, Marea et Joy), je sentais que j'étais parvenu à mes fins en ce qui concerne l'utilisation d'une certaine expression musicale et technique compositionnelle. Toutes ces œuvres étaient fondées sur le principe de chaconne élargie, avec des chaînes d'accords en cercles, soumises à une transformation constante et articulées d'une manière très gestuelle. Le paradoxe musical, et évidemment le défi, était le désaccord entre la méthode de construction exprimée par les gestes et l'orientation vers une continuité en termes de progression et de développement. »

Afin que l'harmonie et le rythme soient plus proches l'un de l'autre, Lindberg abandonnait le principe de chaconne et établissait l'harmonie sur différents agrégats de gammes. Le matériau rythmique était fondé sur des patterns avec une approche kaléidoscopique à la répétition et variation. « En combinant ces patterns et agrégats de gammes, j'ai voulu donner à l'expression musicale un sens narratif composé de directions se mouvant dans différentes constellations orchestrales. » L 'absence de flûtes dans l'orchestre constitue une particularité de l'instrumentation.

Risto Nieminen, « Magnus Lindberg », Les Cahiers de l'Ircam, coll. « Compositeurs d'Aujourd'hui » n° 3.