© Marco Delogu
Fausto Romitelli
Compositeur italien né le 1er février 1963 à Gorizia, mort le 27 juin 2004 à Milan.
Compositeur des plus prometteurs de la jeune génétation italienne, Fausto Romitelli, né à Gorizia (Italie) en 1963, disparut prématurément en 2004 des suites d'une longue maladie.
Il étudia tout d'abord avec Franco Donatoni à l'Accademia Chigiana de Sienne et à la Scuola Civica de Milan. Outre Donatoni, ses premiers grands modèles furent György Ligeti, Giacinto Scelsi, puis Stockhausen, Boulez et Grisey. Les œuvres des années quatre-vingt témoignent déjà de l'importance du son comme « matière à forger », selon l'expression du compositeur : Ganimede (1986), pour alto, Kû (1989), pour quatorze musiciens.
Dans les années quatre-vingt dix, il poursuivit son investigation du sonore à Paris, à l'Ircam et avec les musiciens de l'Itinéraire – Murail, Grisey, Lévinas, Dufourt. Il suivit le Cursus de composition de l'Ircam et collabora de 1993 à 1995, avec l'équipe Représentations musicales en qualité de compositeur de recherche. Ces expériences sur la synthèse sonore et l'analyse spectrale irriguent les pièces composées à partir de cette période : Sabbia del Tempo (1991) pour six interprètes, Natura morta con fiamme (1991) pour quatuor et électronique.
Compositeur non formaliste, Romitelli ne craignait pas l'hybridation, décloisonnant la frontière entre musique savante et populaire. Distortion, saturation, inspiration du rock psychédélique, harmonie « sale » font partie de son univers musical : Acid Dreams & Spanish Queens (1994), pour ensemble amplifié, EnTrance (1995), Cupio Dissolvi (1996). Le cycle Professor Bad Trip I, II et III (1998-2000), associant des couleurs instrumentales acoustiques distordues, électriques ainsi que d'accessoires comme le mirliton et l'harmonica, s'inspire des œuvres d'Henri Michaux écrites sous l’effet de drogues et recrée une atmosphère hallucinatoire.
An Index of Metals (2003), video-opéra pour soprano et ensemble avec vidéo de Paulo Pachini est l'œuvre testament de Fausto Romitelli, synthèse et sommet de son langage musical.
© Ircam-Centre Pompidou, 2008
Sources
- Site de l’ensemble Ictus (voir ressources documentaires)
- Site du label Cyprès (voir ressources documentaires)
Par Pierre Rigaudière
L’héritage spectral
L’héritage que Romitelli se proposait de « recueillir » est multiple. Marqué par le Ligeti des années soixante, avec lequel il partage le souci d’agir par l’écriture du détail sur la couleur globale du son, le compositeur trouvera pourtant une impulsion plus déterminante encore dans les avancées du courant spectral français. L’univers minéral de l’imposant Saturne de Hugues Dufourt produit sur lui un effet considérable, confortant et élargissant celle ouverte par les premiers succès de Grisey et Murail, dont l’influence est la plus directement perceptible dans Nell'alto dei giorni immobili (1990). Ce sextuor reprend aux seconds les harmonies fusionnantes, ainsi qu’un régime dynamique par poussées successives développant l’attaque de la note fondamentale, et au premier la sonorité de la guitare électrique. Avec un effectif assez proche, La sabbia del tempo (1991) témoigne d’une approche plus formalisée de la synthèse spectrale et confirme l’intérêt du compositeur pour la dynamique de processus, tout en soulignant sa façon de se démarquer de ses aînés par la recherche d’un temps suspendu bien davantage qu’évolutif et orienté. La question du temps, qui est au cœur de ces deux premiers opus publiés et pourrait presque les faire passer pour un diptyque, se manifeste dans le second par l’image de l’écoulement, suggérée par le sablier dans le poème de Gabriele d’Annunzio extrait des Madrigali dell’estate et figuré par le métronome qui fait irruption dans la pièce. Elle a pour corollaire un processus quasi symbolique et théâtral de dégradation, orienté vers la crise, modèle qui restera dominant dans la majorité des œuvres ultérieures.Composé dans le cadre du cursus de l’Ircam, le quatuor à cordes avec électronique Natura morta con fiamme (1991-1992) témoigne d’une recherche sur l’intégration de la spatialisation à l’écriture qui n’aura pas de véritable suite. Plus significatifs que les sons de synthèse fixés sur support, auxquels Romitelli ne tardera pas à préférer la souplesse des claviers électroniques et des effets appliqués aux sons de guitare électrique, les sons captés très près du chevalet fournissent ici un matériau acoustique bruité qui, confronté aux harmonies consonantes fondées sur des spectres harmoniques, relève d’une dualité chère au courant spectral. Dans Les idoles du soleil (1992-1993), première partie du diptyque Mediterraneo, c’est l’écriture verticale, par blocs mis en vibration par les mouvements de détails, qui confortée par les intonations en quarts et en huitièmes de tons, témoigne d’une volonté de fusion acoustique.
Musiques électriques
L’autre versant de l’héritage qui s’impose à Romitelli échappe à la tradition de l’écriture ainsi qu’au « formalisme et [aux] dogmes sur la pureté du son musical 3 » qu’il condamne volontiers : l’énergie du rock l’attire, même s’il en critique le manque d’inventivité harmonique, et les nouveaux horizons acoustiques explorés par les tenants du rock psychédélique à partir des années soixante manifestent selon lui certaines convergences, en tout cas pour ce qui concerne le résultat sonore, avec les recherches spectrales. On comprend dès lors qu’en faisant de ces convergences un axe central de sa démarche, le compositeur ne puisse se contenter d’un simple compromis entre les deux phases de son héritage, qui tiendrait davantage d’une esthétique new age que d’un véritable « travail sur l’écriture », mais se considère dans l’obligation d’en opérer une hybridation profonde. L’état initial de cette tentative de fusion est illustré par Cupio Dissolvi (1996) pour ensemble de quatorze interprètes, où l’irruption vers la fin de la pièce d’un orgue rock et d’une batterie très chargée en cymbale ride, quoique fortement connotée, manifeste déjà, par sa métrique irrégulière et sa basse puissante mais harmoniquement pervertie, une volonté de distanciation. Le sifflement initial, dans lequel on peut entendre les résidus d’un effet Larsen, est à l’origine d’une ample spirale descendante ; il relève des processus de chute et d’entropie que l’on peut compter au nombre des marqueurs stylistiques les plus forts du compositeur, ici en rapport direct avec le titre emprunté à l’épître de Paul au Philippiens (« Je souhaite me dissoudre ») ainsi qu’au vers d’Emily Dickinson, murmuré par les musiciens (« Great streets of silence led away »).
Transe et paradis artificiels
Suivront The Poppy in the Cloud (1999), pour chœur de voix blanches et ensemble, nouvelle allusion aux stupéfiants (« poppy » signifie « pavot »), où réapparaît le poème d’Emily Dickinson déjà entrevu dans Cupio Dissolvi, puis la trilogie Professor Bad Trip (1998-2000). Là, le propos est de « travailler sur les aspects musicaux reliés de la manière la plus directe à la perception des phénomènes décrits par Michaux […] 5 » suite à ses expériences sur la mescaline et autres substances hallucinogènes. Les Trois études pour un autoportrait de Francis Bacon, source directe d’inspiration, déterminent un aspect formel important du triptyque, pour lequel « le même matériau est travaillé trois fois 6 ». La Lesson 1, où la guitare avec distorsion rencontre le diapason à bouche, l’harmonica et le kazoo, exploite abondamment la répétition dont l’auditeur, perdant pied, finit par ne plus savoir exactement si elle est littérale ou non. L’électronique, à la fois camouflée et fortement présente dans l’aura de l’ensemble instrumental, se dévoile à découvert dans un postlude qui apparaît comme la résonance trouble de tout ce qui vient de se produire, comme perçue à travers le filtre d’une conscience altérée. D’apparence beaucoup plus fragmentée, la Lesson 2 sollicite un effectif similaire, augmenté d’une basse électrique jouée avec E-bow (archet électronique) et bottleneck. Le motif en demi-tons descendants, les accords planants de la troisième partie ou encore le balancement harmonique sur deux accords distants d’une tierce font partie de ces éléments récurrents, mais envisagés chaque fois sous un angle différent. La basse répétée et accélérée, qui intervient dans une deuxième partie très colorée par une ambiance rock, préfigure la fin déchaînée de la Lesson 3. Là, sans autre électronique que celle des pédales d’effets, l’espace acoustique saturé par un effet Larsen vit au rythme d’un battement cardiaque dont la brusque interruption prend inévitablement une valeur narrative. L’harmonie, principalement conçue en termes de torsion dans ce triptyque, vise à simuler une perception faussée par l’effet d’un psychotrope.
Objectiver un monde
L’orchestre à cordes de The Nameless City (1997), divisé en trois groupes accordés de façon différente, est typique des moyens qu’emploie Romitelli pour déstabiliser l’écoute. Il est aussi le résultat d’une volonté de contrôler l’espace par l’écriture, qui joue ici le rôle qui pourrait être celui de l’électronique : « le matériau sonore du groupe II est réverbéré, “traité” et projeté dans un espace stéréophonique par les groupes I et III 8. » Les modes de jeu dans les deux volets de Domeniche alla periferia dell'impero (1996 et 2001) contribuent de même à faire vaciller les repères : les sons diphoniques, parfois cumulés au glissando d’embouchure pour la flûte basse, les intonations microtonales à la dérive, la diffraction constante des cordes par le jeu en harmoniques visent la fusion du matériau et l’estompage des contours, pour un résultat jamais exempt d’une tension sourde.
Comme y invite lui-même le compositeur dans la notice de l’œuvre, il est tentant de voir en Amok Koma (2001) le processus même de l’objectivation musicale de la violence, où « l’idée de “processus musical” est seulement un prétexte [lui] permettant de rendre perceptible ce qui [l']intéresse véritablement : l’avènement d’une violence cachée qui se révèle seulement par la dérive chaotique du matériau, par le rituel de sa destruction comme élément discursif porteur de forme ». Le couple formel « répétition/dégradation 9 », déjà maintes fois observé, qui affecte ici les neuf instruments et aussi l’électronique, très vite imprévisible car non linéaire, prive l’auditeur du confort de l’anticipation. À une boucle rythmique insistante, rendue particulièrement oppressantes par une rythmique de grosse caisse et de cymbales hi-hat, à des figures dissymétriques de type aksak répondent des stases angoissantes, comme celle de la coda finale qui renvoie, à travers un miroir déformant, au geste initial d’anapeste scandée par un piano carillonné.
C’est par une forte polarisation, fondée principalement sur une légère scordatura de la corde grave de la guitare électrique, que Romitelli maintient l’unité de la pièce orchestrale Audiodrome - Dead City Radio (2003) malgré sa forme en sections courtes rythmée par une alternance d’impulsions et de repos. La référence à l’Alpensinfonie de Strauss, qui peut être associée d’un point de vue narratif à l’idée d’engloutissement – laquelle prend une fois encore la forme musicale d’un processus de détérioration d’un matériau simple –, relève d’une pratique rare chez le compositeur, que son rapport prudent avec l’histoire de la musique, à la fois respectueux et distancié, maintient le plus souvent à l’écart du jeu citationnel.
Vers la lumière
Ses deux derniers mois d’activité créatrice auront été consacrés, dans la fébrilité extrême d’un compositeur se sachant rattrapé par la maladie, à la réalisation de son « vidéo-opéra ». Appelant une perception synesthésique « totale » et même une « perte des repères 10 », An Index of Metals (2003) pour soprano et onze instruments amplifiés est une œuvre tendue vers Georges Bataille et son projet de L’histoire de l’Œil. Les trois poèmes de Kenka Lèkovitch entremêlent, comme l’indique leur titre-valise « Hellucination », les visions aliénées d’un enfer qui bout explicitement dans une petite cuillère et entraîne la corrosion, la chute et enfin la dissolution. Symbolique de la drogue, mais aussi métaux en fusion aux formes fluides sans cesse changeantes constituent une imagerie poétique qui appelle une lente entropie musicale. La citation tronquée, sans cesse interrompue et reprise du début d’un Shine on your crazy diamond (Pink Floyd) qui n’arrive pas à dépasser son premier accord, n’est que le stade initial de la détérioration d’un tissu sonore qui, à mesure de la progression dans un entrelacs d’ « intermezzi » et d’ « hellucinations », se charge de résidus bruités et gagne en rugosité électrique. Bien que l’invocation d’un rituel de transe, et même de « possession 11 » relève d’une poétique déjà largement éprouvée par le compositeur, sa tendance à l’outrance, est l’une des manifestations du ton de manifeste que pointe Jean-Luc Plouvier 12 tout en soulignant son décalage avec la clarté de l’œuvre. Concernant le matériau vidéo, réalisé par Paolo Pachini et Leonardo Romoli sans recours aux techniques de synthèse, Romitelli insiste sur le fait qu’il a été soumis aux mêmes transformations informatiques que le son, comme s’il s’agissait d’unifier dans le même creuset deux flux de stimuli sensoriels de nature différente. En cherchant à susciter chez l’auditeur, au moins de façon métaphorique, un état de conscience biaisé, le compositeur tente de court-circuiter l’écoute intellectualisée et d’agir sur « les réactions physiologiques du corps 13 ». S’il ne s’interdit pas à l’occasion, pour ce faire, une approche formalisée de l’écriture, il assoit cependant son artisanat sur un matériau finalement assez restreint, mais éprouvé, affûté, et qui, par son homogénéité, lui procure une empreinte stylistique forte. Romitelli a le sens du geste, celui qui lance une œuvre, le charge d’une impulsion énergétique décisive.
- Entretien avec Véronique Brindeau, Accents, n° 15, septembre-décembre 2001, repris dans Alessandro Arbo (textes réunis par), Le corps électrique; voyage dans le son de Fausto Romitelli. L’Harmattan, 2005, p. 159.
- Fausto Romitelli, « Le compositeur comme virus », cf. Arbo, p. 132.
- « Attaquons le réel à sa racine », entretien avec Danielle Cohen-Levinas. Repris dans Arbo, 2005, p. 43.
- Entretien avec E. Denut, dans Musique actuelles, musique savante : Quelles interactions ?, L’Itinéraire/L’Harmattan, 2001. Repris dans Arbo, 2005, p. 163.
- Note d’intention de l’œuvre, publiée dans le programme du festival Musica, 2000. Repris dans Arbo, p. 135.
- Ibid, p. 137.
- Entretien avec Véronique Brindeau, Accents, n° 15, septembre-décembre 2001, repris dans Arbo, p. 161.
- Notice de la partition.
- Ibid.
- Note d’intention de l’œuvre.
- Ibid.
- Jean-Luc Plouvier, éditorial de la notice du CD/DVD, Cyprès CYP5622, p. 16.
- Entretien avec E. Denut, dans Musique actuelles, musique savante : Quelles interactions ?, L’Itinéraire/L’Harmattan, 2001, p. 76.
Sources
© Ircam-Centre Pompidou, 2012
- Musique soliste (sauf voix)
- Dia Nykta pour flûte (1982), Inédit
- Ganimede pour alto (1986), 7 minutes, Inédit
- Golfi d'ombra pour percussion (1993), Inédit
- Solare pour guitare (1983), Inédit
- Trash TV Trance pour guitare électrique (2002), 12 minutes, Ricordi
- Musique de chambre
- Domeniche alla periferia dell'impero pour quatre instrumentistes (1996-2000), 11 minutes, Ricordi
- Have your trip pour harpe, guitare et mandoline (1988-1989), Inédit
- La Lune et les eaux pour deux guitares (1991), Inédit
- La sabbia del tempo pour six instrumentistes (1991), 13 minutes, Ricordi
- Musique pour le film "Ein Lichtspiel, schwarz-weiss-grau" de Lászlo Moholy-Nagy pour flûte à bec contrebasse, guitare, percussion et piano (1997), 5 minutes, Inédit
- <élec ircam> Natura morta con fiamme pour quatuor à cordes et électronique (1991-1992), 11 minutes, Ricordi [note de programme]
- Nell'alto dei giorni immobili pour six musiciens (sept ad libitum) (1990), 11 minutes, Ricordi
- Musique instrumentale d'ensemble
- Acid Dreams and Spanish Queens pour ensemble (1994), 15 minutes, Ricordi
- Amok Koma pour neuf instruments et électronique (2001), 12 minutes, Ricordi [note de programme]
- Audiodrome - Dead City Radio pour orchestre (2002-2003), 15 minutes, Ricordi
- Blood on the Floor, Painting 1986 pour huit musiciens (2000), 9 minutes, Ricordi
- Chorus pour percussions (2001), 4 minutes, Inédit
- Cupio Dissolvi pour quatorze interprètes (1996), 17 minutes, Ricordi
- <élec> Flowing down too slow pour ensemble à cordes, percussion et échantilloneur (2001), 10 minutes, Ricordi
- Green, Yellow and Blue pour ensemble (2003), 7 minutes, Ricordi
- Kû pour quatorze interprètes (1989), 8 minutes, Ricordi
- Meditarraneao I - Les idoles du soleil pour ensemble (1992), 6 minutes, Ricordi
- <élec> Professor Bad Trip: Lesson I pour huit instrumentistes et électronique (1998), 14 minutes, Ricordi
- Professor Bad Trip: Lesson II pour dix instrumentistes (1998-1999), 12 minutes, Ricordi
- Professor Bad Trip: Lesson III pour dix instrumentistes (2000), 15 minutes, Ricordi
- The Nameless City pour orchestre à cordes et cloche ad libitum (1997), 13 minutes, Ricordi
- Musique concertante
- Your time is over pour violoncelle et ensemble (1993), 12 minutes, Inédit
- Musique vocale et instrument(s)
-
<élec>
An Index of Metals vidéo-opéra pour soprano, ensemble et trois projections vidéos (2003), 50 minutes, Ricordi [note de programme] - <élec ircam> EnTrance pour soprano, ensemble et électronique (1995), 18 minutes, Ricordi [note de programme]
- Furit aestus pour soprano et quintette instrumental (1985), 5 minutes, Inédit
- Lost pour voix et quinze instruments (1997), 18 minutes, Ricordi
- Mediterraneo II - L'azur des déserts pour mezzo-soprano et ensemble (1992-1993), 12 minutes, Ricordi
- The Poppy in the Cloud pour chœur d'enfants ou de femme et ensemble (1999), 12 minutes, Ricordi
-
<élec>
- 2003
-
<élec>
An Index of Metals vidéo-opéra pour soprano, ensemble et trois projections vidéos, 50 minutes, Ricordi [note de programme] - Audiodrome - Dead City Radio pour orchestre, 15 minutes, Ricordi
- Green, Yellow and Blue pour ensemble , 7 minutes, Ricordi
-
<élec>
- 2002
- Trash TV Trance pour guitare électrique, 12 minutes, Ricordi
- 2001
- Amok Koma pour neuf instruments et électronique, 12 minutes, Ricordi [note de programme]
- Chorus pour percussions, 4 minutes, Inédit
- <élec> Flowing down too slow pour ensemble à cordes, percussion et échantilloneur, 10 minutes, Ricordi
- 2000
- Blood on the Floor, Painting 1986 pour huit musiciens, 9 minutes, Ricordi
- Domeniche alla periferia dell'impero pour quatre instrumentistes, 11 minutes, Ricordi
- Professor Bad Trip: Lesson III pour dix instrumentistes, 15 minutes, Ricordi
- 1999
- Professor Bad Trip: Lesson II pour dix instrumentistes, 12 minutes, Ricordi
- The Poppy in the Cloud pour chœur d'enfants ou de femme et ensemble, 12 minutes, Ricordi
- 1998
- <élec> Professor Bad Trip: Lesson I pour huit instrumentistes et électronique, 14 minutes, Ricordi
- 1997
- Lost pour voix et quinze instruments, 18 minutes, Ricordi
- Musique pour le film "Ein Lichtspiel, schwarz-weiss-grau" de Lászlo Moholy-Nagy pour flûte à bec contrebasse, guitare, percussion et piano, 5 minutes, Inédit
- The Nameless City pour orchestre à cordes et cloche ad libitum, 13 minutes, Ricordi
- 1996
- Cupio Dissolvi pour quatorze interprètes, 17 minutes, Ricordi
- 1995
- <élec ircam> EnTrance pour soprano, ensemble et électronique, 18 minutes, Ricordi [note de programme]
- 1994
- Acid Dreams and Spanish Queens pour ensemble, 15 minutes, Ricordi
- 1993
- Golfi d'ombra pour percussion, Inédit
- Mediterraneo II - L'azur des déserts pour mezzo-soprano et ensemble, 12 minutes, Ricordi
- Your time is over pour violoncelle et ensemble, 12 minutes, Inédit
- 1992
- Meditarraneao I - Les idoles du soleil pour ensemble, 6 minutes, Ricordi
- <élec ircam> Natura morta con fiamme pour quatuor à cordes et électronique, 11 minutes, Ricordi [note de programme]
- 1991
- La Lune et les eaux pour deux guitares, Inédit
- La sabbia del tempo pour six instrumentistes, 13 minutes, Ricordi
- 1990
- Nell'alto dei giorni immobili pour six musiciens (sept ad libitum), 11 minutes, Ricordi
- 1989
- Have your trip pour harpe, guitare et mandoline, Inédit
- Kû pour quatorze interprètes, 8 minutes, Ricordi
- 1986
- Ganimede pour alto, 7 minutes, Inédit
- 1985
- Furit aestus pour soprano et quintette instrumental, 5 minutes, Inédit
- 1983
- Solare pour guitare, Inédit
- 1982
- Dia Nykta pour flûte, Inédit
Bibliographie
- Alessandro ARBO (textes réunis par.), Le corps électrique. Voyage dans le son de Fausto Romitelli, éd. L'Harmattan, 2005 [titre original : Il corpo elettrico: viaggio nel suono di Fausto Romitelli, ed. Teatro communale di Monfalcone, 2003 ; recueil des entretiens et des écrits de Fausto Romitelli, par Alessandro Arbo, Pierre Michel, Marco Mazzolini, Pierre-Albert Castanet, Éric Denut, Danielle Cohen-Levinas, Omer Corlaix, Véronique Brindeau].
- Éric DENUT, Fausto Romitelli, a Short Index, texte en ligne sur le site de l'ensemble Ictus avec extrait audio et extrait vidéo de An Index of Metals (lien vérifié en août 2012).
- Fausto ROMITELLI, preliminary notes, sur le site du label Cyprès, http://www.cypres-records.com (lien vérifié en août 2012).
Discographie, filmographie
- Fausto ROMITELLI, « Anamorphosis » : Amok Koma ; Domeniche alla periferia dell'impero ; La sabbia del tempo ; Nell'alto dei giorni immobili ; Blood On The Floor ; Painting, Talea Ensemble, direction : James Baker, 1 cd Tzadik, 2012.
- Fausto ROMITELLI, « The Nameless City » : Amok Koma ; Flowing down too slow ; Domeniche alla periferia dell'impero ; Nell'alto dei giorni immobili ; The Nameless City, ensemble Musiques Nouvelles, direction : Jean-Paul Dessy, 1 cd Cyprès, 2012.
- Fausto ROMITELLI, Cupio dissolvi, Ensemble Phoenix Basel, 1 cd MGB, 2008, avec des œuvres de Jim Grimm, Beat Furrer, Jorge Sanchez-Chiong et Alex Buess, n° MGB 110.
- Fausto ROMITELLI, Audiodrome [œuvres orchestrales] : Dead City Radio. Audiodrome ; EnTrance ; Flowing Down Too Slow ; The Nameless City, Orchestra Sinfonica Nazionale della RAI, Donatienne Michel-Dansac : soprano, direction : Peter Rundel, 1 cd Stradivarius, 2005, STR33723.
- Fausto ROMITELLI, Paolo PACHINI, An Index of Metals, ensemble Ictus, direction : Georges-Elie Octors, Donatienne Michel-Dansac : soprano, 1 cd et 1 dvd Cyprès, 2003. Livret complet disponible sur le site de l'ensemble Ictus (lien vérifié en août 2012).
- Fausto ROMITELLI, Professor Bad Trip, ensemble Ictus, 1 cd Cyprès, 2003.
- Fausto ROMITELLI, Chorus dans « Entente préalable », Les Percussions de Strasbourg, 1Cd collectif Universal Label Una Corda - MFA 12, 2002, avec des œuvres de Jean-Pierre Drouet, Philippe Hurel, Michaël Jarrell, Christian Lauba, Philippe Leroux, Michaël Levinas, François-Bernard Mâche, Martin Matalon, Marc Monnet, Gérard Pesson, Jean-Marc Singier.
Sites Internet
- Éditions Ricordi, http://www.ricordi.com (lien vérifié en août 2012).
- Site du CIRM (Centre National de Création Musicale) : http://www.cirm-manca.org [notes de programme de Dead City Radio: Audiodrome ; Amok Koma ; An Index of Metals], (lien vérifié en août 2012).

