Date de mise à jour : 20 January 2009
Bernd Alois Zimmermann
Compositeur allemand né le 20 mars 1918 à Bliesheim, près de Cologne, mort le 10 août 1970 à Königsdorf
Biographie
Jusqu’en 1950, il étudiera aussi, de manière discontinue, la musicologie, la littérature allemande, la philosophie et la psychologie. Zimmermann appartient à une génération sacrifiée par la dictature hitlérienne, puis par la guerre, au cours de laquelle il participe, en qualité d’écuyer et d’estafette à cheval, aux campagnes de Pologne, de France (à Paris, il découvre les œuvres d’Igor Stravinsky et de Darius Milhaud) et de Russie, sous l’uniforme de la Wehrmacht, entre 1940 et 1942. En juillet 1942, il est réformé en raison de dermatoses chroniques contractées suite à un empoisonnement et à une réaction allergique aux antidotes, qui occasionna de longs séjours en hôpital militaire. « À la place que nous devrions occuper à présent se trouve toujours et encore la génération plus ancienne, et quand nous nous y trouverons enfin, la plus jeune nous aura dépassés, si nous ne prenons pas garde. Voilà le cadeau que nous a offert le Reich millénariste pour compenser le fait de nous avoir volé notre jeunesse », écrira-t-il.
Dès 1942, Zimmermann reprend ses études (éducation musicale, musicologie et composition), à la Musikhochschule de Cologne, travaillant pour les financer dans des orchestres de danse, comme chef du chœur d’hommes de Bliesheim ou comme ouvrier en usine dans l’industrie minière du lignite de Horrem, où il s’occupe du règlement des salaires et de la gestion des stocks. Son mémoire porte sur la musique pour piano après 1900 pour l’enseignement au collège — il abandonnera un doctorat sur l’évolution historique de la fugue pour piano. Philipp Jarnach , élève de Busoni , qui acheva le Doktor Faustus, et Heinrich Lemacher, musicien influencé par les techniques d’écriture de la Renaissance et par Anton Bruckner dont il édita notamment messes et motets, sont ses professeurs de composition et de théorie musicale, auxquels il convient d’ajouter Hans Haas, pour le piano, Paul Mies, pour l’histoire de la musique, et Ewald Kaldeweier, pour le chant.
Les premières exécutions d’œuvres de Zimmermann datent de 1944-1946, à Cologne, avant même que son style, alors néo-classique, n’assimile tardivement les idiomes modernes et contemporains. Responsable du département des musiques de radio, de film et de scène, à la radio de Cologne (WDR), il expérimente concrètement, à travers nombre de réalisations de pièces radiophoniques et d’émissions scolaires, les principes du collage et du montage. En 1949-1950, il suit les séminaires de Wolfgang Fortner et de René Leibowitz aux Cours d’été de Darmstadt, mesurant la distance que le sépare du sérialisme dominant, et se reconnaissant plus volontiers dans les œuvres de Karl-Amadeus Hartmann et de Luigi Dallapiccola. Le deuxième mouvement du Konzert für Violine und grosses Orchester est, en 1950, sa première composition sérielle.
Professeur de théorie musicale à l’Institut de musicologie de l’Université de Cologne (1950-1952), Zimmermann est nommé, en 1956, sur recommandation de Karl Amadeus Hartmann, président de la section allemande de la Société internationale de musique nouvelle, dont il démissionne l’année suivante, estimant avoir échoué à établir un dialogue entre les générations. Premier compositeur invité à la Villa Massimo, à Rome, en 1957 (il y retournera en 1963), il succède à Franck Martin en 1957 au poste de professeur de composition à la Musikhochschule de Cologne, où il dirige un séminaire sur les musiques de radio, de film et de scène, tout en travaillant assidûment à son opéra Les soldats — parmi d’autres projets lyriques, citons une Medea, d’après la pièce de Hans Henny Jahnn. Les difficultés s’accumulent autour des Soldats, finalement créés en 1965, année où il est élu membre de l’Académie des arts, une institution pour laquelle il compose la Musique pour les soupers du roi Ubu. Son état de santé se dégrade : insomnies chroniques, glaucome, qui affecte sévèrement sa vue, et fragilité nerveuse. Le Requiem für einen jungen Dichter est créé en 1969, en l’absence du compositeur, alors en cure de sommeil dans une clinique psychiatrique. Ami de Heinrich Böll et Walter Biemel, avec qui il évoque Heidegger et les Leçons pour une phénoménologie de la conscience intime du temps de Husserl, Zimmermann était aussi lecteur de L’Ecclésiaste, des Confessions de saint Augustin, de la Légende du Grand Inquisiteur de Fédor Dostoïevski, des Cantos d’Ezra Pound ou de l’Ulysse de James Joyce, dont il mit en musique divers extraits. Zimmermann se donne la mort le 10 août 1970 à Gross-Könisgdorf.
- 1960 : Grand Prix des Arts de la Rhénanie du Nord-Westaphalie (la même année que Karlheinz Stockhausen, qui le refuse)
- 1965 : Membre de l’Académie des arts allemande
- 1966 : Prix des Arts de la Ville de Cologne
© Ircam - Centre Pompidou, 2009
Parcours de l'œuvre
Par Laurent Feneyrou
« Le temps, avec sa notion de chaos, au sens de cratère, est devenu pour moi une idée fixe à laquelle je ne puis me soustraire, d’autant moins que je ressens, devine et vois tous les jours davantage la monstrueuse désorganisation de toute la vie spirituelle. C’est un processus qui me recouvre d’un poids paralysant et qui désagrège tout mon organisme avec une certitude et une lenteur révoltante », écrit Bernd Alois Zimmermann, le 7 juin 1945, dans le journal qu’il entreprend à cette date. Le temps fut donc son idée fixe, son obsession, une Zwangsvorstellung, littéralement une représentation de contrainte1. Dans une lettre à Karlheinz Stockhausen du 14 mars 1958, à la suite de la publication des articles « Comment passe le temps… » de l’un et « Intervalle et temps » de l’autre, en référence à leur thème commun, Zimmermann ...
Œuvres
Œuvres par effectif type
-
- Konzert für Orchester (1946), 17 minutes
- Musique vocale a cappella
- Tantum ergo pour chœur a cappella (1947), 1 minutes
- Musique vocale et instrument(s)
- Des Menschen Unterhaltprozess gegen Gott opéra radiophonique en trois actes, pour récitants, solistes, chœur de femmes, chœur d’hommes, grand chœur mixte et orchestre (1952), 1 h 30 mn
- Die Brünnlein, die da fliessen cantate sur des chants populaires, pour contralto, baryton-basse, chœur mixte et 11 instruments (1947-1952), 30 minutes
- Die Soldaten opéra en quatre actes (1957-1965), 1 h 50 mn environ
- Die Soldaten symphonie vocale pour six solistes et orchestre (1957-1963), 30 minutes environ
- Drei geistliche Lieder pour voix moyenne et piano (1946), 8 minutes
- Fünf Lieder pour voix et piano (1942-1946), 10 minutes
- Ich wandte mich und sah an alles Unrecht, das geschah unter der Sonne action ecclésiastique pour deux récitants, basse et orchestre (1970), 20 minutes
- Lob der Torheit cantate burlesque pour soprano colorature, chantre (ténor), basse, chœur mixte et ensemble (2ème version) (1959), 28 minutes
- Lob der Torheit cantate burlesque pour soprano colorature, chantre (ténor), basse, chœur mixte et grand orchestre (1ère version) (1948), 28 minutes
- Omnia tempus habent cantate pour soprano et 17 instruments (1957), 15 minutes
- Requiem für einen jungen Dichter Lingual pour récitants, soprano, baryton, trois chœurs, sons électroniques, orchestre, jazz-combo et orgue (1967-1969), 1 h 05 mn
- Schein uns, du liebe Sonne cantate sur des chants populaires, pour voix et ensemble (1947)
- Musique concertante
- Konzert für Oboe und kleines Orchester (1952), 15 minutes
- Antiphonen pour alto et 25 instrumentistes (1962), 18 minutes [note de programme]
- Canto di speranza cantate pour violoncelle et orchestre de chambre (1957), 20 minutes environ
- Concerto pour violoncelle et orchestre en forme de « pas de trois » (1965-1966), 24 minutes
- Dialoge concerto pour deux pianos et grand orchestre (1960), 19 minutes
- Konzert für Violine und grosses Orchester (1950), 18 minutes
- Nobody knows the trouble I see concerto pour trompette et orchestre (1954), 15 minutes
- Musique électronique / sur support
- Musique instrumentale d'ensemble
- Alagoana (Caprichos Brasileiros) ballet (1950-1955), 30 minutes environ
- Cinque Capricci di Girolamo Frescobaldi « La Frescobalda » pour ensemble (1962), 15 minutes
- Die Befriesteten (Ceux pour qui le temps est compté) ode à Eleutheria sous forme d’une danse de mort pour quintette de jazz, extrait de la musique pour Die Befriesteten, Hörspiel d’après Elias Canetti (1967), 22 minutes
- Drei Stücke für Orchester (1945)
- Giostra Genovese danses anciennes de différents maîtres pour petit orchestre (1962), 14 minutes
- Impromptu pour orchestre (1958), 7 minutes
- Kontraste Musique pour un ballet imaginaire, sur une idée de Fred Schneckenburger, pour orchestre (1953), 10 minutes
- Konzert für Streichorchester Arrangement pour orchestre à cordes du Streichtrio (1944) (1948), 13 minutes
- Metamorphosen musique pour le film de Michael Wolgensinger, pour orchestre de chambre (1954), 25 minutes [note de programme]
- Musique pour les soupers du roi Ubu ballet noir en sept parties et une entrée (1962-1966), 18 minutes [note de programme]
- Photoptosis prélude pour grand orchestre (1968), 12 minutes environ
- Rheinische Kirmestänze pour 13 instruments à vent (1950-1962), 6 minutes
- Sinfonia prosodica pour grand orchestre (1945), 40 minutes environ
- Sinfonie in einem Satz pour grand orchestre (1947-1950), 15 minutes
- Stille und Umkehr esquisses orchestrales (1970), 10 minutes environ [note de programme]
- Suite aus « Das Gelb und das Grün » musique pour un théâtre de marionnettes, pour ensemble (1952), 9 minutes
- Symphonische Variationen und Fuge über « In dulci jubilo » pour orchestre (1949), 35 minutes
- Söbensprung un pot-pourri d'air de danse d'Allemagne du nord pour ensemble de vents, timbales et percussions (1950), 6 minutes
- Un « petit rien » musique légère, lunaire et ornithologique, d’après Les Oiseaux de lune de Marcel Aymé, pour ensemble (1964), 6 minutes
- Musique de chambre
- Intercomunicazione pour violoncelle et piano (1967), Approximative
- Kleine Suite pour violon et piano (1942), 8 minutes environ
- Monologe version de Dialoge pour deux pianos (1964), 17 minutes
- Perspektiven musique pour un ballet imaginaire, pour deux pianos (1955-1956), 13 minutes
- Présence ballet blanc en cinq scènes pour violon, violoncelle et piano (1961), 30 minutes [note de programme]
- Sonate für Violine und Klavier (1950), 15 minutes
- Streichtrio (1944), 12 minutes environ
- Musique soliste (sauf voix)
- Capriccio improvisations pour piano sur des thèmes populaires (1946), 12 minutes
- Enchiridion petites pièces pour piano (1951), 14 minutes
- Exerzitien Seconde partie d’Enchiridion (1949), pour piano (1952), 13 minutes environ
- Extemporale : Fünf Stücke, für Klavier cinq pièces pour piano (1938-1946), 14 minutes
- Konfigurationen huit pièces pour piano, nouvelle version de Metamorphose (1956), 10 minutes [note de programme]
- Sonate für Cello solo …et suis spatiis transeunt universa sub caelo (L’Ecclésiaste, III, 1) (1960), 13 minutes
- Sonate für Viola solo …an den Gesang eines Engels (1955), 10 minutes [note de programme]
- Sonate für Violine solo (1951), 13 minutes
- Tempus loquendi pièces elliptiques pour grande flûte, flûte en sol et flûte basse solo (1963), 12 minutes [note de programme]
- Vier kurze Studien pour violoncelle solo (1970), 3 minutes [note de programme]
Œuvres par date
- 1970
- Ich wandte mich und sah an alles Unrecht, das geschah unter der Sonne action ecclésiastique pour deux récitants, basse et orchestre (1970), 20 minutes
- Stille und Umkehr esquisses orchestrales (1970), 10 minutes environ [note de programme]
- Vier kurze Studien pour violoncelle solo (1970), 3 minutes [note de programme]
- 1969
- Requiem für einen jungen Dichter Lingual pour récitants, soprano, baryton, trois chœurs, sons électroniques, orchestre, jazz-combo et orgue (1967-1969), 1 h 05 mn
- 1968
- Photoptosis prélude pour grand orchestre (1968), 12 minutes environ
- Tratto II étude électronique sur des sons sinusoïdaux (1968), 12 minutes
- 1967
- Die Befriesteten (Ceux pour qui le temps est compté) ode à Eleutheria sous forme d’une danse de mort pour quintette de jazz, extrait de la musique pour Die Befriesteten, Hörspiel d’après Elias Canetti (1967), 22 minutes
- Intercomunicazione pour violoncelle et piano (1967), Approximative
- 1966
- Concerto pour violoncelle et orchestre en forme de « pas de trois » (1965-1966), 24 minutes
- Musique pour les soupers du roi Ubu ballet noir en sept parties et une entrée (1962-1966), 18 minutes [note de programme]
- Tratto composition pour sons électroniques sous forme d’une étude chorégraphique (1966), 15 minutes
- 1965
- Die Soldaten opéra en quatre actes (1957-1965), 1 h 50 mn environ
- 1964
- Monologe version de Dialoge pour deux pianos (1964), 17 minutes
- Un « petit rien » musique légère, lunaire et ornithologique, d’après Les Oiseaux de lune de Marcel Aymé, pour ensemble (1964), 6 minutes
- 1963
- Die Soldaten symphonie vocale pour six solistes et orchestre (1957-1963), 30 minutes environ
- Tempus loquendi pièces elliptiques pour grande flûte, flûte en sol et flûte basse solo (1963), 12 minutes [note de programme]
- 1962
- Antiphonen pour alto et 25 instrumentistes (1962), 18 minutes [note de programme]
- Cinque Capricci di Girolamo Frescobaldi « La Frescobalda » pour ensemble (1962), 15 minutes
- Giostra Genovese danses anciennes de différents maîtres pour petit orchestre (1962), 14 minutes
- Rheinische Kirmestänze pour 13 instruments à vent (1950-1962), 6 minutes
- 1961
- Présence ballet blanc en cinq scènes pour violon, violoncelle et piano (1961), 30 minutes [note de programme]
- 1960
- Dialoge concerto pour deux pianos et grand orchestre (1960), 19 minutes
- Sonate für Cello solo …et suis spatiis transeunt universa sub caelo (L’Ecclésiaste, III, 1) (1960), 13 minutes
- 1959
- Lob der Torheit cantate burlesque pour soprano colorature, chantre (ténor), basse, chœur mixte et ensemble (2ème version) (1959), 28 minutes
- 1958
- Impromptu pour orchestre (1958), 7 minutes
- 1957
- Canto di speranza cantate pour violoncelle et orchestre de chambre (1957), 20 minutes environ
- Omnia tempus habent cantate pour soprano et 17 instruments (1957), 15 minutes
- 1956
- Konfigurationen huit pièces pour piano, nouvelle version de Metamorphose (1956), 10 minutes [note de programme]
- Perspektiven musique pour un ballet imaginaire, pour deux pianos (1955-1956), 13 minutes
- 1955
- Alagoana (Caprichos Brasileiros) ballet (1950-1955), 30 minutes environ
- Sonate für Viola solo …an den Gesang eines Engels (1955), 10 minutes [note de programme]
- 1954
- Metamorphosen musique pour le film de Michael Wolgensinger, pour orchestre de chambre (1954), 25 minutes [note de programme]
- Nobody knows the trouble I see concerto pour trompette et orchestre (1954), 15 minutes
- 1953
- Kontraste Musique pour un ballet imaginaire, sur une idée de Fred Schneckenburger, pour orchestre (1953), 10 minutes
- 1952
- Konzert für Oboe und kleines Orchester (1952), 15 minutes
- Des Menschen Unterhaltprozess gegen Gott opéra radiophonique en trois actes, pour récitants, solistes, chœur de femmes, chœur d’hommes, grand chœur mixte et orchestre (1952), 1 h 30 mn
- Die Brünnlein, die da fliessen cantate sur des chants populaires, pour contralto, baryton-basse, chœur mixte et 11 instruments (1947-1952), 30 minutes
- Exerzitien Seconde partie d’Enchiridion (1949), pour piano (1952), 13 minutes environ
- Suite aus « Das Gelb und das Grün » musique pour un théâtre de marionnettes, pour ensemble (1952), 9 minutes
- 1951
- Enchiridion petites pièces pour piano (1951), 14 minutes
- Sonate für Violine solo (1951), 13 minutes
- 1950
- Konzert für Violine und grosses Orchester (1950), 18 minutes
- Sinfonie in einem Satz pour grand orchestre (1947-1950), 15 minutes
- Sonate für Violine und Klavier (1950), 15 minutes
- Söbensprung un pot-pourri d'air de danse d'Allemagne du nord pour ensemble de vents, timbales et percussions (1950), 6 minutes
- 1949
- Symphonische Variationen und Fuge über « In dulci jubilo » pour orchestre (1949), 35 minutes
- 1948
- Konzert für Streichorchester Arrangement pour orchestre à cordes du Streichtrio (1944) (1948), 13 minutes
- Lob der Torheit cantate burlesque pour soprano colorature, chantre (ténor), basse, chœur mixte et grand orchestre (1ère version) (1948), 28 minutes
- 1947
- Schein uns, du liebe Sonne cantate sur des chants populaires, pour voix et ensemble (1947)
- Tantum ergo pour chœur a cappella (1947), 1 minutes
- 1946
- Capriccio improvisations pour piano sur des thèmes populaires (1946), 12 minutes
- Drei geistliche Lieder pour voix moyenne et piano (1946), 8 minutes
- Extemporale : Fünf Stücke, für Klavier cinq pièces pour piano (1938-1946), 14 minutes
- Fünf Lieder pour voix et piano (1942-1946), 10 minutes
- Konzert für Orchester (1946), 17 minutes
- 1945
- Drei Stücke für Orchester (1945)
- Sinfonia prosodica pour grand orchestre (1945), 40 minutes environ
- 1944
- Streichtrio (1944), 12 minutes environ
- 1942
- Kleine Suite pour violon et piano (1942), 8 minutes environ
Ressources documentaires
Remarque concernant le catalogue des œuvres
Une centaine d’œuvres radiophoniques, que Zimmermann composa de 1950 à 1966 (et, pour l’essentiel, de 1950 à 1958), pour des effectifs compris entre l’instrument soliste et l’orchestre avec chœur — œuvres d’une durée de 20 à 105 minutes —, sont inédites. Pour un catalogue des œuvres radiophoniques, voir Silke Hilger, Autonom oder angewandt ? Zu den Hörspielmusiken von Winfried Zillig und Bernd Alois Zimmermann, Mayence, Schott, 1996, p. 42-49.
Zimmermann a aussi composé, en 1954-1956, une dizaine de musiques de scène et de film, elles aussi inédites. Enfin, il a réalisé une centaine d’arrangements d’œuvres de Balakirev, Boccherini, Busoni, Casella, Chopin, Delibes, Dvorak, Liszt, Milhaud Moussorski, Offenbach, Rachmaninov, Smetana, Telemann, Schubert, Schumann, Villa-Lobos…, et une cinquantaine d’arrangements de mélodies populaires — pour un catalogue de ces œuvres, voir « Werkverzeichnis », Bernd Alois Zimmermann (1918-1970). Dokumente zu Leben und Werk (Klaus Ebbecke, sous la dir. de), Berlin, Akademie der Künste, 1989, p. 197-204.
Pour un inventaire des documents conservés à l’Akademie der Künste de Berlin, voir enfin Heribert Henrich, « Inventar der Musikalien im Bernd-Alois-Zimmermann-Archiv », Bernd Alois Zimmermann, « Du und Ich und Ich und die Welt ». Dokumente aus den Jahren 1940 bis 1950 (Heribert Henrich, sous la dir. de), Hofheim, Wolke, 1998, p. 131-150.
Bibliographie
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Intervall und Zeit. Aufsätze und Schriften zum Werk (Christoph Bitter, sous la dir. de), Mayence, Schott, 1974.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, « Du und Ich und Ich und die Welt ». Dokumente aus den Jahren 1940 bis 1950 (Heribert Henrich, sous la dir. de), Hofheim, Wolke, 1998.
- Contrechamps, 5 (1985), Bernd Alois Zimmermann.
- Bernd Alois Zimmermann. Dokumente und Interpretationen (Wulf Konold, sous la dir. de), Cologne, Wienand, 1986.
- Zeitphilosophie und Klanggestalt. Untersuchungen zum Werk Bernd Alois Zimmermanns, (Hermann Beyer et Siegfried Mauser, sous la dir. de), Mayence, Schott, 1986.
- Die Soldaten. Bernd Alois Zimmermann. Livret, correspondance, textes, études, Genève / Strasbourg, Contrechamps / Musica 88 / Dernières Nouvelles d’Alsace, 1988.
- Bernd Alois Zimmermann (1918-1970). Dokumente zu Leben und Werk (Klaus Ebbecke, sous la dir. de), Berlin, Akademie der Künste, 1989.
- Zwischen den Generationen. Symposion Bernd Alois Zimmermann Köln 1987 (Wulf Konold et Klaus Wolfgang Niemöller, sous la dir. de), Ratisbonne, Gustav Bosse, 1989.
- L’Avant-Scène Opéra, 156 (1993), Les Soldats.
- Musik-Konzepte, Sonderband 12 (2005), Bernd Alois Zimmermann.
- Klaus EBBEKE, Sprachfindung. Studien zum Spätwerk Bernd Alois Zimmermanns, Mayence, Schott, 1986.
- Klaus EBBEKE, Zeitschichtung. Gesammelte Aufsätze zum Werk von Bernd Alois Zimmermann (Heribert Henrich, sous la dir. de), Berlin / Mayence, Akademie der Künste / Schott, 1998.
- Wilfried GRUHN, « Integrale Komposition. Zu Bernd Alois Zimmermanns Pluralismus-Begriff », Archiv für Musikwissenschaft, 40 (1983), p. 287-302.
- Laurence HELLEU, « Les Soldats de Bernd Alois Zimmermann. Aspects de la technique compositionnelle », Entretemps, 7 (1988), p. 15-27.
- Laurence HELLEU, « L’espace et le temps dans Les Soldats de Bernd Alois Zimmermann », Analyse musicale, 15 (1989), p. 25-31.
- Jörn Peter HIEKEL, Bernd Alois Zimmermanns « Requiem für einen jungen Dichter », Stuttgart, Franz Steiner, 1995.
- Silke HILGER, Autonom oder angewandt ? Zu den Hörspielmusiken von Winfried Zillig und Bernd Alois Zimmermann, Mayence, Schott, 1996.
- Andreas von IMHOFF, Untersuchungen zum Klavierwerk Bernd Alois Zimmermanns, Ratisbonne, Gustav Bosse, 1976.
- Martin J. JUNKER, Nobody knows… Alagoana. Untersuchungen zu zwei Frühwerken Bernd Alois Zimmermanns, Francfort, Peter Lang, 2007.
- Wulf KONOLD, Bernd Alois Zimmermann (1986), Paris, Michel de Maule, 1998.
- Oliver KORTE, « Zu Bernd Alois Zimmermanns später Reihentechnik », Musiktheorie, 15 (2001), p. 19-39.
- Oliver KORTE, Die « Ekklesiastische Aktion » von Bernd Alois Zimmermann. Untersuchungen zu einer Poetik des Scheiterns, Sinzig, Studio Verlag, 2003.
- Clemens KÜHN, Die Orchesterwerke Bernd Alois Zimmermanns, Hambourg, Gustav Bosse, 1976.
- Aloyse MICHAELY, « Toccata – Ciacona – Nocturno. Zu Bernd Alois Zimmermanns Oper Die Soldaten », Musiktheater im 20. Jahrhundert, Laaber, Laaber, 1988, p. 127-204.
- Ralph PALAND,Work in progress und Werkindividualität. Bernd Alois Zimmermanns Instrumentalwerke 1960-1965, Mayence, Schott, 2005.
- Reinhold SCHUBERT, « Berichte über die Perspektiven », Die Reihe, 4 (1958), p. 103-112.
- Marion ROTHÄRMEL, « Der pluralistische Zimmermann », Melos, 35 (1968), p. 97-102.
- Silke WENZEL, Text als Struktur. Der Kohelet im Werk Bernd Alois Zimmermanns, Berlin, Weidler, 2001.
Discographie
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Canto di speranza, Konzert für Violine und grosses Orchester, Ich wandte mich und sah an alles Unrecht das geschah unter der Sonne, Thomas Demenga, violoncelle (I), Thomas Zehetmair, violon (II), WDR Sinfonieorchester Köln, Heinz Holliger, dir., CD ECM, 2008, n° ECM New Series 4766885.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Requiem für einen jungen Dichter, Holland Symfonia, Bernhard Kontarsky, dir., CD Cybele, 2008, n° SACD 860.501.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Konzert für Violine und grosses Orchester, Martin Mumelter, violon, Symphonieorchester des bayerischen Rundfunks, Peter Eötvös, dir., CD Neos, 2007, n° NEOS 10705.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Die Soldaten, Gürzenich-Orchester Köln, Michael Gielen, dir., 2 CD Wergo, 2007, n° WER 6698 2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Présence, Intercomunicazione, Melise Mellinger, violon (I), Lucas Fels, violoncelle (I-II), Yukiko Sugawara, piano (I-II), Karl-Rudolf Menke, récitant (I), CD Wergo, 2006, n° WER 66052.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Un petit rien, Das Geld und das Grün, Omnia tempus habent, Metamorphosen, Angelika Luz, soprano (III), Collegium Novum Zürich, Peter Hirsch, dir., CD Wergo, 2005, n° WER 6671 2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Märchensuite, Canto di speranza, Impromptu, Alagoana (Caprichos brasileiros), Lucas Fels, violoncelle (III), Rundfunk-Sinfoniorchester Berlin, Peter Hirsch, dir., CD Wergo, 2002, n° WER 6656 2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Stille und Umkehr, Philharmonisches Staatsorchester Hamburg, Ingo Metzmacher, CD EMI, 2000, n° 7243 5 56970 2 8.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Sinfonie in einem Satz, Bamberger Symphoniker, Ingo Metzmacher, dir., CD EMI, 1997, n° 556 184-2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Dialoge, Monologe, Perspektiven, Photoptosis, Andreas Grau et Götz Schumacher, pianos (I, II et III), Deutsches Symphonieorchester Berlin, Bernhard Kontarsky, dir. (I et IV), CD col legno, 1997, n° WWE 20002.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Concerto pour violoncelle et orchestre en forme de « pas de trois », Antiphonen, Impromptu, Photoptosis, Siegfried Palm, violoncelle (I), Eckart Schloifer, alto (II), Rundfunk-Sinfonieorchester Saarbrücken, Hans Zender, dir., CD cpo, 1997, n° cpo 999 482-2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Antiphonen, Omnia tempus habent, Présence, Tabea Zimmermann, alto (I), Julie Moffat, soprano (II), Ensemble Modern, Hans Zender, dir. (I-III), Peter Rundel, violon (III), Michael Stirling, violoncelle (III), Hermann Kretzschmar, piano (III), CD BMG, 1996, n° 0926 61181 2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Tempus loquendi, Eberhard Blum, CD Hat Hut, 1995, n° 6180.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Requiem für einen jungen Dichter, SWF Sinfonieorchester Baden-Baden, Michael Gielen, dir., CD Sony, 1995, n° SK 61 995.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Ich wandte mich und sah an alles Unrecht das geschah unter der Sonne, Sonate für Violine solo, Sonate für Viola solo, Sonate für Cello solo, Vier kurze Studien, Symphonieorchester der Stadt Münster, Will Humburg, dir. (I), Beppe Crosta, alto (II), Wim Janssen, alto (III), Guido Boselli, violoncelle (IV et V), CD Stradivarius, 1994, n° STR 33340.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Canto di speranza, Concerto pour violoncelle et orchestre en forme de « pas de trois », Konzert für Oboe und kleines Orchester, Nobody knows the trouble I see, Heinrich Schiff, violoncelle (I et II), Heinz Holliger, hautbois (III), Hakan Hardenberger, trompette, SWF Sinfonieorchester Baden-Baden, Michael Gielen, dir., CD Philips, 1993, n° 434 14-2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Musique pour les soupers du Roi Ubu, Rundfunk-Sinfonieorchester Saarbrücken, Hans Zender, dir., CD col legno, 1991, n° AU 31833.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Die Soldaten, Orchester des Staatstheater Stuttgart, Bernhard Kontarsky, dir., 2 CD Teldec, 1991, n° 9031-72775-2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Extemporale, Capriccio, Enchiridion, Konfigurationen, Tiny Wirtz, piano, CD Koch, 1986, n° 3-1446-2.
- Bernd Alois ZIMMERMANN, Présence, Perspektiven, Intercomunicazione, Monologe, Saschko Gawriloff, violon (I), Siegfried Palm (I et III), Aloys Kontarsky (I-IV), Alfons Kontarsky (II et IV), CD Deutsche Grammophon, 1980, n° 437 725-2.