updated 15 February 2018
© Ricordi & Co (London) Ltd

Liza Lim

Compositrice australienne née le 30 août 1966 à Perth.

Liza Lim étudie la composition avec Richard David Hames et Ricardo Formosa à Melbourne et avec Ton de Leeuw à Amsterdam. Après la fin de ses études de musique au Victoria College of the Arts en 1986, elle obtient un doctorat en philosophie de l’University de Queensland et est diplômée de l’Université de Melbourne en 1996.

Elle y donne des conférences sur la composition à partir de 1991. Par ailleurs, elle est invitée comme conférencière à l’Université de Californie San Diego et Berkeley, à la Cornell University, au Getty Research Institute, dans la plupart des universités australiennes et au festival Agora de l’Ircam. En 1998, elle enseigne à Darmstadt. En 2012, elle est nommée membre de l’Akademie der Künste der Welt de Cologne et organise le programme musical pour l’ouverture du festival Cutting Edge dans cette même ville, autour du sujet de la circoncision. Depuis 2008, Liza Lim est professeur de composition et directrice du CeReNeM (Centre for Research in New Music) de l’University of Huddersfield, en Grande-Bretagne.

Parmi les commandes qu’elle reçoit, nombreuses sont celles nées de son association avec l’ensemble australien ELISION pour lequel elle écrit, entre autres, l’opéra de chambre The Oresteia (1991-1993) et l’« opéra de rue rituel chinois » Moon Spirit Feasting (1997-1999). En Europe, dès 1996, un concert-portrait lui est consacré par Radio Bremen et par l’Ensemble für neue Musik Zürich en juillet 1997. Elle collabore fréquemment avec l’Ensemble intercontemporain, qui lui commande des pièces en 1992 – Li Shang Yin –, 1999, 2000 – Machine for Contacting the Dead –, 2005, l’orchestre de la radio bavaroise en 2006, 2008, 2009 –  Pearl, Ochre, Hair String –, l’Ensemble für neue Musik Zürich. En 2004, le Los Angeles Philharmonic lui commande une œuvre pour orchestre Ecstatic Architecture, pour l’inauguration du Walt Disney Concert Hall, réalisé par Frank Gehry. Elle est compositrice en résidence au Sydney Symphony Orchestra en 2005-2006, pour lequel elle compose Immer Fliessender, Flying Banner et The Compass. En 2007, elle est invitée pour une résidence au DAAD de Berlin.

Sa musique est programmée dans les plus importants festivals : Maerzmusik Berliner Festspiele 2008, la Biennale de Venise  en 2007, le Festival d’Automne à Paris – In the Shadow’s Light (2004), The Quickening (2005), Mother Tongue (2005) –, les festivals de Salzbourg – Songs Found in Dream, créé par le Klangforum Wien en 2005 –, Lucerne et Donaueschingen – The Guest, pour flûte à bec et orchestre (2010). L’orchestre de la SWR allemande et les festivals australiens de Melbourne et Brisbane s’associent pour lui commander l’opéra The Navigator, créé en 2008 et repris à Moscou et à Paris en 2009. L’Opéra de Cologne et l’ensemble Musikfabrik lui commande Tree of Codes, opéra pour solistes, ensemble et électronique créé au Staatenhaus de Cologne en 2016

Liza Lim reçoit pour ses œuvres le Paul Lowin Award, le prix de la Fondation Fromm, de la Fondation Ian Potter pour Ochred String (2008) et de l’Australia Council Fellowships.

Sa pensée créatrice est modelée par l’expérience de la transformation extatique et l’exploration interculturelle. Elle puise ses sources dans les musiques rituelles, l’esthétique des cultures aborigènes en Australie et en Asie, et s’inspire du théâtre chinois – Moon Spirit Feasting. Culture traditionnelle et abstraction moderniste se tissent dans ses partitions. Lim collabore avec des musiciens traditionnels : Koto, pour koto et ensemble (1993), The Quickening, pour soprano et qin (2004-2005), The Compass, pour flûte, didgeridoo et orchestre (2005-2006), Sonorous Bodies, pour koto avec voix (1999), Philtre, pour hardanger fiddle solo (1998), How Forests Think, pour sheng et ensemble (2015-2016). Elle écrit aussi pour des instruments anciens The Long Forgetting, pour flûte à bec Ganassi ténor (2007), les mêlant aux instruments traditionnels dans The Navigator.

Elle compose pour des installations, collaborant avec les artistes plastiques, Domenico De Clario – Bar-do’i-thos-grol (1994-1995) –, Judith Wright – Sonorous Bodies –, Judy Watson – Glasshouse Mountains (2005, Queensland Music Festival).


© Ircam-Centre Pompidou, 2018

Sources

  • Éditions Ricordi, Londres ;
  • Ensemble ELISION ;
  • Université de Huddersfield.

Liens Internet

(liens vérifiés en février 2018).

Bibliographie

  • Eric CLARKE, Mark DOFFMAN, Liza LIM, « Distributed Creativity and Ecological Dynamics: a case study of Liza Lim’s “Tongue of the Invisible” », dans Music & Letters, vol. 94, Issue 4, november 2003, p. 628-663.
  • Domenico DE CLARIO et Liza LIM, The Intertwining – the Chasm [documents sur les trois années de collaboration entre la compositrice Liza Lim et l’artiste visuel Domenico de Clario], 1 cd inclus avec des improvisations de Bar-do’i-thos-grol, Institute of Modern Art, 1998, 72 pages.

Discographie

  • Liza LIM, Extinction Events and Dawn Chorus ; Axis Mundi ; Songs found in Dream, Sophie Shafleitner : violon ; Lorelei Dowling : basson ; Klangforum Wien ; Peter Rundel : direction, dans « Extinction Events and Dawn Chorus », 1 Cd Kairos, 2020, 0015020KAI.
  • Liza LIM, How Forests Think, Wu Wei, sheng ; Elision Ensemble, direction Carl Rosman, avec une œuvre de Aaron Cassidy, 1 cd HCR, 2017, HCR13.
  • Liza LIM, Winding Bodies: 3 Knots ; The Heart’s Ear, Cikada Ensemble, direction Christian Eggen, 1 cd  Lawo CLassics, LWC1086.
  • Liza LIM, City of Falling Angels, participants aux cours d’été de Darmstadt, direction Christian Dierstein, dans « Darmstadt Aural Documents, Box 3 », 1 coffret Neos, 2016, 11230.
  • Liza LIM, The Weawer’s Knot, Arditti String Quartet, dans « Gift and Greetings », avec des œuvres de Hans Abrahamsen, Mark Andre, Harrison Birtwistle, … et al., 1 cd Winter & Winter, 2016, 910235-2.
  • Liza LIM, Invisibility, Séverine Ballon, dans « Solitude »avec des œuvres de Mauro Lanza, Rebecca Saunders, James Dillon, Thierry Blondeau, 1 cd Aeon, 2015, 1647.
  • Liza LIM, Tongue of the Invisible, Uri Caine : piano, Omar Ebrahim : baryton, ensemble musikFabrik, direction : André de Ridder, 1 cd Wergo, 2013.
  • Liza LIM, Ochred String, dans « musica viva festival 2008 », Stefan Schilli : hautbois, Nimrod Guez : alto, Sebastian Klinger : violoncelle, Philipp Stubenrauch : contrebasse, avec des œuvres de Karlheinz Stockhausen, Karl Amadeus Hartmann, Aribert Reimann, Jörg Widmann, Matthias Pintscher, Iannis Xenakis, James Dillon, Beat Furrer, Giacinto Scelsi, Chaya Czernowin, Kaija Saariaho, Rebecca Saunders, Adriana Hölszky, 5 sacd NEOS, n° 10926, 2009.
  • Liza LIM, The Heart’s Ear, comprenant aussi : Voodoo Child ; Veil ; Inguz ; The Heart’s Ear ; Philtre ; Diabolical Birds, Ensemble für neue Musik Zürich, 1 cd Now Series, 2002.
  • Liza LIM, « The Heart’s Ear », Street of Crocodiles ; The Heart’s Ear ; Voodoo Child ; Inguz (Fertility) ; Koto : The Alchemichal Wedding, Ensemble Modern, ELISION Ensemble, 1 cd ABC Classics, 1999.
  • Liza LIM, Bar-do’i-thos-grol,improvisations sur l’art de Domenico de Clario, 1 cd inclus dans The Intertwining – the Chasm, documents des trois années de collaboration entre  Liza Lim et Domenico de Clario, Institute of Modern Art, 1998.
  • Liza LIM, Burning House, dans « After the fire », Satsuki Odamura : koto, ELISION, 1 cd Vox Australis, n° VAST 019-2, 1996.
  • Liza LIM, Garden of Earthly Desire ; The Oresteia, ELISION, 1 cd Dischi Ricordi, 1994.