György Ligeti (1923-2006)

 Partitions
 Extraits sonores 

Ramifications (1968)

pour orchestre à cordes ou douze cordes solo

Date de composition : 1968
Durée : 9 minutes
Editeur : Schott, nº ED 6305
Commande : Fondation Koussevitsky
Dédicace : A Serge et Natalie Koussevitsky

Information sur la création

  • 23 April 1969,

    radio Sender Frei Berlin (SFB), Berlin

    , par

    Orchestre symphonique de la radio de Berlin, direction : Michael Gielen. Création de la version solo le 10 octobre 1969, Saarländischer Rundfunk Saarbrücken, orchestre de chambre de Saarländischen Rundfunks, direction : Antonio Janigro

Genre

Musique instrumentale d'ensemble [Orchestre à cordes]

Effectif détaillé

  • 4 violon, 7 violon, 3 violon 2, 2 alto, 2 alto, 2 violoncelle, 2 violoncelle, 1 contrebasse [version soliste], 1 contrebasse [effectif pour version soliste]

Informations complémentaires

Titres des parties

Corrente
Con delicatezza

Note de programme

Composé durant l'hiver 1968-1969 à la demande de la fondation Koussevitsky et dédié à Serge et Natalie Koussevitsky, Ramifications représente un tournant important dans l'évolution du langage de Ligeti. Les blocs sonores denses et statiques développés au début des années soixante — et réalisés surtout dans Atmosphères — se transforment ici en une sonorité plus transparente et plus relâchée. Le titre ne se rapporte pas au mouvement des voix individuelles mais à celui des faisceaux de voix, et, par conséquent, la structure de la composition est fondée sur les ouvertures et fermetures de ces faisceaux et sur leurs transformations continuelles. L'autre nouveauté de la composition se manifeste dans l'utilisation d'intervalles plus petits que le demi-ton, s'opposant au tempérament égal divisant l'octave en douze demis tons égaux. L'ensemble, composé des instruments à cordes — un orchestre de chambre ou douze solistes — est divisé en deux groupes égaux accordés à des diapasons différents, décalés d'un peu plus d'un quart de ton. Par ce moyen, Ligeti obtient une sonorité tout à fait particulière, fluctuante et irisée.


Lucie Kayas , programme du Théâtre du Châtelet, 1996-1997