updated 2 September 2021

Mikis Theodorakis

Compositeur grec né le 29 juillet 1925 à Chios et décédé le 2 septembre 2021 à Athènes.

Mikis Theodorakis, fils de Georges Theodorakis (originaire de Chania, Crète) et d’Aspasia Poulakis (originaire de Çeşme en Asie Mineure – actuelle Turquie), naît le 29 juillet 1925 sur l’île de Chios (mer Egée Orientale).

Bercé de musique byzantine et démotique grecque, c’est à douze ans que Theodorakis se met au violon et compose ses premières chansons, fondées sur des textes poétiques néohelléniques et qui seront regroupées dans le recueil Chansons pour les enfants, petits et grands.

Peu après, il commence des études au Conservatoire d’Athènes bientôt interrompues par sa participation à la Résistance lors de la Seconde Guerre Mondiale (1940-1944) puis à la Guerre Civile Grecque (1945-1949). Au cours de celle-ci il est exilé à Icaria et à Makronissos (1947-1949). Pendant la Résistance, il est initié à l’idéologie marxiste et léniniste et s’engage de manière absolue à défendre l’idée de Liberté. Musique et politique deviennent ainsi les deux éléments complémentaires qui déterminent sa vie.

Theodorakis reprend et achève ses études, obtenant ses diplômes d’harmonie, de contrepoint et de fugue en 1950-51 et commençant sa carrière de compositeur en Grèce.

En 1953, il épouse la doctoresse Myrto Altinoglou qu’il avait rencontrée en 1943. En 1954, tous deux obtiennent des bourses d’études de la Fondation Nationale des Bourses (I.K.Y.) et partent à Paris où Theodorakis retrouve son ancien ami et allié-combattant Iannis Xenakis. Il s’inscrit au Conservatoire National de Paris et suit les cours d’analyse musicale d’Olivier Messiaen et de direction d’orchestre d’Eugène Bigot.

La période de 1954 à 1960 est caractérisée par une activité intense dans le milieu musical européen : Theodorakis compose des œuvres symphoniques, de la musique de chambre, des ballets et des musiques de film. En 1957, sa Suite n° 1 pour piano et orchestre obtient le Prix d’Or au concours de composition du Festival International des Jeunesses de Moscou, prix qui lui est remis par Dimitri Chostakovitch.

En 1958 naît le premier enfant de Theodorakis, Margarita. C’est l’année de la composition du cycle de chansons L’Épitaphe inaugurant ce que Theodorakis lui-même baptisera le « mouvement de la chanson savante-populaire », et jetant les bases de la révolution culturelle grecque des années 1960.

En 1959, sur la recommandation de Darius Milhaud, la William and Noma Copley Foundation lui décerne son Prix du Meilleur Compositeur Européen.

En 1960 naît le deuxième enfant de Theodorakis, Georges. Quelques mois plus tard la famille rentre en Grèce.

En 1963, dans un climat politique très instable, intervient le meurtre du député communiste de la Gauche Démocratique Unie (E.D.A.) et pacifiste Grigoris Lambrakis. En hommage au député assassiné, Theodorakis crée l’organisation de la Jeunesse Lambrakis, mieux connue sous le nom de Lambrakides, dont il est élu président. Il commence une grande campagne politique et culturelle encourageant la création d’associations culturelles à travers toute la Grèce.

En 1964, Theodorakis est élu député de l’E.D.A. et poursuit parallèlement son cheminement artistique.

Rêvant de faire une « musique pour les masses », fondée sur la « chanson savante-populaire », Theodorakis va mettre en musique pendant plus de vingt ans, les œuvres de grands poètes du XXe siècle, grecs et étrangers comme Georges Séféris, Odysseus Elytis, Yannis Ritsos, Costas Varnalis… mais aussi Brendan Behan, Federico García Lorca, Pablo Neruda et d’autres. Ainsi, naissent : Épiphanie, Enas omiros, Romancero Gitano ou encore Canto General.

C’est avec la musique du film Alexis Zorbas [en version française : Zorba le Grec] (1965) de Michael Cacoyannis que Theodorakis devient célèbre dans le monde entier. L’année suivante, une commission internationale composée de Pablo Casals, Darius Milhaud et Zoltán Kodály, lui décerne le Prix Sibelius.

Le 21 Avril 1967, date du coup d’état des colonels, Theodorakis entre en clandestinité. Ce même jour, il adresse au peuple grec le premier appel à la Résistance, diffusé, comme il le précise dans son ouvrage La Dette, dans la plus grande discrétion par tous les moyens possibles – téléphone, bouche à oreille et tracts. Quelques jours plus tard, il déclare la fondation de l’organisation de résistance Front Patriotique (PA. M.). Le 11 juin, le gouvernement interdit toute la musique de Theodorakis sous peine de poursuite pénale. Le compositeur est arrêté, torturé, emprisonné, exilé. Son état de santé inquiétant mobilise plusieurs personnalités étrangères telles que Dimitri Chostakovitch, Aram Khatchaturian, Dmitri Kabalevski, Louis Aragon, Laurence Olivier, Arthur Miller. Avec l’aide de Jean-Jacques Servan-Schreiber il s’évade et arrive à Paris. Jusqu’en 1974, il donne, partout dans le monde, des conférences de presse et d’innombrables concerts qui constituent autant d’actes de protestation publique contre la dictature où qu’elle s’exerce.

Avec la chute du régime des colonels, en juillet 1974, Theodorakis rentre en Grèce où le peuple le reçoit triomphalement à l’aéroport. Il donne plusieurs concerts pendant lesquels le public fête la restauration de la Démocratie en interprétant les chansons qui étaient interdites pendant sept ans.

En 1977, Theodorakis organise le festival Août Musical au théâtre du Lycabette où ses œuvres les plus importantes sont présentées lors de vingt-huit concerts successifs.

Parallèlement, il participe aux affaires publiques que soit en tant que simple citoyen ou qu’élu au Parlement sous l’étiquette de l’E.D.A. (1964), du Parti Communiste Grec (K.K.E.) (1981, 1985), de la Nouvelle Démocratie (1990).

Pendant une vingtaine d’années, Theodorakis qui vit entre la France et la Grèce, se consacre plus particulièrement à la composition de musique symphonique.

En 1992, son œuvre Canto Olympico, commandée par le Comité International Olympique, est créé lors des Jeux Olympiques de Barcelone.

En 1993-94, il prend en charge la direction générale des Ensembles Musicaux de la Radio Télévision Grecque (ERT).

En 1995, il se réinstalle à Paris et compose son quatrième opéra Antigone, tandis que son troisième, Électre, est créé au Luxembourg.

En 1997, il fait don de toutes ses archives à la Grande Bibliothèque Musicale Lilian Voudouri d’Athènes.

En 2002, il présente son dernier opéra Lysistrata dans le cadre de l’Olympiade Culturelle.

Plusieurs Prix ont été décernés à Mikis Theodorakis : Prix Lénine pour la Paix (1983), Prix Onassis pour la Civilisation (2004), Prix Olympiart du Comité International Olympique (2004), Prix International de Musique de l’Unesco (2005), Prix russe « Dialogues des Civilisations » (2005). En 2000, sa candidature pour le Prix Nobel de la Paix est soutenue par plusieurs gouvernements, hommes politiques et artistes à travers le monde. Par ailleurs, il a été élevé au grade d’Officier de la Légion d’Honneur (1996) par le Président Mitterrand, puis de Commandeur de la Légion d’Honneur (2006) par le Président Chirac. Il est Docteur Honoris Causa de l’Université d’Athènes (1996), de l’Université du Québec à Montréal (1998), de l’Université de Thessalonique (2000), de l’Université de Crète (2005 et 2006).

Le 3 décembre 2013, il est admis solennellement à l’Académie d’Athènes.


© Ircam-Centre Pompidou, 2016

Sources

  • Kalliopi STIGA, Mikis Theodorakis : le chantre du rapprochement de la musique savante et de la musique populaire. Thèse de Doctorat, Université Lumière Lyon II, 2006.
  • Notices biographiques issues des Archives privées de Mikis Theodorakis.
  • www.mikis-theodorakis.net

Catalog sources and details

Les œuvres inachevées ne sont pas incluses au catalogue.
Les partitions éditées sont disponibles chez les éditeurs Schott et Nakas Musical Editions.

  • KOUTOULAS, O Μουσικός Θεοδωράκης (Mikis Theodorakis : le musicien), Athènes, Livanis, 1998.
  • STIGA, Kalliopi, Mikis Theodorakis : le chantre du rapprochement de la musique savante et de la musique populaire, Thèse de Doctorat, Université Lumière Lyon II, 2006
  • Archives personnelles de Kalliopi Stiga.
  • Archives personnelles de Mikis Theodorakis.
  • Site web de Mikis Theodorakis : www.mikis-theodorakis.net

Musique de films :

  • Eva (1952-1953), réalisé par María Plytá. Création à Athènes en 1953.
  • Xypolyto tagma = Le bataillon déchaussé (1953), réalisé Gregg Tallas. Création en 1953 aux Etats-Unis par l’Orchestre Symphonique d’Athènes.
  • O Golgothas mias orfanis = Le calvaire d’une orpheline (1953). Création à Athènes en 1953 par D. Fampas (guitare).
  • Ill met by moonlight (1956-1957), réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger. Création en 1957.
  • Honeymoon (1958), réalisé par Michael Powell : la musique du ballet Les Amants de Teruel et la chanson An thymitheis t’oneiro mou, sur la poésie de Nikos Gatsos. Création en 1958 par l’Orchestre Symphonique de la RAI.
  • Michel de Skiathos (1960). Création en 1961.
  • Faces in the Dark, réalisé par David Eady (musique pour Ondes Martenot et percussions, 1960). Création au Royaume Uni en 1961.
  • Myrtia (1960-1961). Création en 1961 par I. Giovanna.
  • Synoikia to oneiro = Quartier de rêve, réalisé par Alekos Alexandrakis (1960-1961). Création en 1961 par Grigoris Bithikotsis.
  • The Shadow of the cat (1961). Création en 1961
  • Synantisi mias nychtas = Rencontre d’une nuit (1961). Création en 1961.
  • Phaedra, réalisé par Jules Dassin (1961). Création en 1962 par Melina Merkouri.
  • Prodomeni Agapi = Amour Trahi (sur la poésie d’Errikos Thalassinos, 1961-1962). Création en 1962 par G. Lydia, Grigoris Bithikotsis.
  • Electre, réalisé par Michael Cacoyannis (comprend la chanson O Ilios koitaxe ti gi, sur la poésie de M. Kakogiannis, 1961-1962). Création en 1962.
  • Manolis, réalisé par Paul H. Crosfield (1962, Londres). Création en 1962.
  • Les Amants de Teruel, réalisé par Raymond Rouleau (1961-1962). Création en 1962 par Edith Piaf.
  • Five miles to midnight, réalisé par Anatole Litvak (1962). Création à Paris en 1962.
  • Zorba le Grec, par Michael Cacoyannis (1964). Création à New York en 1964.
  • To Nisi tis Afroditis = L’île d’Aphrodite (1961-1964). Création en 1965 par Grigoris Bithikotsis.
  • Une balle au cœur, réalisé par Jean-Daniel Pollet (1964-1965). Création en 1965.
  • Bloko, réalisé par Ado Kyrou (1965). Création en 1965.
  • The day the fish came out, réalisé par Michael Cacoyannis (1966). Création en 1967.
  • Partizani, réalisé par Stole Janković (1970). Création en 1974.
  • Les Troyennes, réalisé par Michael Cacoyannis (1970-1971). Création en 1971 par Maria Farantouri.
  • Biribi, réalisé par Daniel Moosmann (1971). Création 1971 par Mouloudji.
  • État de Siège, réalisé par Costa-Gavras (1971-1972). Création en 1972 par Los Calchakis.
  • The Story of Jacob and Joseph, réalisé par Michael Cacoyannis (1972-1973). Création en 1974 par T. Diakogiorgis et l’Orchestre Symphonique de Londres.
  • Sutjeska-La cinquième offenssive (Tito), réalisé par Stipe Delić (1973). Création en 1973.
  • Serpico, réalisé par Sidney Lumet (1973). Création en 1973.
  • Der Geheimnisträger, réalisé par Franz Josef (1975). Création en 1975.
  • Actas de Marusia, réalisé par Miguel Littin (1975). Création en 1976.
  • Iphigénie à Avlis, réalisé par Michael Cocayannis (1976). Création en 1977.
  • O anthropos me to garifalo = L’homme à l’œillet, réalisé par Nikos Tzimas (1980). Création en 1980 par M. Zorbala et le Chœur de l’Université d’Athènes.

Musique de ballets

  • Elliniki Apokria = Carnaval grec (1953). Création à Athènes en 1953 par l’Orchestre National d’Athènes (KOA).
  • Agapi kai Thanatos = Amour et Mort (1956-1958). Création à Athènes en 1956 par le Chorodrama Grec de Rallou Manou.
  • Erophili (1958). Création à Athènes en 1958 par le Chorodrama Grec de Rallou Manou.
  • Le Feu aux poudres (1958). Création à Paris en 1959 par l’Orchestre Lamoureux et Ludmila Tcherina.
  • Les Amants de Teruel (1958). Création à Paris au Théâtre Sarah Bernhardt en 1959 par Ludmila Tcherina.
  • Antigone (1958-1959). Création à Londres en 1959 par l’Orchestre Symphonique de Covent Garden.
  • Antigone II (Antigone en prison) (1971). Création à Paris en 1973 par le Ballet Anne Béranger.
  • Electre (1979). Création à Athènes en 1979 par le Ballet de l’Opéra National Grec.
  • Zorba le Grec (1987-1988). Création en 1988 aux Arènes de Vérone par S. Mihailidou, V. Vassiliev, le Chœur et le Ballet de l’Arena di Verona.

Catalog source(s)

Les œuvres inachevées ne sont pas incluses au catalogue.
Les partitions éditées sont disponibles chez les éditeurs Schott et Nakas Musical Editions.

  • KOUTOULAS, O Μουσικός Θεοδωράκης (Mikis Theodorakis : le musicien), Athènes, Livanis, 1998.
  • STIGA, Kalliopi, Mikis Theodorakis : le chantre du rapprochement de la musique savante et de la musique populaire, Thèse de Doctorat, Université Lumière Lyon II, 2006
  • Archives personnelles de Kalliopi Stiga.
  • Archives personnelles de Mikis Theodorakis.
  • Site web de Mikis Theodorakis : www.mikis-theodorakis.net

Musique de films :

  • Eva (1952-1953), réalisé par María Plytá. Création à Athènes en 1953.
  • Xypolyto tagma = Le bataillon déchaussé (1953), réalisé Gregg Tallas. Création en 1953 aux Etats-Unis par l’Orchestre Symphonique d’Athènes.
  • O Golgothas mias orfanis = Le calvaire d’une orpheline (1953). Création à Athènes en 1953 par D. Fampas (guitare).
  • Ill met by moonlight (1956-1957), réalisé par Michael Powell et Emeric Pressburger. Création en 1957.
  • Honeymoon (1958), réalisé par Michael Powell : la musique du ballet Les Amants de Teruel et la chanson An thymitheis t’oneiro mou, sur la poésie de Nikos Gatsos. Création en 1958 par l’Orchestre Symphonique de la RAI.
  • Michel de Skiathos (1960). Création en 1961.
  • Faces in the Dark, réalisé par David Eady (musique pour Ondes Martenot et percussions, 1960). Création au Royaume Uni en 1961.
  • Myrtia (1960-1961). Création en 1961 par I. Giovanna.
  • Synoikia to oneiro = Quartier de rêve, réalisé par Alekos Alexandrakis (1960-1961). Création en 1961 par Grigoris Bithikotsis.
  • The Shadow of the cat (1961). Création en 1961
  • Synantisi mias nychtas = Rencontre d’une nuit (1961). Création en 1961.
  • Phaedra, réalisé par Jules Dassin (1961). Création en 1962 par Melina Merkouri.
  • Prodomeni Agapi = Amour Trahi (sur la poésie d’Errikos Thalassinos, 1961-1962). Création en 1962 par G. Lydia, Grigoris Bithikotsis.
  • Electre, réalisé par Michael Cacoyannis (comprend la chanson O Ilios koitaxe ti gi, sur la poésie de M. Kakogiannis, 1961-1962). Création en 1962.
  • Manolis, réalisé par Paul H. Crosfield (1962, Londres). Création en 1962.
  • Les Amants de Teruel, réalisé par Raymond Rouleau (1961-1962). Création en 1962 par Edith Piaf.
  • Five miles to midnight, réalisé par Anatole Litvak (1962). Création à Paris en 1962.
  • Zorba le Grec, par Michael Cacoyannis (1964). Création à New York en 1964.
  • To Nisi tis Afroditis = L’île d’Aphrodite (1961-1964). Création en 1965 par Grigoris Bithikotsis.
  • Une balle au cœur, réalisé par Jean-Daniel Pollet (1964-1965). Création en 1965.
  • Bloko, réalisé par Ado Kyrou (1965). Création en 1965.
  • The day the fish came out, réalisé par Michael Cacoyannis (1966). Création en 1967.
  • Partizani, réalisé par Stole Janković (1970). Création en 1974.
  • Les Troyennes, réalisé par Michael Cacoyannis (1970-1971). Création en 1971 par Maria Farantouri.
  • Biribi, réalisé par Daniel Moosmann (1971). Création 1971 par Mouloudji.
  • État de Siège, réalisé par Costa-Gavras (1971-1972). Création en 1972 par Los Calchakis.
  • The Story of Jacob and Joseph, réalisé par Michael Cacoyannis (1972-1973). Création en 1974 par T. Diakogiorgis et l’Orchestre Symphonique de Londres.
  • Sutjeska-La cinquième offenssive (Tito), réalisé par Stipe Delić (1973). Création en 1973.
  • Serpico, réalisé par Sidney Lumet (1973). Création en 1973.
  • Der Geheimnisträger, réalisé par Franz Josef (1975). Création en 1975.
  • Actas de Marusia, réalisé par Miguel Littin (1975). Création en 1976.
  • Iphigénie à Avlis, réalisé par Michael Cocayannis (1976). Création en 1977.
  • O anthropos me to garifalo = L’homme à l’œillet, réalisé par Nikos Tzimas (1980). Création en 1980 par M. Zorbala et le Chœur de l’Université d’Athènes.

Musique de ballets

  • Elliniki Apokria = Carnaval grec (1953). Création à Athènes en 1953 par l’Orchestre National d’Athènes (KOA).
  • Agapi kai Thanatos = Amour et Mort (1956-1958). Création à Athènes en 1956 par le Chorodrama Grec de Rallou Manou.
  • Erophili (1958). Création à Athènes en 1958 par le Chorodrama Grec de Rallou Manou.
  • Le Feu aux poudres (1958). Création à Paris en 1959 par l’Orchestre Lamoureux et Ludmila Tcherina.
  • Les Amants de Teruel (1958). Création à Paris au Théâtre Sarah Bernhardt en 1959 par Ludmila Tcherina.
  • Antigone (1958-1959). Création à Londres en 1959 par l’Orchestre Symphonique de Covent Garden.
  • Antigone II (Antigone en prison) (1971). Création à Paris en 1973 par le Ballet Anne Béranger.
  • Electre (1979). Création à Athènes en 1979 par le Ballet de l’Opéra National Grec.
  • Zorba le Grec (1987-1988). Création en 1988 aux Arènes de Vérone par S. Mihailidou, V. Vassiliev, le Chœur et le Ballet de l’Arena di Verona.

Bibliographie sélective

Écrits de Mikis Theodorakis
  • Journal de Résistance, Paris, Flammarion, 1971.
  • Culture et dimensions politiques, préface de Roger Garaudy, Paris, Flammarion, 1972.
  • Η Μουσική για τις Μάζες (La musique pour les masses), Athènes, Olkos, 1972
  • Les Fiancés de Pénélope, préface de François Mitterrand, Paris, Grasset, 1975.
  • Περί Τέχνης (Pour l’Art), Athènes, Papazisis, 1976, 238p.
  • Δημοκρατική και Συγκεντρωτική Αριστερά (La Gauche démocratique et centralisatrice), Athènes, Papazisis, 1976.
  • Μαχόμενη Κουλτούρα (La culture combattante), Athènes, Synchroni Epochi, 1982.
  • Music and Theater, Athènes, Eleftheriadis Group, 1983.
  • Ανατομία της Μουσικής (L’Anatomie de la musique), Athènes, Syhroni Epohi, 1983.
  • Για την Ελληνική Μουσική (Pour la musique grecque), Athènes, Kastaniotis, 1986 (6e ed.).
  • Οι Δρόμοι του Αρχάγγελου (Les Chemins de l’Archange) - Autobiographie, Athènes, Kedros, (5 vol.), 1986-1995.
  • Αντιμανιφέστο (Contre-manifeste), Athènes, Gnoseis, 1989.
  • Ζητείται Αριστερά (À la recherche de la Gauche), Athènes, Sideris, 1990.
  • Μελοποιημένη Ποίηση (La Poésie mise en musique), (3 vol.), Athènes, Ypsilon, 1997-1999.
  • Να μαγευτώ και να μεθύσω (Que je sois enchanté et que je m’enivre…), Athènes, Livanis, 2000.
  • Που να βρω την ψυχή μου? (Où puis-je trouver mon âme ?), Athènes, Livanis, vol.I/Musique, vol.II/Art et Culture, vol.III/Idéologie, 2002-2003.
  • Το Μανιφέστο των Λαμπράκηδων (Le Manifeste des Jeunesses Lamprakis), Athènes, Ellinika Grammata, 2003.
  • Σπίθα- Για μια Ελλάδα ανεξάρτητη και δυνατή (Etincelle. Pour une Grèce Indépendante et Forte), Athènes, Ianos, 2011
Écrits sur Mikis Theodorakis
  • Jacques COUBART, Theodorakis ou la Grèce entre le rêve et le cauchemar, Paris, Julliard, 1969.
  • Georgios GIANNARIS, Theodorakis Mikis: Music and Social Change, New York, Praeger Publishers Inc., 1972.
  • Gail HOLST, Μίκης Θεοδωράκης, Θρύλος και Πολιτική στη Σύγχρονη Ελληνική Μουσική (Mikis Theodorakis, Légende et Politique dans la musique grecque contemporaine), Athènes, Andromeda, 1980.
  • Evagoras KARAGEORGIS, « Mikis Theodorakis », dans The New Grove Dictionary of Music and Musicians, Stanley Sadie, Oxford University Press, 2001, 2e ed., p. 354-355
  • Astéris KOUTOULAS, O Μουσικός Θεοδωράκης (Mikis Theodorakis : le musicien), Athènes, Livanis, 1998.
  • Fondas LADIS, Μίκης Θεοδωράκης, Το χρονικό μιας Επανάστασης, 1960-1967 (Mikis Theodorakis : La chronique d’une Révolution 1960-1967), Athènes, Exandas, 2001.
  • Giorgos LOGOTHETIS, Μίκης Θεοδωράκης: Θρησκεία μου είναι η Ελλάδα (Mikis Theodorakis : Ma religion, c’est la Grèce), Athènes, Agkyra, 2004.
  • Giorgos MALOUHOS, Άξιος Εστί (Il est digne d’être), Athènes, Livanis, 2 vol., 2004.
  • Pavlos PETRIDIS, Ο Πολιτικός Θεοδωράκης: 1940-1996 (Mikis Theodorakis : l’homme politique, 1940-1996), Athènes, Proskinio, 1997.
  • Gérard PIERAT, Mikis Theodorakis: le roman d’une musique populaire, Collection Folk and Rock, Albin Michel, 1976.
  • Georges et Iro SGOURAKIS, Μίκης Θεοδωράκης: Κινηματογραφική αυτοβιογραφία. Ντοκουμέντα της ζωής και του έργου του (Mikis Theodorakis : Autobiographie cinématographique. Documents sur sa vie et son œuvre), Archives de Crète/Sgourakis Georges et Iro, Athènes, 2005, (ouvrage accompagné de deux dvd).
  • Kalliopi STIGA, Mikis Theodorakis : le chantre de la musique savante et de la musique populaire, Thèse de Doctorat, Lyon, Université Lumière-Lyon II, 2006.
  • Guy WAGNER, Mikis Théodorakis : Une vie pour la Grèce, Paris, PHI, 2000.

Discographie

  • * Άξιον Εστί* (Il est digne d’être), solistes : Grigoris Bithikotsis, Manos Katrakis, Dimitriev, Chœur Mixte de Thalia Vyzantiou et Petit Orchestre d’Athènes, Mikis Theodorakis (direction), 1 cd Minos-EMI, 14C 045 702012/22.
  • Το Τραγούδι του Νεκρού Αδελφού (La Ballade du Frère Mort), 1 cd Minos-EMI, 14C 045 702072.
  • Canto General, solistes : Maria Farantouri, Petros Pandis, Choeur et Orchestre St Jacob, Mikis Theodorakis (direction), 2 cd Minos-EMI, 15010/11.
  • Ηλέκτρα (Electra), St Petersburg State Academic Capella Choir and Orchestra, Mikis Theodorakis (direction), 1 cd Intuition, INT 3312 2.
  • Αντιγόνη (Antigone), St Petersburg State Academic Capella Choir and Orchestra, Alexander Tchernouchenko (direction), 1 cd Intuition, INT 3316 2.
  • Μήδεια (Médéa), St Petersburg State Academic Capella Choir and Orchestra, Mikis Theodorakis (direction), 1 cd Intuition, INT 3320 2.

Filmographie

  • Mikis Theodorakis: The Composer, réalisé par Asteris Koutoulas et Klaus Salge, November Film/ZDF-Arte, 2011.

Sites Internet

  • Site de Mikis Theodorakis (en anglais, en français et en allemand) : www.mikis-theodorakis.net
  • Page de la Grande Bibliothèque Musicale « Lilian Voudouri » consacrée à Mikis Theodorakis (en grec) : digma.mmb.org.gr

(liens vérifiés en septembre 2021).