Date de mise à jour : 28 October 2007
Iannis Xenakis
Compositeur français d'origine grecque né le 29 mai 1922 à Braila, Roumanie, mort le 4 février 2001 à Paris
Biographie
Iannis Xenakis est né en 1922 (ou 1921), à Braïla (Roumanie), au sein d’une famille grecque. Il passe sa jeunesse à Athènes, où il achève des études d’ingénieur civil et s’engage d’abord contre l’occupation allemande, puis contre l’occupation britannique (guerre civile). En 1947, après une terrible blessure et une période de clandestinité, il fuit la Grèce et s’installe en France, où il travaille pendant douze ans avec Le Corbusier, en tant qu’ingénieur, puis en tant qu’architecte (Couvent de la Tourette, Pavillon Philips de l’Expo universelle de Bruxelles de 1958 – où fut donné le Poème électronique de Varèse – célèbre pour ses paraboloïdes hyperboliques).
En musique, il suit l’enseignement d’Olivier Messiaen et, dans un premier temps, emprunte une voie bartókienne qui tente de combiner le ressourcement dans la musique populaire avec les conquêtes de l’avant-garde (les Anastenaria, 1953). Puis, il décide de rompre avec cette voie et d’emprunter le chemin de l’« abstraction » qui combine deux éléments : d’une part, des références à la physique et aux mathématiques ; d’autre part, un art de la plastique sonore. Les scandales de Metastaseis (1953-54) et de Pithoprakta (1955-56), qui renouvellent l’univers de la musique orchestrale, le hissent au niveau d’alternative possible à la composition sérielle, grâce à l’introduction des notions de masse et de probabilité, ainsi que de sonorités faites de sons glissés, tenus ou ponctuels. C’est également l’époque de ses premières expériences de musique concrète ou, entre autres, il ouvre la voie du granulaire (Concret PH, 1958). Son premier livre, Musiques formelles (1963), analyse ses applications scientifiques – qui vont des probabilités (Pithoprakta, Achorripsis, 1956-57) à la théorie des ensembles (Herma, 1960-61) en passant par la théorie des jeux (Duel, 1959) – ainsi que ses premières utilisations de l’ordinateur (programme ST, 1962).
Durant les années 1960, la formalisation prend de plus en plus l’allure d’une tentative de fonder la musique (au sens de la crise des fondements en mathématiques), notamment avec l’utilisation de la théorie des groupes (Nomos alpha, 1965-66) ou encore la distinction théorique « en-temps/hors-temps » (article « Vers une métamusique », 1965-67) – on pourrait trouver un équivalent architectural de la question des fondements dans le projet de la Ville cosmique (1965). En revanche, avec Eonta (1963-64), c’est le modèle du son qui est parachevé. Ce sont des œuvres (libres) telles que Nuits (1967), qui lui font acquérir une très large audience, en même temps que les pièces spatialisées (Terretektorh, 1965-66, Persephassa, 1969) : le public découvre que la formalisation et l’abstraction vont de pair avec un aspect dionysiaque prononcé, où la musique se conçoit comme phénomène énergétique. La décennie suivante est marquée par l’envolée utopique des Polytopes (Polytope de Cluny, 1972-74, Diatope, 1977), prémices d’un art multimédia technologique caractérisé par des expériences d’immersion. Avec les « arborescences » (Erikhthon, 1974) et les mouvements browniens (Mikka, 1971), Xenakis renoue avec la méthode graphique qui lui avait fait imaginer les glissandi de Metastaseis, méthode qu’il utilise également dans l’UPIC, premier synthétiseur graphique, avec lequel il compose Mycènes alpha (1978). Les années 1970 se concluent avec l’utilisation extensive de la théorie des cribles (échelles). Ceux-ci, appliqués aux rythmes, assurent un renouveau de l’écriture pour percussions (Psappha, 1975). En tant qu’échelles de hauteurs, ils témoignent, durant cette époque, de la quête d’universalité de Xenakis (le début de Jonchaies, 1977, utilise une échelle qui évoque le pelog javanais).
Le début des années 1980 voit la création d’Aïs (1981), où, comme dans l’Orestie (1965-66), le texte, en grec ancien, est source d’inspiration, mais, cette fois, avec des réflexions autour de la mort. Durant les années 1980, l’esthétique xenakienne s’infléchit progressivement. Encore marquée par les débordements énergétiques (Shaar, 1982, Rebonds, 1987-88) ou les recherches formelles (cribles dans pratiquement toutes les œuvres, automates cellulaires dans Horos, 1986), elle devient de plus en plus sombre (Kyania, 1990). Ses dernières œuvres (Ergma, 1994, Sea-Change, 1997) évoluent dans un univers sonore très épuré et dépouillé. La dernière, composée en 1997, s’intitule d’après la dernière lettre de l’alphabet grec (O-Mega). Xenakis est mort le 4 février 2001.
© Ircam - Centre Pompidou, 2007
Parcours de l'œuvre
Par Makis Solomos
L’œuvre de Xenakis est polymorphe, et il existe plusieurs entrées dans son univers. On peut choisir le compositeur, le théoricien ou l’architecte, comme on peut choisir l’initiateur de la stochastique musicale, le démiurge des grandes secousses telluriques, l’utilisateur musical d’automates cellulaires, l’artiste multimédia des polytopes… Si cet univers est toujours reconnaissable du fait de son penchant prononcé pour l’originalité1 – penchant qui fait de Xenakis l’un des plus éminents représentants de la modernité artistique –, il permet, du fait de cette pluralité qui lui est constitutive, des lectures parfois fort contrastées. Prenant acte de cette polymorphie, la lecture proposée ici juxtapose l’analyse de quatre des plus importants concepts de l’œuvre musico-théorique de Xenakis.
Formalisation
Xenakis réalise le rêve varésien d’un « alliage arts/sciences2 » . « Rien ne nous empêcherait ...
Œuvres
Œuvres par effectif type
- Musique vocale a cappella
- A Hélène pour soli ou choeur de femmes (ou d'hommes), sur des textes pris dans «Hélène» d'Euripide (1977), 10 minutes
- Knephas pour choeur mixte (1990), 10 minutes
- Nuits pour 12 voix mixtes solistes ou choeur mixte, sur des phonèmes sumériens, assyriens, achéens et autres (1967), 11 minutes
- Pour la Paix I version pour choeur mixte a cappella (1981), 10 minutes
- Pour la Paix II version pour choeur mixte, quatre récitants et bande (1981), 27 minutes
- Pour la Paix III version pour quatre récitants et bande (1981), 27 minutes
- Pu wijnuej we fyp (1992), 10 minutes
- Sea Nymphs pour choeur mixte (1994), 8 minutes
- Serment-Orkos pour choeur mixte, sur des textes d'Hippocrate (1981), 8 minutes [note de programme]
- Musique vocale et instrument(s)
- A Colone pour choeur d'hommes (ou de femmes) de 20 voix miminum et 18 musiciens, d'après «Oedipe à Colone» de Sophocle (1977), 14 minutes
- Akanthos pour soprano et 8 musiciens (1977), 11 minutes
- Anastenaria. Procession aux eaux claires (1953), 11 minutes
- Anemoessa pour choeur et orchestre (1979), 15 minutes
- Aïs pour baryton amplifié, percussion solo et 92 musiciens (1980), 17 minutes
- Cendrées pour choeur mixte de 72 voix chantant des phonèmes de Iannis Xenakis et 73 musiciens (1973), 25 minutes
- Chant des Soleils pour choeur mixte, choeur d'enfant, cuivres et percussions (1983), 8 minutes
- Idmen A pour choeur mixte et 4 percussions, sur des phonèmes pris dans la «Théogonie» d'Hésiode (1985), 14 minutes
- Idmen B pour 6 percussionnistes et choeur éventuel (1985), 14 minutes
- Kassandra pour baryton jouant sur un psaltérion à 20 cordes et percussionniste (1987), 14 minutes
- La déesse Athéna dernière partie de l''Orestia' (1992)
- Les Bacchantes d'Euripide (1993)
- Medea musique de scène pour choeur d'homme et cinq musiciens (1967), 25 minutes [note de programme]
- N'Shima pour 2 mezzo-sopranos et 5 musiciens (1975), 16 minutes [note de programme]
- Nekuïa pour choeur mixte et orchestre (1981), 26 minutes
- Oresteia suite pour choeur d'enfants, choeur mixte jouant d'accessoires musicaux et 12 musiciens, d'après Eschyle (1965)
- Polla ta Dhina Il est bien des merveilles en ce monde (1962), 6 minutes
- Pour Maurice pour baryton et piano (1982), 4 minutes
- Zyia (1952), 10 minutes
- Musique concertante
- A l'Ile de Gorée pour clavecin amplifié et 12 musiciens (1986), 14 minutes
- Dox-Orkh pour violon solo et 89 musiciens (1991), 20 minutes
- Echange pour clarinette basse et 13 musiciens (1989), 14 minutes
- Epicycle pour violoncelle et 12 musiciens (1989), 12 minutes
- Erikhthon pour piano et 88 musiciens (1974), 15 minutes
- Keqrops pour piano et 92 musiciens (1985-1986), 17 minutes
- O-Mega pour percussion et ensemble (1997), 4 minutes
- Synaphaï pour piano et 86 musiciens (1969), 14 minutes
- Troorkh pour trombone et 89 musiciens (1991), 17 minutes
- Musique électronique / sur support
- Bohor (1962), 22 minutes
- Concret PH pour bande seule (1958), 3 minutes
- Diamorphoses (1957), 7 minutes
- Gendy3 musique de synthèse stochastique de sons à l'ordinateur (1991), 19 minutes
- Hibiki Hana Ma pour bande magnétique (1969), 18 minutes
- La Légende d'Eer Musique pour le Diatope (1977), 46 minutes
- Mycènes Alpha pour bande magnétique 2 pistes (1978), 10 minutes
- Orient-Occident Deux versions : a) musique pour le film homonyme d'Enrico Fulchignoni b) musique de concert (1960), 20 minutes
- Persepolis Polytope pour bande magnétique (1971), 56 minutes
- Polytope de Cluny pour bande magnétique (7 pistes) et lumières (1972), 24 minutes
- Pour la Paix IV version pour bande seule (1981), 27 minutes
- S.709 pour bande 2 pistes (1994), 7 minutes
- Taurhiphanie pour bande magnétique (1987-1988), 11 minutes
- Voyage absolu des Unari vers Andromède (1989), 16 minutes
- Musique instrumentale d'ensemble
- Achorripsis pour 21 musiciens (1956-1957), 7 minutes
- Akrata pour 16 instruments à vent (1964-1965), 11 minutes
- Alax pour 30 musiciens divisés en 3 ensembles (1985), 22 minutes
- Analogique A et B pour 9 instruments à cordes et bande (1958-1959), 7 minutes
- Anastenaria. Le Sacrifice pour orchestre (51 musiciens) (1953), 5 minutes
- Antikhthon musique de ballet pour 60 ou 86 musiciens (1971), 23 minutes
- Aroura pour 12 instruments à cordes (1971), 12 minutes
- Ata pour 89 musiciens (1987), 16 minutes
- Atrées ST/10, 3-060962 (1956-1962), 16 minutes
- Duel jeu pour 56 musiciens divisés en 2 orchestres avec deux chefs (1959), 10 minutes
- Dämmerschein pour orchestre (89 musiciens) (1993), 14 minutes
- Empreintes pour 85 musiciens (1975), 12 minutes
- Eridanos pour 68 musiciens (1972), 11 minutes
- Hiketides les Suppliantes d'Eschyle, suite instrumentale pour cuivres et cordes (1964), 10 minutes
- Horos pour 89 musiciens (1986), 16 minutes
- Ioolkos pour orchestre (89 musiciens) (1996), 7 minutes
- Jalons pour 15 musiciens (1986), 14 minutes [note de programme]
- Jonchaies pour 109 musiciens (1977), 17 minutes
- Kaï pour ensemble (9 musiciens) (1995), 8 minutes
- Koïranoï pour orchestre (88 musiciens) (1995), 12 minutes
- Kraanerg musique de ballet pour orchestre et bande magnétique 4 pistes (1968-1969)
- Krinoïdi pour 71 musiciens (1991), 15 minutes
- Kyania pour 90 musiciens (1990), 23 minutes
- Lichens pour 96 musiciens (1983), 16 minutes
- Metastaseis (ou Metastasis) pour 60 musiciens (1953), 7 minutes
- Mosaïques pour orchestre (91 musiciens) (1993), 8 minutes
- Nomos Gamma pour 98 musiciens éparpillés dans le public (1967-1968), 15 minutes
- Noomena pour 103 musiciens (1974), 17 minutes
- Palimpsest pour 11 musiciens (1979), 11 minutes
- Phlegra pour 11 musiciens (1975), 14 minutes
- Pithoprakta pour 49 musiciens (1955-1956), 10 minutes
- Plektó (Flechte) pour ensemble (6 musiciens) (1993), 14 minutes
- Polytope de Montréal pour polytope (1967), 6 minutes
- Pour les Baleines pour grand orchestre à cordes (1982), 3 minutes
- Retours-Windungen pour 12 violoncelles (1976), 8 minutes
- Roáï pour 90 musiciens (1991), 17 minutes
- ST/10 ST/10, 1-080262 (1956-1962), 12 minutes
- ST/48 ST/48, 1-240162 (1956-1962), 11 minutes
- Sea-Change pour orchestre (88 musiciens) (1997), 10 minutes
- Shaar pour grand orchestre à cordes (1982), 14 minutes
- Stratégie jeu pour 82 musiciens divisés en 2 orchestres avec 2 chefs (1962)
- Syrmos pour 18 ou 36 instruments à cordes (1959), 14 minutes
- Terretektorh pour 88 musiciens éparpillés dans le public (1965-1966), 18 minutes
- Thalleïn pour 14 musiciens (1984), 17 minutes [note de programme]
- Tracées pour 94 musiciens (1987), 6 minutes
- Tuorakemsu pour 90 musiciens (1990), 4 minutes
- Voile pour orchestre à cordes (20 musiciens) (1995), 5 minutes
- Waarg pour 13 musiciens (1988), 16 minutes
- Musique de chambre
- Akea (1986), 13 minutes
- Anaktoria pour 8 musiciens (1969), 11 minutes
- Charisma hommage à Jean-Pierre Guézec (1971), 4 minutes
- Dhipli Zyia pour violon et violoncelle (1952), 5 minutes
- Dikhthas pour violon et piano (1979), 12 minutes [note de programme]
- Dmaathen pour hautbois et percussion (1976), 10 minutes
- Eonta pour piano et 5 cuivres (1963-1964), 20 minutes
- Epei pour 6 musiciens (1976), 12 minutes
- Ergma pour quatuor à cordes (1994), 9 minutes
- Hunem-Iduhey pour violon et violoncelle (1996), 4 minutes
- Ikhoor trio à cordes (1978), 10 minutes [note de programme]
- Ittidra pour sextuor à cordes (1996), 8 minutes
- Khal Perr pour quintette de cuivres et deux percussions (1983), 11 minutes
- Komboï pour clavecin et percussions (1981), 17 minutes
- Kuïlenn pour ensemble à vents (1995), 8 minutes
- Linaïa-Agon jeu musical pour trois vents (1972)
- Mnimis Kharin [Mnamas Xapin] Witoldowi Lutoslawskiemu pour 2 cors et 2 trompettes (1994), 8 minutes
- Morsima-Amorsima ST/4, 2-030762 (1956-1962), 10 minutes [note de programme]
- Nyuyo pour shakuhashi, sangen, et 2 kotos (1985), 10 minutes
- Okho pour 3 musiciens (1989), 14 minutes
- Oophaa pour clavecin et percussion (1989), 9 minutes
- Paille in the wind pour violoncelle et piano (1992), 4 minutes
- Persephassa pour sextuor de percussions entourant le public (1969), 24 minutes
- Pléiades Ballet, pour 6 percussionnistes (1979), 42 minutes
- Roscobeck pour violoncelle et contrebasse (1996), 8 minutes
- ST/4 ST/4, 1-080262 (1956-1962), 11 minutes
- Tetora pour quatuor à cordes (1990), 15 minutes
- Tetras pour quatuor à cordes (1983), 14 minutes [note de programme]
- Xas quatuor de saxophone (1987), 10 minutes
- Zythos pour trombone et 6 percussionistes (1996), 8 minutes
- Musique soliste (sauf voix)
- Embellie pour alto solo (1981), 8 minutes
- Evryali pour piano (1973), 11 minutes
- Gmeeoorh pour orgue de 56 ou 61 notes (1974), entre 18 minutes et 29 minutes [note de programme]
- Herma pour piano (1960-1961), 10 minutes
- Keren pour trombone (1986), 6 minutes [note de programme]
- Khoaï pour clavecin (1976), 15 minutes
- Kottos pour violoncelle (1977), 8 minutes [note de programme]
- Mikka pour violon solo (1971), 4 minutes
- Mikka «S» pour violon solo (1975), 5 minutes
- Mists pour piano (1981), 12 minutes
- Naama pour clavecin amplifié (1984), 16 minutes [note de programme]
- Nomos Alpha pour violoncelle (1965-1966), 17 minutes [note de programme]
- Psappha pour percussion solo (1975), 13 minutes [note de programme]
- Rebonds pour percussion (1987-1988), 12 minutes [note de programme]
- Six chansons Suite de six pièces (1950-1951), 8 minutes
- Theraps pour contrebasse solo (1975-1976), 12 minutes
- à r. (Hommage à Ravel) pour piano (1987), 3 minutes
Œuvres par date
- 1997
- O-Mega pour percussion et ensemble (1997), 4 minutes
- Sea-Change pour orchestre (88 musiciens) (1997), 10 minutes
- 1996
- Hunem-Iduhey pour violon et violoncelle (1996), 4 minutes
- Ioolkos pour orchestre (89 musiciens) (1996), 7 minutes
- Ittidra pour sextuor à cordes (1996), 8 minutes
- [i] Psappha pour percussion, version électronique (1976-1996), 12 minutes [note de programme]
- Roscobeck pour violoncelle et contrebasse (1996), 8 minutes
- Zythos pour trombone et 6 percussionistes (1996), 8 minutes
- 1995
- 1994
- Ergma pour quatuor à cordes (1994), 9 minutes
- Mnimis Kharin [Mnamas Xapin] Witoldowi Lutoslawskiemu pour 2 cors et 2 trompettes (1994), 8 minutes
- S.709 pour bande 2 pistes (1994), 7 minutes
- Sea Nymphs pour choeur mixte (1994), 8 minutes
- 1993
- Dämmerschein pour orchestre (89 musiciens) (1993), 14 minutes
- Les Bacchantes d'Euripide (1993)
- Mosaïques pour orchestre (91 musiciens) (1993), 8 minutes
- Plektó (Flechte) pour ensemble (6 musiciens) (1993), 14 minutes
- 1992
- La déesse Athéna dernière partie de l''Orestia' (1992)
- Paille in the wind pour violoncelle et piano (1992), 4 minutes
- Pu wijnuej we fyp (1992), 10 minutes
- 1991
- 1990
- Knephas pour choeur mixte (1990), 10 minutes
- Kyania pour 90 musiciens (1990), 23 minutes
- Tetora pour quatuor à cordes (1990), 15 minutes
- Tuorakemsu pour 90 musiciens (1990), 4 minutes
- 1989
- Echange pour clarinette basse et 13 musiciens (1989), 14 minutes
- Epicycle pour violoncelle et 12 musiciens (1989), 12 minutes
- Okho pour 3 musiciens (1989), 14 minutes
- Oophaa pour clavecin et percussion (1989), 9 minutes
- Voyage absolu des Unari vers Andromède (1989), 16 minutes
- 1988
- Rebonds pour percussion (1987-1988), 12 minutes [note de programme]
- Taurhiphanie pour bande magnétique (1987-1988), 11 minutes
- Waarg pour 13 musiciens (1988), 16 minutes
- 1987
- Ata pour 89 musiciens (1987), 16 minutes
- Kassandra pour baryton jouant sur un psaltérion à 20 cordes et percussionniste (1987), 14 minutes
- Tracées pour 94 musiciens (1987), 6 minutes
- Xas quatuor de saxophone (1987), 10 minutes
- à r. (Hommage à Ravel) pour piano (1987), 3 minutes
- 1986
- A l'Ile de Gorée pour clavecin amplifié et 12 musiciens (1986), 14 minutes
- Akea (1986), 13 minutes
- Horos pour 89 musiciens (1986), 16 minutes
- Jalons pour 15 musiciens (1986), 14 minutes [note de programme]
- Keqrops pour piano et 92 musiciens (1985-1986), 17 minutes
- Keren pour trombone (1986), 6 minutes [note de programme]
- 1985
- Alax pour 30 musiciens divisés en 3 ensembles (1985), 22 minutes
- Idmen A pour choeur mixte et 4 percussions, sur des phonèmes pris dans la «Théogonie» d'Hésiode (1985), 14 minutes
- Idmen B pour 6 percussionnistes et choeur éventuel (1985), 14 minutes
- Nyuyo pour shakuhashi, sangen, et 2 kotos (1985), 10 minutes
- 1984
- Naama pour clavecin amplifié (1984), 16 minutes [note de programme]
- Thalleïn pour 14 musiciens (1984), 17 minutes [note de programme]
- 1983
- Chant des Soleils pour choeur mixte, choeur d'enfant, cuivres et percussions (1983), 8 minutes
- Khal Perr pour quintette de cuivres et deux percussions (1983), 11 minutes
- Lichens pour 96 musiciens (1983), 16 minutes
- Tetras pour quatuor à cordes (1983), 14 minutes [note de programme]
- 1982
- Pour Maurice pour baryton et piano (1982), 4 minutes
- Pour les Baleines pour grand orchestre à cordes (1982), 3 minutes
- Shaar pour grand orchestre à cordes (1982), 14 minutes
- 1981
- Embellie pour alto solo (1981), 8 minutes
- Komboï pour clavecin et percussions (1981), 17 minutes
- Mists pour piano (1981), 12 minutes
- Nekuïa pour choeur mixte et orchestre (1981), 26 minutes
- Pour la Paix I version pour choeur mixte a cappella (1981), 10 minutes
- Pour la Paix II version pour choeur mixte, quatre récitants et bande (1981), 27 minutes
- Pour la Paix III version pour quatre récitants et bande (1981), 27 minutes
- Pour la Paix IV version pour bande seule (1981), 27 minutes
- Serment-Orkos pour choeur mixte, sur des textes d'Hippocrate (1981), 8 minutes [note de programme]
- 1980
- Aïs pour baryton amplifié, percussion solo et 92 musiciens (1980), 17 minutes
- 1979
- Anemoessa pour choeur et orchestre (1979), 15 minutes
- Dikhthas pour violon et piano (1979), 12 minutes [note de programme]
- Palimpsest pour 11 musiciens (1979), 11 minutes
- Pléiades Ballet, pour 6 percussionnistes (1979), 42 minutes
- 1978
- Ikhoor trio à cordes (1978), 10 minutes [note de programme]
- Mycènes Alpha pour bande magnétique 2 pistes (1978), 10 minutes
- 1977
- A Colone pour choeur d'hommes (ou de femmes) de 20 voix miminum et 18 musiciens, d'après «Oedipe à Colone» de Sophocle (1977), 14 minutes
- A Hélène pour soli ou choeur de femmes (ou d'hommes), sur des textes pris dans «Hélène» d'Euripide (1977), 10 minutes
- Akanthos pour soprano et 8 musiciens (1977), 11 minutes
- Jonchaies pour 109 musiciens (1977), 17 minutes
- Kottos pour violoncelle (1977), 8 minutes [note de programme]
- La Légende d'Eer Musique pour le Diatope (1977), 46 minutes
- 1976
- Dmaathen pour hautbois et percussion (1976), 10 minutes
- Epei pour 6 musiciens (1976), 12 minutes
- Khoaï pour clavecin (1976), 15 minutes
- Retours-Windungen pour 12 violoncelles (1976), 8 minutes
- Theraps pour contrebasse solo (1975-1976), 12 minutes
- 1975
- Empreintes pour 85 musiciens (1975), 12 minutes
- Mikka «S» pour violon solo (1975), 5 minutes
- N'Shima pour 2 mezzo-sopranos et 5 musiciens (1975), 16 minutes [note de programme]
- Phlegra pour 11 musiciens (1975), 14 minutes
- Psappha pour percussion solo (1975), 13 minutes [note de programme]
- 1974
- Erikhthon pour piano et 88 musiciens (1974), 15 minutes
- Gmeeoorh pour orgue de 56 ou 61 notes (1974), entre 18 minutes et 29 minutes [note de programme]
- Noomena pour 103 musiciens (1974), 17 minutes
- 1973
- 1972
- Eridanos pour 68 musiciens (1972), 11 minutes
- Linaïa-Agon jeu musical pour trois vents (1972)
- Polytope de Cluny pour bande magnétique (7 pistes) et lumières (1972), 24 minutes
- 1971
- Antikhthon musique de ballet pour 60 ou 86 musiciens (1971), 23 minutes
- Aroura pour 12 instruments à cordes (1971), 12 minutes
- Charisma hommage à Jean-Pierre Guézec (1971), 4 minutes
- Mikka pour violon solo (1971), 4 minutes
- Persepolis Polytope pour bande magnétique (1971), 56 minutes
- 1969
- Anaktoria pour 8 musiciens (1969), 11 minutes
- Hibiki Hana Ma pour bande magnétique (1969), 18 minutes
- Kraanerg musique de ballet pour orchestre et bande magnétique 4 pistes (1968-1969)
- Persephassa pour sextuor de percussions entourant le public (1969), 24 minutes
- Synaphaï pour piano et 86 musiciens (1969), 14 minutes
- 1968
- Nomos Gamma pour 98 musiciens éparpillés dans le public (1967-1968), 15 minutes
- 1967
- Medea musique de scène pour choeur d'homme et cinq musiciens (1967), 25 minutes [note de programme]
- Nuits pour 12 voix mixtes solistes ou choeur mixte, sur des phonèmes sumériens, assyriens, achéens et autres (1967), 11 minutes
- Polytope de Montréal pour polytope (1967), 6 minutes
- 1966
- Nomos Alpha pour violoncelle (1965-1966), 17 minutes [note de programme]
- Terretektorh pour 88 musiciens éparpillés dans le public (1965-1966), 18 minutes
- 1965
- 1964
- 1962
- Atrées ST/10, 3-060962 (1956-1962), 16 minutes
- Bohor (1962), 22 minutes
- Morsima-Amorsima ST/4, 2-030762 (1956-1962), 10 minutes [note de programme]
- Polla ta Dhina Il est bien des merveilles en ce monde (1962), 6 minutes
- ST/10 ST/10, 1-080262 (1956-1962), 12 minutes
- ST/4 ST/4, 1-080262 (1956-1962), 11 minutes
- ST/48 ST/48, 1-240162 (1956-1962), 11 minutes
- Stratégie jeu pour 82 musiciens divisés en 2 orchestres avec 2 chefs (1962)
- 1961
- Herma pour piano (1960-1961), 10 minutes
- 1960
- Orient-Occident Deux versions : a) musique pour le film homonyme d'Enrico Fulchignoni b) musique de concert (1960), 20 minutes
- 1959
- Analogique A et B pour 9 instruments à cordes et bande (1958-1959), 7 minutes
- Analogique B (1959), 7 minutes
- Duel jeu pour 56 musiciens divisés en 2 orchestres avec deux chefs (1959), 10 minutes
- Syrmos pour 18 ou 36 instruments à cordes (1959), 14 minutes
- 1958
- Concret PH pour bande seule (1958), 3 minutes
- 1957
- Achorripsis pour 21 musiciens (1956-1957), 7 minutes
- Diamorphoses (1957), 7 minutes
- 1956
- Pithoprakta pour 49 musiciens (1955-1956), 10 minutes
- 1953
- Anastenaria. Le Sacrifice pour orchestre (51 musiciens) (1953), 5 minutes
- Anastenaria. Procession aux eaux claires (1953), 11 minutes
- Metastaseis (ou Metastasis) pour 60 musiciens (1953), 7 minutes
- 1952
- Dhipli Zyia pour violon et violoncelle (1952), 5 minutes
- Zyia (1952), 10 minutes
- 1951
- Six chansons Suite de six pièces (1950-1951), 8 minutes
Ressources documentaires
Références, Bibliographie, Sites Internet
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- Daniel CHARLES, La pensée de Xenakis, Boosey and Hawkes, 1968.
- Jean-Marc CHOUVEL, Iannis Xenakis ou l’avenir de la musique, Paris, Observatoire Musical Français, 2002.
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- Iannis XENAKIS, Arts/Sciences. Alliages, Tournai, Casterman, 1979.
- Iannis XENAKIS, Kéleütha, textes réunis par Alain Galliari, préface et notes de Benoît Gibson, Paris, L'Arche, 1994.
- Iannis XENAKIS, Musique de l’architecture, textes, réalisations et projets architecturaux choisis, présentés et commentés par Sharon Kanach, Marseille, Parenthèses, 2006.
- Iannis XENAKIS, « A Conversation », in CD Xenakis : Aïs, Gendy 3, Thaurhiphanie, Thalleïn, Neuma Records 450-86, 1990.
- Xenakis = L’Arc n°51, 1972 (articles de D. Durney, A. Droschke, M. Fleuret, F. Genuys, H. Krellmann, F.B. Mâche, L. Marin, B. Pingaud, O. Revault d’Allonnes, entretiens avec Xenakis).
- Les Amis de Xenakis, www.iannis-xenakis.org, (lien vérifié en avril 2007).