updated 17 February 2020
© Mauro Fermariello

Salvatore Sciarrino

Compositeur italien né le 4 avril 1947 à Palerme.

Originaire de Sicile, Salvatore Sciarrino étudie les arts visuels avant de se consacrer à la musique. Il se forme essentiellement en autodidacte, par l’étude des œuvres des compositeurs anciens et modernes, mais reçoit aussi les conseils de Antonio Titone et Turi Belfiore. La première création publique d’une de ses œuvres a lieu en 1962. Il complète ses études à Rome et à Milan et s’initie à la musique électronique avec Franco Evangelisti, qu’il considère avec Stockhausen comme l’un de ses « pères » artistiques.

Il enseigne ensuite la composition aux conservatoires de Milan, Pérouse et Florence, et dirige des masterclasses. De 1978 à 1980, il est directeur artistique du théâtre communal de Bologne. En 1982, il se retire dans la petite ville d’Ombrie Città di Castello pour se consacrer à la composition et à son enseignement jusqu’en 2000. En 2014-2015, il donne une série de masterclasses au conservatoire de musique de Latina, au sud de Rome.

Bien qu’affirmant sa filiation avec des figures de l’avant-garde musicales, Stockhausen en particulier, Salvatore Sciarrino revendique pour son travail une forte continuité avec l’histoire. Son abondant catalogue ne présente pas de ruptures nettes mais une évolution vers une conception de la musique parfois désignée comme « écologie » de l’écoute et du son. On a parlé dès ses débuts, dans les années soixante, d’un « son Sciarrino ».

Sa musique est intimiste, concentrée et raffinée, construite sur des principes de microvariations de structures sonores constituées de timbres recherchés et de souffles. Il élabore un monde sonore transparent, raréfié et proche du silence (ou du « son zéro » qui, pour le compositeur, est déjà musique), un monde fait d’une multitude de sons microscopiques, d’un flot continu de bruits infimes, un monde sonore réduit à l’essentiel. Les titres de ses œuvres sont éloquents à cet égard : Esplorazione del bianco (1986), Cantare con silenzio (1999).

Le compositeur organise ses œuvres comme on trace les lignes d’un dessin, utilise des techniques d’estompage du son, de fusion des couleurs, de jeux de lumière dans le modelage du timbre : un univers proche des arts plastiques dont Morte di Borromini (1988), Omaggio a Burri (1995) font l’éloge.

Dans le catalogue de Sciarrino, la voix occupe une place majeure, des expériences sur l’émission vocale de Lohengrin, à une pièce pour flûte et orchestre où elle est seulement évoquée et représentée par des instruments, le Libro notturno delle voci (2009) et dans des œuvres dont l’écriture est centrée sur une continuité mélodique liée à la psychologie des personnages : Luci mie traditrici (1998), Macbeth (2002), et surtout Infinito nero (1998), sur les visions mystiques de Maria Maddalena dei Pazzi.

Le travail sur l’unité de la poésie et la musique reste un « chantier » majeur du compositeur comme l’évoque le titre même de Cantiere del poema (2011) sur des textes de Pétrarque et Foscolo. Il peut, en outre, mettre en valeur avec humour une poétique de la vie ordinaire, avec l’usage, par exemple, des annonces de gares dans Senza sale d’aspetto (2011), qui ornaient déjà le livret (écrit par le compositeur) de l’opéra en un acte Superflumina (2010).

Il a reçu de nombreux prix, dont le prix de la Société internationale de musique contemporaine en 1971 et 1974, le prix Dallapiccola (1974), celui de l’Anno discografico (1979), le Psacaropoulos (1983), le prix Abbiati (1983), le Premio Italia (1984), le prix Prince Pierre de Monaco (2003), le prix international Feltrinelli (2003), le prix de l’état de Salzburg (2006), le Premio Frontiere della Conoscenza per la musica (2011) de la Fondation BBVA, le Premio Una vita per la musica (2014) Teatro La Fenice - Associazione Rubenstein di Venezia et le Lion d’or de la Biennale de musique de Venise pour l’ensemble de sa carrière en 2016.


© Ircam-Centre Pompidou, 2015

Sources

  • David OSMOND-SMITH, « Sciarrino, Salvatore », Grove, Oxford University Press ;
  • Éditions Ricordi ;
  • Éditions Rai Trade ;
  • Martin KALTENECKER, « L’exploration du blanc » et « Entretien avec Salvatore Sciarrino » dans Entretemps, n° 9, Paris, 1990 ;
  • Gérard PESSON, « Héraclite, Démocrite et la méduse » dans Entretemps, n° 9, Paris, 1990 ;
  • Site personnel du compositeur (voir ressources).

Liens Internet

Conférences de et sur Salvatore Sciarrino à l’Ircam

(liens vérifiés en novembre 2021).

Bibliographie

  • Sandro CAPPELLETTO, « Comporre dentro il silenzio », [Entretien avec Salvatore Sciarrino] dans Il giornale della musica, EDT et Allemandi éd., Turin, avril 1988.
  • Matteo CESARI, Déchiffrer les horloges : l’interprétation du temps dans L’orologio di Bergson de Salvatore Sciarrino et Carceri d’Invenzione IIb de Brian Ferneyhough, thèse de doctorat sous la direction de Jean-Marc Chouvel, Paris IV, 2015, disponible ici.
  • Gualtiero DAZZI, « Action invisible, drame de l’écoute », dans Entretemps n° 9, Paris, décembre 1990, p. 117-134.
  • Grazia GIACCO, La notion de « figure » chez Salvatore Sciarrino, Paris, 2001, L’Harmattan, coll. « Univers musical ».
  • Francesca GUERRASIO, Les territoires sonores de Salvatore Sciarrino. L’écoute écologique, le théâtre musical, l’esthétique figurale, thèse de doctorat sous la direction de Danielle Cohen-Levinas et Sergio Durante, Paris IV, 2012.
  • Martin KALTENECKER, Gérard PESSON, [Entretien avec Salvatore Sciarrino] dans Entretemps n°9, décembre 1990, Paris, p. 135-142.
  • Martin KALTENECKER, « L’exploration du blanc », dans Entretemps n° 9, Paris, décembre 1990, p. 107-116.
  • Gérard PESSON, « Héraclite, Démocrite et la Méduse », dans Entretemps n°9, Paris, décembre 1990, p. 143-150.
  • « Salvatore Sciarrino », dans le Programme du Festival d’Automne à Paris, Paris, 2000, (textes de Luigi Nono, Salvatore Sciarrino, Gianfranco Vinay, Laurent Feneyrou).
  • Salvatore SCIARRINO, Carte da suono, CIDIM, Novecento Editore, 2001.
  • Salvatore SCIARRINO, Le figure della musica da Beethoven a oggi, Ricordi, 1998.
  • Gianfranco VINAY, Immagini, gesti, parole, suoni, silenzi. Drammaturgia delle opere vocali e teatrali di Salvatore Sciarrino, Milano, Ricordi, Accademia di Santa Cecilia, 2010.
  • Gianfranco VINAY, « L’invisible impossible: voyage à travers les images poétiques de Salvatore Sciarrino », dans Filigrane, n°2, Traces d’invisible, éd. Delatour France, second semestre 2005.
  • Gianfranco VINAY, « L’invitation au silence », dans Résonance n° 15, éd. Ircam - Centre Pompidou, Paris, mai 1999, p. 16-17.

Discographie sélective

  • Salvatore SCIARRINO, Ai limiti della notte ; Sei caprici ; Capriccio di una corda ; Tre notturni brillanti ; Fra sé ; Per Mattia, dans « Complete Works For Violin And For Viola », 1 CD Stradivarius, 2017, STR 37057.
  • Salvatore SCIARRINO, Un’immagine di arpocrate ; Giorno velato presso il lago nero, dans « Musica Viva 26 », 1 CD Neos, 2016, 11626.
  • Salvatore SCIARRINO, Cantare con silenzio ; Berceuse ; Libro notturno delle voci, Mario Caroli : flûte, Neuevocalsolisten Stuttgart, Tokyo Philharmonic Orchestra, direction : Marco Angius, 1 cd Stradivarius, STR 33987, 2014.
  • Salvatore SCIARRINO, « Piano Works », Notturno n. 1 ; Notturno n. 3 ; V Sonata ; Perduto in una città d’acque ; I Sonata, Florian Hoelscher, 1 cd Neos, 11124, 2013.
  • Salvatore SCIARRINO, Quartetto n. 7 ; Quartetto n. 8 ; Sei quartetti brevi, Quatuor Prometeo, 1 cd Kairos, 0013212KAI, 2012.
  • Salvatore SCIARRINO, Macbeth, Vocalensemble Nova, Klangforum Wien, direction : Evan Christ, 2 cds Col legno, WWE 2CD 20404, 2012.
  • Salvatore SCIARRINO, Cantiere del poema ; Tre duetti con l’eco ; L’altro Giardino, Anna Radziejewska :  mezzo-soprano, l’Ensemble Algoritmo, direction : Marco Angius, 1 cd Stradivarius, STR 33942, 2012.
  • Salvatore SCIARRINO, Luci mie traditrici, Nina Tarandek, Christian Miedl, Roland Schneider, Simon Bode, Ensemble Algoritmo, direction : Marco Angius, Christian Pade : mise en scène, 1 dvd EuroArts, 2012, 5903.
  • Salvatore SCIARRINO, Le stagioni artificiali ; Centauro marino ; Studi per l’intonazione del mare, Ensemble Algoritmo, direction : Marco Angius, 1 cd Stradivarius, 2011, STR 33917.
  • Salvatore SCIARRINO, Canzona di ringraziamento, Irmgard Messin : flûte, 1 cd Hevetia 2011, HV 0049-3-331.
  • Salvatore SCIARRINO, Tu m’uccidi, o crudele, extrait dePagine, dans « Faces », Mac Saxophone Quartet, 1 cd Artesuono, 2011, ART 108.
  • Salvatore SCIARRINO, Quintettino n. 1, dans « Contemporary Reflections », Quasars ensemble, direction : Ivan Buffa, 1 cd Hevetia 2011, HV 0045-2-331.
  • Salvatore SCIARRINO, Venere che le grazie la fioriscono, dans « Inward », Richard Craig : flûte, 1 cd Metier, 2011, MSV28517.
  • Salvatore SCIARRINO, Ai limiti della notte, dans « Matteo: 300 Years of an Italian Cello », Matt Haimovitz violoncelle, 1 cd Oxingale, 2011, 2018.
  • Salvatore SCIARRINO, Luci mie traditrici, Ensemble Algoritmo, direction : Marco Angius, 1 cd Stradivarius 2011, STR 33900.
  • Salvatore SCIARRINO, Sei capricci, dans « Aisha Orazbayeva. Outside », Aisha Orazbayeva : violon, 1 cd Nonclassical, 2011, NONCLSS013.
  • Salvatore SCIARRINO, Aspern Suite, dans « Milano Musica Festival Kurtág-Sciarrino », Petra Hoffmann soprano, Ensemble Recherche, 1 cd Stradivarius, 2011, STR 33890.
  • Salvatore SCIARRINO, Ai limiti della notte, dans « Works for viola solo », Anna Spina : alto, 1 cd Neos 2010, 10920.
  • Salvatore SCIARRINO, Libro notturno delle voci, dans « Donaueschinger Musiktage 2009 », vol. 1, Mario Caroli : flûte, SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg, direction : Beat Furrer, 1 cd Neos, 2010, 11051.
  • Salvatore SCIARRINO, Il legno e la parola, dans « La parola al legno », Simone Mancuso : percussion, avec des œuvres de John Cage et Giacinto Scelsi, 1 cd Stradivarius 2010, STR 33863.
  • Salvatore SCIARRINO, Lo spazio inverso, Ex Novo Ensemble, 1 cd Stradivarius, 2009, STR 33852.
  • Salvatore SCIARRINO, *Sui poemi concentrici I, II, III,*ensemble recherche : Martin Fahlenbock : flûte, Shizuyo Oka : clarinette, Melise Mellinger : violon, Barbara Maurer : viole d’amour, Lucas Fels : violoncelle, 3 cds Kairos, 2009, 0012812KAI.
  • Salvatore SCIARRINO, 12 Madrigali, Neue Vocalsolisten Stuttgart, enregistrement de la création mondiale, festival Salzburger Festspiele Reihe Kontinent, 2008, Kollegienkirche Salzburg, 1 cd col legno, 2009, 20287.
  • Salvatore SCIARRINO, Due notturni ; Notturno N. 3 ; Notturno N. 4 ; Due notturni crudeli ; De la nuit, dans « Nuit », Ciro Longobardi : piano, 1 cd Stradivarius, 2009, STR 33835.
  • Salvatore SCIARRINO, Cadenze per il Concerto per pianoforte di Wolfgang Amadeus Mozart K. 491, Maurizio Pollini : piano, Wiener Philharmoniker, avec les concertos pour piano de Mozart K. 414 & 491, 1 cd Deutsche Grammophon, 2008, DG 00289 477 7167.
  • *Salvatore SCIARRINO, *Fauno che fischia a un merlo;D’un faune;La perfezione di uno spirito sottile;Toccata e Fuga in re minore BWV 565, Mario Caroli : flûte, Ernestine Stoop : harpe, Tomoko Mukayiama : piano, Françoise Kubler : voix, Christian Dierstein : cloches, 1 cd Attacca 2008, 28118.
  • Salvatore SCIARRINO, « Orchestral Works » :Variazioni ;Allegoria della notte ; Frammento e adagioMorte di Borromini ;I fuochi oltre la ragione ; Recitativo oscuro ; Il suono e il tacere ; Shadow of sound, Orchestre symphonique national de la RAI, direction : Tito Ceccherini, Francesco Dillon : violoncelle, Marco Rogliano : violon, Mario Caroli : flûte, Moni Ovadia : voix, Daniele Pollini : piano, 3 cds Kairos 2008, 0012802KAI.
  • Salvatore SCIARRINO, Efebo con radio;* Il giornale della necropoli ; Autoritratto nella notte ; Storie di altre storie*, Sonia Turchetta : voix, Teodoro Anzellotti : accordéon, Orchestre symphonique de la WDR de Cologne, direction : Kazushi Ono, Lucas Vis (pourIl giornale della necropoli), 1 cd Winter & winter, 2008, 910 144-2.
  • Salvatore SCIARRINO, Lohengrin ; Vento d’ombra ; Due notturni crudeli, Marianne Pousseur : voix, Alfonso Alberti : piano, ensemble Risognanze, direction : Tito Ceccherini, 1 cd col legno, 2008, 20264.
  • Salvatore SCIARRINO, Vagabonde blu, dans « Virtuoso Accordion »,  Mikko Luoma : accordéon, 1 cd Bridge, 2007, 9221.
  • Salvatore SCIARRINO, Do parolette al zorno ; Sento che’l cor me manca ; Mi credeva d’esser sola ; Tasé suso frasconazza ; Nina no so che farve ; Pettegole se dise ; Le gatarigole ; Ghe sta dito a la mia Nina, dans « Canzoni da battello del settecento veneziano », Donella Del Monaco : voix, avec des chansons anonymes du dix-huitième siècle, 1 cd OpusAvantra Studium 2007, Opus 09.
  • Salvatore SCIARRINO, String quartet No. 7, Quartet Excelsior : Yuka Nishino, Momoko Yamada : violons, Yukiko Yoshida : alto, Hajime Otomo : violocelle, 1 cd Jey music, Tokyo, 2007.
  • Salvatore SCIARRINO, Vagabonde blu, dans « Chanson discrète », Teodoro Anzellotti  : accordéon,  1 cd Winter & winter, 2007, 910-124 – 2.
  • Salvatore SCIARRINO, Immagine fenicia, dans «  Repeat! », Manuel Zurria : flûte, Die Schachtel Zeit, 2007 CD C01.
  • *Salvatore SCIARRINO,*« Nocturnes. Complete piano works 1994-2001 » :V Sonata, con 5 finali diversi(final de Salsbourg) ;Due notturni;Notturno n. 3;Notturno n. 4; Due notturni crudeli ; Polveri laterali ;V Sonata, con 5 finali diversi (final définitif), Nicolas Hodges : piano, 1 cd Metronome, 2007, MET CD 1077.
  • *Salvatore *SCIARRINO, « L’opera per flauto dolce » :Fra i testi dedicati alle nubi;Morte tamburo;L’orologio di Bergson;Come vengono prodotti gli incantesimi?;Canzona di ringraziamento;Immagine fenicia, Tosiya Suzuki : flûte à bec, 1 cd MusicScape, 2006, MSCD-0021.
  • **Salvatore SCIARRINO, Cadenze per il Concerto per pianoforte di Wolfgang Amadeus Mozart K. 467, avec les concertos pour piano de Mozart K. 453 et 467, Maurizio Pollini : piano, Wiener Philharmoniker, 1 cd Deutsche Grammophon, 2006, DG 00289 477 5795.
  • Salvatore SCIARRINO, Vanitas, dans « La voce contemporanea in Italia », Tiziana Scandaletti : soprano, Riccardo Piacentini : piano, 1 cd collectif Stradivarius, 2006, STR 33743.
  • Salvatore SCIARRINO, Archeologia del telefono, Mathilde Hoursiangou : piano, Andreas Lindenbaum : violoncelle, Annette Bik : violon, dans « Donaueschinger Musiktage 2005 », avec des œuvres de Marco Stroppa, Lars Petter Hagen et Klaus Ospald, 1 cd col legno, 2006, 20246.
  • Salvatore SCIARRINO, Quaderno di strada, Otto Katzameier : baryton-basse, Klangforum Wien, direction : Sylvain Cambreling, 1 cd Kairos, 2005, KAI 0012482.
  • Salvatore SCIARRINO, Fiato ; Raffigurar Narciso al fonte ; Silenzio degli oracoli ; Motivo degli oggetti di vetro ; Perfezione di uno spirito gentile, Sonia Turchetta : mezzo-soprano, ensemble Alter Ego, 1 cd Stradivarius, 2005, STR 33647.
  • Salvatore SCIARRINO, La Bocca, I Piedi, Il Suono, Lost Cloud Quartet, 1 cd col legno, 2004, LEGN 20701.
  • Salvatore SCIARRINO, Immagine di Arpocrate ; capriccio per violino, Massimiliano Damerini : piano, Georg Monch : violon, Orchestra Rai di Roma, direction : Gianluigi Gelmetti, 1 cd Warner Fonit - Italia, 2004, CET 5050467122420.
  • Salvatore SCIARRINO, Pagine ; Canzoniere di Scarlatti, quatuor de saxophones Xasax, 1 cd Zig Zag Territoires, 2004, ZZT 031001.
  • Salvatore SCIARRINO, Due arie notturni dal campo di Alessandro Scarlatti, comprenant aussi Esercizi di tre stili et Terribile e spaventosa soria del principe di Venosa, Carola Gai, voix, Lost cloud Quartet, Jonathan Faralli : percussion, Alda Caiello : soprano, Mario Caroli : flûte, 1 cd Zig Zag Territoires, 2004, ZZT 040802.
  • Salvatore SCIARRINO, Un fruscìo lungo trent’anni, Quatuor de percussion de Cologne (Schlagquartett Köln), 1 cd Zeitklang, 2004, EZ 16018.
  • Salvatore SCIARRINO, In nomine nominis, dans « In Nomine: The Witten In Nomine Broken Consort Book », Ensemble Recherche, 2 cd Kairos, 2004, 0012442KAI. 
  • Salvatore SCIARRINO, Luci mie traditrici, Ensemble Risognanze, direction : Tito Ceccherini, 1 cd Stradivarius, 2003, STR 33645.
  • Salvatore SCIARRINO, « L’opera per flauto vol. I » : All’aure in una Lontananza ; Hermes;* Come vengono prodotti gli incantesimi? ; Canzona di ringraziamento ; Venere che le Grazie la fioriscono ; L’orizzonte luminoso di Aton*, Mario Caroli : flûte, 1 cd Stradivarius, 2002, STR 33598.
  • Salvatore SCIARRINO, « L’opera per flauto vol. II » : Fra i testi dedicati alle nubi ; Addio case del vento ; Orologio di Bergson ; Morte tamburo ; Immagine fenicia ; Lettera degli antipodi portata dal vento ; L’orizzonte luminoso di Aton, Mario Caroli, flûte, 1 cd Stradivarius, 2002, STR 33599.
  • Salvatore SCIARRINO, Tre canti senza pietre et L’alibi della Parola dans « Fuoco e ghiaccio », avec des œuvres de Carlo Gesualdo et Ivan Fedele, ensemble Neue Vocalsolisten Stuttgart, 1 cd Stradivarius, 2002, STR 33629.
  • Salvatore SCIARRINO, Perduto in una città d’acque ; Notturno crudele N. 2: furia, metallo, dans « Nothing is real », Marino Formenti piano, 1 cd col legno WWE 2003, 20223.
  • Salvatore SCIARRINO, Luci mie traditrici, Annette Stricker : soprano, Otto Katzameier : basse, Kai Wessel : contre-tenor, Simon Jaunin : baryton, Klangforum Wien, direction : Beat Furrer, 1 cd Kairos, 2001, KAI 0012222.
  • Salvatore SCIARRINO, Studi per l’intonazione del mare, Michel Van Goethem : contre-ténor, Mario Caroli, Michele Marasco, Gianpaolo Pretto, Manuel Zurria : flûtes solistes, Daniele Berdini, Marco Bontempo, Gianluca Pugnaloni, Leonardo Sbaffi : saxophones solistes, Jonathan Faralli : percussion, direction : Marco Angius, 1 cd Stradivarius, 2001, STR 33583.
  • Salvatore SCIARRINO, « Codex purpureus » : Spazio inverso ; Muro d’orizzonte ; Omaggio a Burri ; Codex purpureus ; Introduzione all’oscuro, ensemble Recherche, direction : Ryan Kwame, 1 cd Kairos, 2001, KAI 0012132.
  • Salvatore SCIARRINO, Notturni et Sonate, dans « Salvatore Sciarrino live at Ars Musica 2000 » Shai Wosner, Oscar Pizzo, Nicolas Hodges, piano, 1 cd Cyprès, 2001, CYPR 5603.
  • Salvatore SCIARRINO, Infinito nero ; Le voci sottovetro, Sonia Turchetta : mezzo-soprano, Carlo Sini : voix, ensemble Recherche, 1 cd Kairos, 2000, KAI 0012022.
  • Salvatore SCIARRINO, Aspern suite, Susanna Rigacci : soprano, Contempoensemble, direction : Mauro Ceccanti, 1 cd Arts - Italia, 2000, ARTS 47591.
  • Salvatore SCIARRINO, Perduto in una città d’acque, dans « Internationale Ferienkurse für Neue Musik Darmstad 1998 », 2 cds col legno, 2000, LEGN 20055.
  • Salvatore SCIARRINO, Esplorazione del bianco, ensemble Alter Ego, 1 cd Stradivarius, 1999, STR 3353.